La classe, l'œuvre!

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Le portrait au Petit Palais

  • 2018 -
  • PETIT PALAIS, MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE LA VILLE DE PARIS -
  • Ecole élémentaire Fondary

Depuis l'Antiquité, le portrait est omni présent dans l'art occidental. Au cours de la soirée, guidés par les enfants conférenciers de l'école élémentaire Fondary (Paris XVe), découvrons la multiplicité des formes et des fonctions du portrait, à travers un choix d'œuvres des collections du musée.

Bien avant le selfie, qu'il soit peint ou sculpté, intime, social ou d'apparat, le portrait nous parle autant d'art que d'humanité. C'est ce que vous feront découvrir les conférenciers en herbe de cette soirée.

Œuvre étudiée

Georges Clarin, Portrait de Sarah Bernhardt, 1876
© Petit Palais / Roger-Viollet

Portrait de Sarah Bernhardt

Georges Clairin
Qu'elle soit dans l’intimité de son intérieur ou au théâtre, Sarah Bernhardt fait de sa vie un spectacle au service de son talent. Pour cela elle sait inspirer l’admirative complicité des peintres, sculpteurs, photographes, affichistes qui représentent les multiples facettes de son rôle de Diva. Le peintre Clairin, qui fut son amant puis un ami fidèle, reste durant cinquante ans le portraitiste attitré de son illustre égérie. Au Salon de 1876, toute la presse remarque le Portrait de Melle Sarah Bernhardt, sociétaire de la Comédie Française. La beauté singulière de cette gloire montante du théâtre français ne laisse pas indifférente la critique parisienne raillant ou admirant la mince silhouette sinueuse peinte par Clairin. La comédienne, qui a 32 ans, connaît alors ses premiers triomphes dans les pièces de Racine et d’Hugo. Signe de son ascension sociale, elle vient d’emménager dans son nouvel hôtel particulier près du parc Monceau dont ce tableau restitue le faste bohème. Ce grand portrait en robe de satin blanc, d’une nonchalance très étudiée, fut l’un des préférés de Sarah Bernhardt qui le conserva toute sa vie. Il annonce dès 1876 l’esthétique de l’Art nouveau avec ses lignes sinueuses, ses tons irisés et le magnétisme d’une présence féminine à la fois séductrice et inquiétante. Au décès de sa mère, Maurice Bernhardt en fit don au Petit Palais où il continue de servir le mythe de cette grande actrice.

Établissements

  • Ecole élémentaire Fondary 12 rue Fondary 75015 Paris 01 45 75 07 51