La classe, l'œuvre!

La classe, l'œuvre !

Valoriser les projets éducatifs artistiques et culturels

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Les boîtes des jeunes curieux

  • 2023 -
  • MUSÉE GIRODET -
  • Lycée professionnel Jeannette Verdier

Après avoir abordé et défini les notions de patrimoine, de musée, de classification et de collections, dans toute leur variété, les élèves seront invités à imaginer un cabinet de curiosités du XXIe siècle en argumentant chacune de leurs décisions.

La restitution du projet prendra la forme d’un véritable cabinet de curiosités en trois dimensions qui aura été pensé, fabriqué, complété et agencé par les élèves pour être présenté au public le soir de la Nuit des musées.

Œuvre étudiée

Une galerie de tableaux visitée par des amateurs

Hieronymus Janssens
Dans cette galerie fictive flamande de la fin du XVIIe siècle, l'artiste a représenté un véritable musée imaginaire, où les chefs-d’œuvre de ses contemporains se côtoient. Mais ce splendide palais n'abrite pas que des tableaux : on y trouve aussi de précieux et de rares objets venus du bout du monde comme le coquillage, les perles ou les éventails. Au premier plan, les amateurs conversent et observent les œuvres. Au fond, ils dansent dans une atmosphère de fête galante !

Établissements

  • Lycée professionnel Jeannette Verdier 3 RUE CYRILLE ROBERT 703 45207 Montargis 02 38 98 00 74

Compte rendu du projet et médiation

Avant la nuit européenne des musées

      1.   Une réunion d’anticipation pour construire les bases du projet

La médiatrice du musée et l’enseignante responsable du projet se sont concertées dès la fin de l’année scolaire 2021/2022 pour organiser l’édition de « La classe, l’œuvre ! » 2022/2023 avec la classe de secondes MRC pressentie pour le projet, en prenant en compte le calendrier particulier de cette classe, tenue d’effectuer plusieurs stages dans l’année.

L’idée, proposée par le musée, consistait à réinvestir le projet qui n’avait pas pu aboutir à cause de la crise sanitaire en 2020 : créer un cabinet de curiosités constitué, scénographié et construit par les élèves de la classe. L’enseignante a immédiatement approuvé la proposition dans la mesure où elle comptait aborder des notions telles que les grandes découvertes, le voyage, les échanges, la découverte du monde et de l’individu, dans le cadre de leur cours de Français et de façon transversale avec les autres disciplines. Très enthousiaste, elle s’est entourée dès la rentrée de septembre d’une équipe pédagogique constituée de 2 à 3 professeurs supplémentaires, dont M. Adami, le professeur principal et professeur d’enseignement professionnel, qui ont suivi le projet du début à la fin en encadrant le groupe pendant les sorties au musée. Les notions développées au musée ont été retravaillées en classe notamment en co-intervention français avec M. Adami et Mme Bernard.

   2. Une première visite la veille des Journées Européennes du Patrimoine

La classe s’est rendue au complet (28 élèves) au musée dès le 16 septembre 2022, la veille des JEP, pour profiter de la présentation exceptionnelle d’un trésor monétaire antique, sorti pour l’occasion. 

La classe a été scindée en deux groupes qui se sont répartis entre un temps d’atelier d’1h et un temps de visite d’1 H, sous la conduite de deux médiatrices, avant d’échanger :

-          La visite consistait à découvrir le musée Girodet, son histoire et ses collections, en insistant particulièrement sur les notions de trésors culturels, de valeur et de patrimoine, qui sont au fondement des collections. Le groupe a notamment marqué un temps d’arrêt devant les deux œuvres ressource du projet, qui fonctionnent en pendant : Les Galeries d’amateurs, peintes par Hieronymus Janssens dans le dernier tiers du XVIIe siècle. Ce faisant, les notions de collectionnisme, de grandes découvertes, d’histoire des musées et de scénographie ont été abordées. Les élèves ont découvert le trésor monétaire en avant-première à la fin de la visite en concluant que ce n’était pas une œuvre d’art et que le musée Girodet abritait des collections autrement plus vastes que les seuls beaux-arts.

