La classe, l'œuvre!

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Valoriser les projets éducatifs artistiques et culturels

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En gestes et en musique

  • 2019 -
  • MUSÉE D'ART, HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE -
  • Ecole élémentaire Joliot-Curie
S’inspirant des traces laissées par l’artiste Gérard Schneider sur sa toile, les élèves présenteront, lors de la nuit des musées, une proposition sonore où chaque trace se transforme en un son. La gamme de sons produite s’animera au fil des gestes de l’artiste explorés sur la toile créant ainsi une partition musicale originale.

Œuvre étudiée

Opus 95-E

Gérard Schneider
« Il faut voir la peinture abstraite comme on écoute la musique, sentir l’intériorité émotionnelle de l’oeuvre sans lui chercher une identification avec une représentation figurative quelconque. Ce qui est important, ce n’est donc pas de voir l’abstrait, c’est de le sentir. » Gérard Schneider Gérard Schneider est l’un des grands maîtres de l’abstraction lyrique, qui triomphe à Paris après la Seconde Guerre mondiale. Dans sa pratique picturale, toute la place est laissée à la spontanéité du geste et à l’expressivité de la couleur.

Ressources associées

Établissements

  • Ecole élémentaire Joliot-Curie RUE DE MELLEVILLE 27000 Evreux 02 32 23 04 54

Compte rendu du projet et médiation

Avant la nuit européenne des musées

Plusieurs séances ont été organisées au fil de l’année afin de permettre aux élèves de découvrir le musée, la richesse de ses collections mais aussi de comprendre ses missions.

La classe est également venue découvrir le travail de l’artiste Anna Mark présenté lors de l’exposition temporaire « Les degrés du silence. Peintures d’Anna Mark » du 19 mai au 21 octobre 2018. Reliefs, gouaches, dessins, gravures et livres, près de 180 œuvres d’Anna Mark étaient ainsi rassemblées. Par exemple, dans ses Reliefs de poudre de marbre, Anna Mark a choisi un langage sculptural. Elle n’a cessé d’être peintre mais elle a posé les pinceaux. Avec un couteau, une petite truelle, l’artiste dessine avec la matière et avec l’ombre de la matière non pour faire surgir des corps, ni même, semble-t-il, pour évoquer des paysages, mais pour bâtir des lieux ouverts à la lumière et à la pensée du temps. Son art repose sur une grande économie de moyens : une monochromie en noir ou en blanc, des variations d’épaisseur, de grain. La presque nudité du blanc crée déjà l’espace.

L’observation de ce travail contemporain puis sa « confrontation » avec les œuvres majeures de la collection abstraite du musée fut très enrichissant. A travers l’observation des toiles d’ Hans Hartung, Joan Mitchell, Simon Hantaï et surtout de Gérard Schneider, ils ont exploré les nouvelles possibilités de la peinture mis au jour au XXe siècle. Comment les artistes ont-ils interrogé le réel, comment ont-ils questionné l’acte de peindre lui-même en  mettant à l’épreuve l’outil, le support mais aussi leurs propres corps et émotions ?  Par leur proposition originale, les élèves offrent ainsi aux visiteurs un nouveau regard sur l’abstraction de la seconde moitié du XXe siècle.

Après la nuit européenne des musées

Les élèves ont réalisé lors de la Nuit des musées une performance gestuelle et sonore devant un public venu en nombre. Devenue cheffe-d 'orchestre, l'enseignante a guidé, par ses gestes, les élèves dans leur interprétation des différents motifs sonores.

Le PDF ci-joint revient sur les différentes expériences artistiques et sensorielles qui ont permis aux élèves de définir leurs cinq motifs de "sound-painting".