La classe, l'œuvre!

La classe, l'œuvre !

Valoriser les projets éducatifs artistiques et culturels

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cabinet de curiosités

  • 2017 -
  • MUSÉE DÉPARTEMENTAL ALBERT ET FÉLICIE DEMARD -
  • Ecole primaire,
  • Ecole élémentaire Moise Lévy,
  • Ecole primaire

En partenariat avec un artiste local nommé Benoit Huot, les musées départementaux, la DRAC et le réseau Canopé et 3 écoles se sont associés autour d’un parcours d’éducation artistique et culturel dont la thématique est la suivante : le cabinet de curiosités. Les  multiples rencontres, assurant un suivi du projet, se font aussi bien au musée que dans la classe.

Œuvre étudiée

cabinet de curiosités

Benoît Huot et artistes de la renaissance à nos jours
Oeuvres de Benoît Huot exposes lors de l'exposition Champlitte/Jicaltepec/ San Rafael: l'écart absolu. Installation animales customisées.

Ressources associées

Établissements

  • Ecole primaire GRANDE RUE 70130 Fresne-Saint-Mamès 03 84 78 01 93
  • Ecole élémentaire Moise Lévy 6 RUE DES ECOLES 70100 Gray 03 84 65 14 79
  • Ecole primaire 35 RUE DU 10 SEPTEMBRE 70700 Gy 03 84 32 83 07

Compte rendu du projet et médiation

Avant la nuit européenne des musées

Il s'agit de créer autour du thème des cabinets de curiosités un projet pédagogique entre les écoles, le musée et un artiste local. 10 rencontres sont organisées afin:

-de fournir un apport de connaissances (histoire de l'art et des sciences)

-de permettre une pratique artistique d'un lieu culturel de proximité 

-d'encourager la création et l'imagination autour de la réalisation, de la mise en scène et de la médiation d'un cabinet de curiosités d'abord exposé en classe puis au musée.

Le déroulé exact des séances est disponible en annexe (présentation projet)

Après la nuit européenne des musées

La manifestation de la nuit des musées centrée autour de la mise en valeur du projet La classe, l'oeuvre a rassemblé 200 participants dont principalement les familles des élèves des quatre classes mobilisées. La soirée débutant à 18h a été  très simplement présentée par les protagonistes de manière à favoriser l'appropriation du musée à considérer non comme un "temple" mais comme un "forum". Ce temps important, lorsque l'on pénètre dans un château classé monument historique, a permis une meilleure insertion d'un public non familiarisé avec le milieu culturel. Les enseignants soulèvent le point positif selon lequel les enfants sont des prescripteurs de culture pour leur famille dans le projet. De la même manière, le temps de clôture du projet par un pot convivial où les parents avaient apporté de nombreuses gourmandises et la musée avait fourni la buvette a été primordial, il a permis de prolonger l'expérience de partage de manière familière. Les enfants, pleins d'entrain durant toute la durée du projet, ont été pleinement investis d'où le résultat positif. Le projet a permis de valoriser également les différents protagonistes: l'artiste, les enseignants, les élèves et le musée ; structure d'accueil. Le thème du cabinet de curiosité a donc  permis "d'attirer l'œil" au sens propre du terme: d'envahir, de parcourir, d'investir. Les enseignants soulignent l'intervention bienveillante et bénéfique de l'artiste dans le cadre du PEAC et de l'enseignement des arts plastiques et visuels. Benoît Huot a su apporter son univers, gagner la confiance des élèves, établir un véritable lien en partageant son vécu. On peut donc vraiment parler de « vivre ensemble » autour de ce projet.

Les points négatifs sont liés au manque de temps (20h en tout dont 2 x 2h30 d'intervention de l'artiste pour amorcer la rencontre, gagner la confiance, présenter son travail et le projet, confectionner les objets curieux). L'idéal aurait été une fréquence mensuelle par demi-groupes. Le relais/suivi du projet, initialement proposé par le réseau Canopé n'a pas été efficient ce qui a posé un problème d'unification de la démarche entre les différentes écoles. Heureusement, une bonne communication et solidarité entre les enseignants a permis de combler cette lacune. Il aurait été bon de faire une réunion préliminaire tous ensemble et des réunions de mi-bilans en présentiel contrairement aux mails qui ont pu s'échanger de manière informelle. Le volet de valorisation numérique a été présenté trop tardivement, les tablettes auraient effectivement pu valoriser le projet postérieurement mais cela était impossible à réaliser en temps voulu.

 

Plus précisément, les ressentis des écoles sont les suivants:

Pour l'école de Gray, en contexte de banlieue, peu de familles d'élèves se sont sentis concernées ou ont pu se déplacer (seuls 4 élèves étaient présents). En effet, le quartier, un peu fermé sur certains communautarismes et est peu familiarisé avec la "Culture" au sens de pratique culturelle. La proposition d'une manifestation hors du temps scolaire a pu être un blocage pour certains. En revanche, le travail et le contact avec l'artiste a été "merveilleux", l'exposition a bien permis de valoriser la créativité, l'imagination et l'originalité des histoires conçues par les enfants. Cela leur a permis de parler : de soi autrement au sein d'un groupe mais aussi de s'exprimer collectivement.  En effet, la mixité de la classe a permis d'enrichir la proposition culturelle.

 

Pour l'école de Gy, les enfants ont été très enthousiastes et les parents fiers d'eux. Les familles en ont profité pour visiter l'ensemble du musée ou redécouvrir certaines salles d'exposition (évocation de la visite étant enfant): les enseignantes ont observé une véritable curiosité face aux collections. Cette manifestation leur a donné envie de venir revisiter le musée ensuite. Grâce aux enfants, le musée a dons été désacralisé, rendu visible comme accessible, attractif, populaire.

 

L'école de Fresne-Saint-Mamès a apprécié l'accueil simple et chaleureux des familles et des enseignants au musée, le fait que la barrière habituelle d'accès au musée soit abolie et que les enfants aient réellement eu la possibilité de se familiariser aux collections. Un retour du projet a été effectué par le biais d'une vidéo lors de la kermesse de l'école.