-          L’atelier consistait à découvrir la nature et l’objectif d’un cabinet de curiosités. Pour cela, les élèves ont d’abord joué à classer des objets par typologie, avec l’application numérique du musée. Puis ils ont découvert une petite histoire des cabinets de curiosités, racontée par la médiatrice avec un PowerPoint à l’appui. Après quoi, la médiatrice a présenté successivement une quinzaine d’objets issus des réserves du musée pour que les élèves les voient, devinent de quoi il s’agissait et tentent de classer ces objets, par typologie, en entrant davantage dans les détails par rapport au premier jeu. Ils ont ainsi appris la différence entre naturalia et artificialia, mais aussi entre beaux-arts, archéologie, numismatique, bibliologie, ethnologie, etc. au sein des artificialia et conchyliologie, entomologie, minéralogie, zoologie, etc. au sein des naturalia. Pour finir, ils ont été invités à réfléchir et à choisir, pour la prochaine fois, une naturalia et une artificialia chacun, dans le but de créer, d’ici la fin de l’année, un cabinet de curiosités représentatif de leur époque et de leurs centres d’intérêt.

A l’issue de cette première session, le ressenti des élèves, communiqué par les enseignants : « Une matinée très stimulante et enrichissante pour les élèves comme pour les enseignants. De retour au lycée, nous avons pu échanger, dans l'après-midi, concernant la matinée. Ils ont apprécié la découverte ou redécouverte du musée et notamment l'angle d'approche avec les notions de trésors et de valeurs. Ce qui est ressorti également des échanges, c'est le côté "privilégié" : pouvoir mener ce projet toute l'année avec le musée tout comme découvrir des pièces sortant des réserves. Ils ont également apprécié l'organisation et la rotation des deux groupes. Nous avons constaté qu'ils avaient bien retenu ce qu'étaient les naturalia et artificialia ainsi que la notion de cabinet de curiosités. »

3.     Une seconde séance axée sur Girodet et un temps de pratique artistique

Après leur première visite, les élèves et leurs enseignants sont revenus sur le projet en classe pour contrôler et approfondir certaines notions découvertes au cours de la première visite. Les élèves ont notamment réalisé, par petits groupes, une présentation synthétique du musée avec ce qu’ils avaient retenu de cette première expérience.

L’enseignante et la médiatrice ont par ailleurs travaillé à la préparation de la session suivante qui devait permettre aux élèves de se confronter à une technique artistique traditionnelle, d’abord pour apporter un temps plus récréatif au projet avec de la pratique, ensuite pour pourvoir le futur cabinet de curiosités d’un volet plus artistique. D’un commun accord, la session serait axée sur l’artiste phare du musée, Anne-Louis Girodet, en faisant précéder l’atelier d’un temps de visite.

Les élèves sont revenus au musée moins d’un mois après, le 22 novembre pour ces deux temps d’activités distincts :

-          D’abord en groupe entier, sous la conduite d’une médiatrice, ils ont découvert la vie et l’œuvre du peintre phare du musée, Anne-Louis Girodet, le temps d’une visite courte d’une demi-heure.

-          Ensuite en demi-groupe, ils se sont répartis entre deux ateliers définis en amont par l’enseignante et la médiatrice : de la peinture à l’œuf (l’atelier a été assuré par l’enseignante grâce à une formation expresse reçue la semaine précédente) et du modelage en terre cuite (assuré par la médiatrice). Chaque élève a dû reproduire, dans le médium choisi, un détail des œuvres de Girodet, à partir d’une sélection réalisée par la médiatrice et soumise aux élèves par leur enseignante quelques semaines plus tôt. Les deux ateliers ont duré environ 2 heures.

A l’issue de cette seconde session, les réactions des élèves, recueillies par l’enseignante : « ils étaient ravis de ce mardi après-midi passé au Musée Girodet. Les retours des élèves sont très positifs : ils ont apprécié les ateliers et la découverte des deux techniques (tout comme l'équipe de professeurs présents !). Par ailleurs, la visite "Flash" sur Girodet a également été formatrice, les élèves ont retenu un certain nombre d'informations et semblent mieux connaître Girodet. Ils ont pris conscience de la chance qu'ils avaient de pouvoir mener un projet à l'année avec le Musée Girodet et d'entretenir ainsi une relation de proximité. »

  4.       Une troisième séance au lycée autour d’un atelier d’écriture

La troisième séance a eu lieu plusieurs mois après, le 26 avril, après une première expérience de stage pour les élèves. A cette date, tous devaient avoir sélectionné et amené au lycée une naturalia et une artificialia afin de passer à l’étape suivante du projet : renseigner et documenter les dits-objets.

