La classe, l'œuvre!

La classe, l'œuvre !

Valoriser les projets éducatifs artistiques et culturels

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Oeuvres en live

  • 2018 -
  • MUSÉE DES URSULINES -
  • Lycée professionnel Alexandre Dumaine

Vous pensiez que les œuvres étaient muettes ? Eux aussi ! Et pourtant, les élèves d'une classe de seconde 2GEA1 du lycée Alexandre Dumaine partageront avec le public l'aboutissement de leur parcours d’éducation artistique et culturelle. A partir de dialogues imaginés entre les personnages des œuvres de l’exposition temporaire « Le musée retrouvé, la collection Guichard-Girard des réserves à Joconde », la médiation proposée vous surprendra et vous conduira dans un voyage à travers le temps.

Œuvre étudiée

La Chaste Suzanne et les vieillards

Manufacture royale d'Aubusson, attribuée à François Picon (1680-1746)
Manufacture royale d’Aubusson, attribuée à François Picon (1680-1746), La Chaste Suzanne et les vieillards, vers 1700-1710, tapisserie de basse lisse, laine, 305 x 287 cm, inv. AC 317 - Photo P. Plattier, Musées de Mâcon

Établissements

  • Lycée professionnel Alexandre Dumaine 95 ESPACE ALEXANDRE DUMAINE 71018 Mâcon 03 85 20 51 71

Compte rendu du projet et médiation

Avant la nuit européenne des musées

Fidèle partenaire du musée des Ursulines dans des projets d’éducation artistique et culturelle, le lycée professionnel Alexandre Dumaine (Mâcon) souhaite participer à l’opération « La classe l’œuvre » pour cette sixième édition. Mme Ulrich, professeur de lettres-histoire, et Mme Christiane Bossut, professeur de gestion, ont engagé une classe de treize élèves de seconde 2GEA1 dans ce parcours de six séances au musée.

Il a été décidé, en concertation avec le service des publics des musées de Mâcon, de faire travailler le groupe sur une seule collection : le fonds Guichard-Girard, ensemble d’une centaine d’œuvres rassemblées par Louis Girard au 19e siècle, en particulier autour de La Chaste Suzanne et les vieillards, tapisserie réalisée vers 1700-1710 à la manufacture royale d’Aubusson et attribuée à François Picon. Ces œuvres ont été sélectionnées en raison de leur proximité avec des objets du quotidien  et du questionnement que suscite leur style dans l’histoire du goût et qui trouve un parfait écho dans les préoccupations et les centres d’intérêt des adolescents. Chaque élève fournit un travail qui illustre la diversité des regards pouvant être portés sur une collection.

Les élèves choisissent individuellement ou en petit groupe une œuvre qu’ils sont amenés à s’approprier par un travail sur l’iconographie et la technique. Ils la transposent ensuite sous la forme de dialogues humoristiques entre les personnages ou entre plusieurs œuvres et imaginent des saynètes théâtralisées, toutes différentes, humoristiques, décalées ou poétiques.

Ainsi, ils comprennent qu’une œuvre peut être réinvestie pour des applications très concrètes, ou au contraire très poétiques, allusives, mais toujours personnelles. Cette démarche leur sera utile pour leur avenir professionnel.

Une première représentation aura lieu au théâtre de Mâcon lors d’une journée consacrée au projet fédérateur du lycée, le 17 mai, puis au musée au cours de la Nuit européenne des musées le 19 mai.

Après la nuit européenne des musées

Vous pensiez que les œuvres étaient muettes ? La classe de Seconde baccalauréat professionnel Gestion Administration du lycée Alexandre Dumaine de Mâcon aussi !

 

Afin de les rendre vivantes, nous les avons rencontrées au cours de plusieurs visites au musée, dès janvier 2018. Mesdames Santoni-Magnien et Decombe nous ont présenté l’exposition temporaire « Guichard-Girard », composée de tableaux et d’objets d’art des XVIème au XIXème siècles.

Par groupe ou individuellement, nous avons ensuite choisi une œuvre qui nous parlait esthétiquement. Grâce au cartel pris en photo nous avons pu approfondir au lycée, nos connaissances de l’œuvre par nos recherches et au musée avec les explications de nos guides. Dumbledore, Suzanne et les vieillards, Mitroglou, la Dispute, la Fécondité et la Parenté sont ainsi nées de notre imagination collective. Théâtralisées le soir de la nuit des musées du 19 mai, elles sont alors devenues réelles et vivantes.

 

La classe de 2GEA1 du lycée Alexandre Dumaine de Mâcon