La classe, l'œuvre!

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Valoriser les projets éducatifs artistiques et culturels

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Croyances des populations normandes anciennes

  • 2017 -
  • MUSÉE DE NORMANDIE -
  • Collège privé Saint Pierre Lebisey

Les élèves découvrent l'évolution des croyances des populations normandes à travers les âges, via les sources archéologiques du musée de Normandie. Les élèves s'approprient les œuvres et collections de la Préhistoire au Moyen Age, par des visites mystères au musée puis conçoivent par groupes leur propre présentation orale. Ils pourront ensuite proposer leur "petit musée" lors de la nuit des musées.

Œuvre étudiée

Statue de déesse-mère

Anonyme
Statue de déesse-mère de Saint-Aubin-sur-Mer En pierre calcaire Fin du Ier s. après J.-C. H. 140 cm x L. 75 cm Dans la mythologie gauloise, la grande déesse-mère est le personnage principal qui épouse successivement le dieu du ciel, Taranis et le dieu de la terre, Esus. Esus, dieu de la végétation, devient en hiver Cernunnos, dieu des enfers, des morts et de la richesse. Les Déesses-Mères, très populaires à l’époque gallo-romaine, sont figurées en matrones avec un lourd chignon. Elles tiennent dans leurs bras un ou deux bébés, les allaitant ou non, assises dans des fauteuils en osier tressé. Elles symbolisent alors la fécondité et se rencontrent sur les autels familiaux, dans les sanctuaires des sources ou dans les sépultures. Cette statue a été découverte le 5 avril 1943 par des Allemands lors de travaux de terrassement effectués à Saint-Aubin-sur-Mer. Elle se trouvait en morceaux dans un puits à 2,40 mètres de profondeur. Le puits se situait à l’entrée d’un fanum, sanctuaire à plan carré, qui fut ensuite certainement englobé dans une villa romaine, puis détruit. La statue de culte a certainement été jetée dans le puits au moment de la christianisation. Elle demeure à l’heure actuelle l'une des plus grandes statues de déesse-mère découverte au nord de la Loire. Cette déesse-mère porte un torque de dimension importante composé de plusieurs chaînettes reliées entre elles par un fermoir central. Le torque, collier rigide, est un attribut des divinités gauloises. Elle porte aussi un diadème qui enserre une sorte de coiffe posée sur le sommet de la tête, décoré d’une rosace et sur les côtés d’oves et de fleurs. Les cheveux s’échappent de cette coiffe en longs bandeaux bien peignés. Les yeux sont exorbités et les pupilles sont indiquées par un trou au foret. La déesse est assise sur un siège dont le dossier est légèrement incurvé. Elle est vêtue d’une tunique (stola) retenue par une ceinture qui tombe verticalement. Le bras droit brisé en dessous du coude, devait tenir une coupe (une patère). Le bras gauche, brisé à la hauteur du coude, devait soutenir une corne d’abondance. La déesse est enfin chaussée de sandales très effilées, retenues en leur milieu par une lanière de cuir. A gauche et à droite sont visibles deux enfants dont les têtes sont malheureusement manquantes. Celui à droite de la statue, pieds nus, serait une fillette reconnaissable à sa chevelure qui retombe en cinq nattes. Elle est vêtue d’un peplos serré à la ceinture et elle semble tendre une petite patère à la déesse. L’enfant à gauche de la statue serait un garçon qui porte une tunique sans ceinture ; il s’accroche avec la main droite à la tunique de la déesse-mère. Cette statue est un bon exemple de la romanisation d'un culte indigène. En effet, Rome, qui n'a pas cherché à imposer ses Dieux après la colonisation, va toutefois influencer les cultes celtes. Ce syncrétisme celto-romain est particulièrement vivace en Normandie, région périphérique de l'Empire romain, située sur la dernière frontière du domaine celtique.

Établissements

  • Collège privé Saint Pierre Lebisey 6 8 RUE DE LEBISEY 14000 Caen 02 31 46 86 00

Compte rendu du projet et médiation

Avant la nuit européenne des musées

  • Visites commentées des collections archéologiques du musée
  • Recherche documentaire sur les collections et étude d'un objet en particulier par petits groupes
  • Participation à un ou deux ateliers d'arts appliqués (fresque / rhombes)
  • Création théâtrale d'un personnage emblématique permettant de contextualiser l'objet en question
  • Proposer une mise en scène sonore (chant et gestuelle)