La séance consistant en un travail d’écriture, elle a entièrement été conçue par l’enseignante responsable du projet (et professeure de français) et s’est directement déroulée au lycée, dans la classe attitrée des élèves. Les médiatrices du musée s’y sont rendues pour assurer la continuité du projet, découvrir les objets choisis et assister les élèves dans leur travail rédactionnel, le cas échéant.

L’enseignante a préparé 3 ateliers d’écriture pour que les élèves puissent y travailler en petits groupes à tour de rôle et en fonction de leurs aptitudes :

·         Un atelier pour donner un nom poétique et imagé aux objets choisis

·         Un atelier pour rédiger un texte descriptif à la manière de Francis Ponge sur les objets choisis

·         Un atelier d’invention pour imaginer une histoire à partir d’un scénario de cabinet de curiosités imaginé par l’enseignante

A l’issue de la séance, les médiatrices avaient un bon aperçu des objets choisis et les élèves ont commencé à se les approprier par le biais des mots. A quelques exceptions près, tous les élèves avaient sélectionné leurs objets. Leurs choix, parfois très surprenants, reflétaient remarquablement bien les origines, les croyances, les centres d’intérêt et les aspirations de chacun. Beaucoup ont néanmoins rencontré des difficultés pour identifier et se procurer une naturalia.

Ce travail d’écriture s’est ensuite poursuivi lors de certaines séances de français pour terminer, améliorer et perfectionner les écrits des élèves;

5.  Deux séances pour la création du cabinet de curiosités

Deux séances ont été nécessaires pour scénographier et concevoir le cabinet de curiosités. Ces séances se sont déroulées les 10 et 14 mars, sur une durée de 2h30 à chaque fois.

Dans la mesure où il aurait été difficile et contraignant de faire travailler près de 30 élèves ensemble sur un meuble d’un seul tenant, il a été décidé que chacun travaillerait à l’agencement et la présentation de ses 3 objets dans une structure individuelle, en suivant certaines consignes communes à tous, afin de réunir tous les caissons individuels dans un second temps, comme autant de modules du mobilier final.

La séance a commencé par un temps de présentation global de l’atelier dans la salle des mariages du musée, où les élèves ont compris, à partir d’un modèle créé par les médiatrices, en quoi consisterait le mobilier de leur cabinet de curiosités. Certains élèves, auxquels il manquait un ou deux objets ont pu les choisir parmi une petite sélection réalisée par l’équipe de médiation quelques jours plus tôt. Les élèves ont ensuite dû décider, ensemble, quelles couleurs donner à leur mobilier et si ces couleurs auraient une signification particulière.

Par la suite, la classe a été scindée en deux groupes qui ont été répartis dans deux salles d’atelier contingentes pour commencer la création de leur caisson individuel grâce à du carton plume et du scotch. Le but de l’atelier était d’envisager la meilleure façon de présenter et de scénographier les objets dans ce caisson individuel, en ajoutant le nom des objets qu’ils ont tous préalablement calligraphiés à l’encre et à la plume sur de petites étiquettes. Plusieurs pièces de mobilier et autres objets étaient mis à leur disposition pour mettre leurs objets en valeur (coffres et coffrets, vases, miroirs, socles, loupes, têtes de mannequin, etc.).

Tous les élèves se sont affairés comme dans un véritable atelier technique pour avancer dans leur travail. Certains ont même travaillé pour les élèves absents ce jour-là.

La seconde séance a permis de poursuivre et d’achever le travail commencé la semaine précédente en terminant la structure, d’une part, et en parachevant la présentation de leurs objets dans la structure.

