La classe, l'œuvre!

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Valoriser les projets éducatifs artistiques et culturels

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A travers la vitrine du musée

  • 2019 -
  • MUSÉES DE L'EMPÉRI DE SALON ET DE LA CRAU -
Depuis le début de l'année scolaire, les élèves de 5ème4 du collège Jean Moulin travaillent en collaboration avec les équipes du musée de l'Empéri pour proposer un parcours de médiation audio-numérique à destination du public adolescent. Après plusieurs visites, ils n'ont pas choisi de travailler sur 1 mais 10 œuvres, qu'ils vont valoriser dans un parcours de visite qui donnera une nouvelle vie aux objets de la collection. Le parti pris : se mettre dans la peau de l'objet choisi pour lui (re)donner vie à travers la narration, en exploitant les informations qu'ils ont eues et lues sur les collections. Avec l'application IziTravel, le parcours sera disponible en français et en anglais, et sera présenté par les élèves à l'occasion de la Nuit de Musées.

Œuvre étudiée

Capitaine du 5ème régiment de hussards, 1811-1815
© Paris, musée de l'Armée, dist. RMN-Grand Palais / Thierry Ollivier

Capitaine du 5ème régiment du hussards

B
1811-1815 Drap de laine, acier, laiton, passementerie pour le dolman et le gilet, feutre, cuir, métal et plumes pour le shako. Collection Detaille ; collection Rouffet. Anciennes collections Raoul et Jean Brunon ; dépôt du musée de l'Armée, 1967. Ce mannequin, exceptionnel, représente un capitaine du 5e régiment de hussards en tenue de campagne vers 1811-1815. Il est coiffé d'un shako sans plaque, dont la visière cerclée assure la rigidité de l'ensemble. Il porte le dolman à fond bleu céleste et parements blancs du 5e régiment de hussards, orné de ganses, tresses et galonnages d'or qui caractérisent les officiers - les passementeries de la troupe étant en laine jonquille. On devine en dessous le gilet écarlate, serré à la taille par une ceinture-écharpe. Cette dernière, héritière de l'uniforme traditionnel des hussards, maintient les reins et le dos lors des longues chevauchées. Le dolman est ouvert, ne devant pas être fermé sur le gilet. Les tresses carrées du dolman, si elles ornent avantageusement l'habit, servent aussi à atténuer des coups du sabre. De même les boutons, au nombre de 96, outre leur aspect esthétique, peuvent dévier un coup de pointe. Le bas du dolman est doublé d'un cuir fin afin de freiner l'usure de cette pièce d'uniforme très ajustée. Pour être à l'aise à cheval, ce capitaine porte un pantalon, dit charivari, en drap de laine doublé de cuir à l'entrejambe, sans couture, pour éviter les frottements avec la selle. Le pantalon à grand pont ferme à l'aide de 18 gros boutons à l'extérieur, le long des jambes, et comporte deux fausses poches. Il est chaussé de bottes à la hussarde, complétées d'éperons en col de cygne. Comme tous les cavaliers, il est armé d'un sabre. Sa lame courbe est adaptée aux principaux emplois tactiques de la cavalerie légère : escarmouches et poursuites. Il s'agit non pas d'un modèle réglementaire mais d'un modèle de fourbisseur que seuls les officiers peuvent acquérir et porter. A côté du sabre, le ceinturon de maroquin rouge, orné de broderies d'or et d'une boucle ciselée et dorée, porte la sabretache typique de la fin de l'Empire, en cuir avec l'aigle en laiton rapporté. La giberne, assortie au ceinturon, porte le monogramme BM. Ce mannequin est l'un des plus célèbres du musée. Le dolman, réalisé en drap de laine d'une qualité inégalée dans la collection pour cette période, provient du même officier que le surtout de petite tenue et le bonnet de police, porté au repos, présentés dans la même vitrine. Les autres éléments du mannequin ont des origines diverses, tels que le pantalon charivari qui provient de l'atelier du peintre militaire Jean Louis Ernest Meissonier ou le dolman venant de chez Jules Rouffet.