A l’issue des deux séances, de véritables liens s’étaient resserrés entre l’équipe du musée et les élèves d’une part, mais également entre les élèves d’autre part. Les enseignants rapportent que « un certain nombre d'élèves attendait avec impatience le 10 mars, ils étaient assez curieux et montraient un réel intérêt pour la suite du projet. La confection des boîtes a beaucoup plus aux élèves. Ils sont revenus au lycée, humides (nous avons pris une belle averse de grêle sur le retour) mais fiers de leurs créations et des mises en valeur de leurs objets. » 

 6.       La présentation du projet lors des portes ouvertes du lycée professionnel

Le samedi 25 mars, le lycée professionnel Jeannette Verdier célébrait des portes ouvertes pour présenter ses filières et formations aux visiteurs. La classe de seconde MRC en a profité pour présenter le projet en cours avec une petite exposition de photographies prises depuis le début de l’année et l’allure du cabinet à l’issue des ateliers de scénographie.

Une médiatrice a fait le déplacement pour saluer les élèves et les enseignants qui, en retour, ont confirmé l’intérêt qu’ils trouvaient dans ce projet qui leur a permis de nouer de véritables liens entre eux et de développer leur esprit de créativité et leur curiosité. Certains des élèves ont également confirmé leur désir d’être présents le soir de la restitution pour renseigner les visiteurs sur le projet réalisé.

 7.       Une ultime séance de préparation avant la Nuit des musées

L’enseignante et les médiatrices ont échangé assidument dès le mois de mars pour anticiper la façon dont la restitution pourrait avoir lieu le soir de la Nuit des musées.

En temps normal, est prévue d’un commun accord une restitution du projet sous la forme d’une visite commentée menée par les élèves, d’abord à musée fermé pour leurs proches et amis, ensuite à musée ouvert pour le grand public. Mais dans la mesure où 5 élèves sur 30 seulement pourraient se rendre disponibles le samedi 13 mai, cette option a été écartée. En revanche, les textes rédigés par les élèves ont été mis en page par les médiatrices dans un livret qui a été imprimé pour être distribué aux élèves du projet et qui a été imprimé en plus grand (A3 plastifié) pour être consulté sur place par les visiteurs le soir de la Nuit des musées, à proximité du cabinet de curiosités.

Les 5 élèves volontaires se sont présentés au musée avec leurs enseignants le mardi 9 mai dans la matinée afin de décider ensemble de la façon d’agencer les petits cabinets individuels pour en faire un seul grand cabinet de curiosités, dans le grand salon du musée, à l’étage. Pendant près de 2 heures, les élèves se sont questionnés sur la façon de couvrir les tables et la manière de mettre les boîtes en valeur les unes à côté des autres, comme s’il s’agissait d’un Tetris grandeur nature ! Une fois terminé, l’ensemble a été photographié pour pourvoir être refait à l’identique le samedi soir.

La médiatrice, les enseignants et les élèves se sont ensuite concertés sur l’organisation à adopter le samedi, au niveau des horaires, de la préparation et la façon de présenter le projet aux visiteurs.

C’est à ce moment-là que les élèves ont décidé, au dernier moment, de proposer des visites commentées à tour de rôle, en binôme ! Ils se sont donc réparti les rôles pour assurer les visites commentées en même temps qu’une médiation statique en continu dans le grand salon. Leur enthousiasme a été communicatif et la médiatrice s’est chargée de leur envoyer quelques notes sur les tableaux qu’ils envisageaient d’aborder samedi soir. Malheureusement, aucun temps de répétition ni de filage n’a pu être envisagé dans un délai aussi court.

  • Les élèves face aux deux tableaux principaux du projet, lors de leur première visite. Les élèves face aux deux tableaux principaux du projet, lors de leur première visite.
  • Les élèves s'initient à la classification des collections grâce à l'application numérique du musée. Les élèves s'initient à la classification des collections grâce à l'application numérique du musée.
  • Les élèves en atelier, en pleine construction de leur cabinet de curiosités. Les élèves en atelier, en pleine construction de leur cabinet de curiosités.
  • Les élèves volontaires scénographient l'ensemble des cabinets de curiosités individuels pour aboutir à un seul et même cabinet de curiosités. Les élèves volontaires scénographient l'ensemble des cabinets de curiosités individuels pour aboutir à un seul et même cabinet de curiosités.

Après la nuit européenne des musées

Deux des élèves se sont présentées au musée, comme convenu samedi, à 18h, sous un soleil radieux, afin de remettre le cabinet de curiosités en place dans le grand salon avec les médiatrices, en profitant de la fermeture au public avant la réouverture de 19h.

Le texte au format A3 a été placé sur un pupitre en bois à proximité du cabinet de curiosités qui, lui, était éclairé au moyen de 2 projecteurs de part et d’autre pour garantir une bonne visibilité en soirée.

Les élèves et les médiatrices sont ensuite redescendues pour accueillir à 18h45 le reste des élèves et l’enseignante qui, eux, sont arrivés sous une pluie torrentielle ! Malgré une journée prometteuse, la nuit des musées fut pluvieuse cette année. Les cinq élèves avaient revêtu, pour l’occasion, de belles chemises blanches brodées au nom du lycée. Grâce à ces chemises, Maelys, Marilia, Lise, Yanis et Morgan étaient facilement identifiables en tant qu’élèves du lycée Jeannette Verdier.

Après s’être séchés, les élèves ont refait le point une dernière fois sur la répartition des visites : un départ toutes les demi-heures était prévu entre 19h30 et 21h. Le stress et l’enthousiasme étaient palpables…

Le musée a ouvert ses portes à 19h et la première visite a commencé à 19h30 sous la conduite de Maelys et Marilia qui ont été très courageuses de prendre la parole devant près de 25 personnes ! Avec l’aide de leurs enseignants et de la médiatrice qui ont introduit la visite en rappelant la nature du projet, les élèves ont conduit les visiteurs à travers les salles jusqu’au grand salon.

A défaut d’avoir pu mémoriser, en si peu de temps depuis mardi, un discours précis sur les œuvres, et à défaut d’avoir pu répéter leur visite en amont, Marilia et Maelys ont livré une interprétation très spontanée et personnelle des tableaux qui a été aussi rafraichissante que surprenante ! Le point d’orgue de la visite fut, naturellement, la présentation du cabinet de curiosités dans le grand salon où les 5 élèves ont successivement présenté leur travail. Même si l’émotion a parfois eu raison de leur assurance, les élèves ont achevé cette première visite sous un tonnerre d’applaudissement de la part du public, ravi de leur prestation.

Morgan et Yannis ont pris la relève une demi-heure plus tard devant un groupe tout aussi important, en adoptant un circuit un peu différent, et avec le même succès à la fin.

Les filles ont assuré les deux visites suivantes : la troisième pour un groupe de 15 personnes et la dernière pour un groupe de 5 personnes dont une journaliste.

Quant à la médiation fixe en salle qui a été assurée par Lise (quand les autres n’étaient là), elle a également suscité l’intérêt du grand public, curieux d’en apprendre plus sur le contenu de certaines boîtes en particulier.

A l’issue de la soirée, les élèves volontaires étaient fatigués, mais ravis de l’expérience : ils en sont sortis grandis, fiers d’avoir pris la parole devant des inconnus et d’avoir osé le faire sans grande préparation dans un cadre aussi solennel (en apparence du moins !) qu’un musée. Ils ont pleinement pu investir ce qu’ils avaient appris toute l’année dans le cadre de leur formation de Métiers de la relation client : parler en public, échanger, convaincre et mettre des objets en valeur.

Au lycée, les élèves de la classe et l’équipe pédagogique soulignent d’indéniables progrès concernant la cohésion de classe et l’esprit d’équipe. Les élèves ont pu, au fil du projet, développer leur créativité, leur curiosité et des compétences psycho-sociales qui contribueront sans nul doute à leur formation professionnelle et à leur construction citoyenne.

Retrouvez l'ensemble des textes rédigés par les élèves dans le livret en PDF ci-dessous.

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  • La présentation du cabinet de curiosités par les élèves face aux visiteurs. La présentation du cabinet de curiosités par les élèves face aux visiteurs.
  • Un élève en pleine présentation Un élève en pleine présentation
  • Deux élèves face aux visiteurs. Deux élèves face aux visiteurs.