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Observer et analyser un paysage
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Marécages du Grand Cul-de-Sac Marin © Fabien Salles / Parc national de la Guadeloupe
Objectifs de la séquence
Il s’agit d’appréhender les différentes composantes d'un paysage (naturelles et anthropiques) et d’en comprendre l'importance, la richesse mais aussi les enjeux en termes d'évolution voulue ou subie.
Disciplines impliquées
En SVT, on traite de la notion d’identification « des composantes biologiques et géologiques d’un paysage ».
En géographie, le thème « habiter un espace de faible densité » est abordé.
On traite aussi la question de la représentation par les images en arts plastiques.
Indicateurs de réussite
- L’élève a su exprimer une émotion avec un vocabulaire précis (D1, D3).
- L’élève a su distinguer ce qui relevait de l’action humaine et ce qui relevait de la nature (D4).
Outils numériques mobilisés
- Matériels : tablettes, jumelles.
- Logiciels : SIG, retouche photographique, outil de narration spatialisée.
Présentation de l’activité
La classe peut être organisée de deux manières : soit afin de favoriser une démarche individuelle, soit afin de mettre en place une démarche de groupe de deux à quatre élèves.
La séquence est prévue pour se dérouler sur une période de huit heures comprenant les visites de terrain.
Les élèves tentent d’expliquer les émotions que procure un paysage en l'analysant (en le décrivant et en mettant en lien ses composantes). En effet, certains paysages nous procurent des sensations variées quand on les contemple. Les séances proposées permettent de tenter de comprendre ce que nous évoque le paysage, ce qui explique ces sensations. Les élèves sont amenés à recueillir leurs sensations ou celles des autres puis à faire le lien avec les éléments du paysage.
Déroulé possible
En préambule on pourrait proposer de visionner quelques photos prises par les professeurs d’un paysage à proximité de l’établissement et laisser s’installer un échange sur les émotions que procurent ces images. Ce serait l’occasion de parler des émotions en général, de ce qui les génère, de leur aspect personnel.
Cette séquence s’appuie sur une sortie sur le terrain d’une demi-journée avec les professeurs de SVT, d'histoire-géographie et d'arts plastiques.
Premier temps : appropriation du paysage par le ressenti individuel
Il s'agit de prendre conscience (de recevoir) des émotions procurées dans leur diversité et de les mettre en mots, le même paysage ne procurant pas les mêmes émotions à tous. À partir de cette verbalisation, l’enseignant pourra amener les élèves à prendre conscience de la multiplicité des facteurs qui sont à l’origine les émotions : la culture, la psychologie, etc. Au cours de ce travail, on insistera sur la prise en compte des différents sens : la vue, l’ouïe, le toucher, l'odorat, ce qui rend beaucoup plus riche l’observation sur le terrain que le visionnage de photos, même si le paysage local est moins grandiose que celui d’un parc naturel.
Les élèves sont invités à dire et à écrire ce qu'ils ressentent puis à dessiner ce qui marque le plus dans le paysage. Ces éléments produits par les élèves seront intégrés à la production.
Second temps : analyse des éléments qui composent le paysage
Les élèves identifient ce qui relève de l'action humaine et ce qui relève de la nature. Le discours du professeur d’histoire-géographie apporte des éléments d’explication en montrant comment l'être humain s’est approprié le milieu. Le professeur de SVT identifie les aspects floristiques et géologiques du paysage.
Troisième temps : constitution d’une vision commune du paysage
Un dossier documentaire est donné aux élèves avec :
- si possible, un témoignage écrit sur le paysage : l’enseignant aura sélectionné en amont un article, un poème, un extrait littéraire décrivant le ressenti d’une personne face au paysage étudié ;
- l'extrait de la carte IGN en couleur ;
- une photographie panoramique du paysage sélectionnée ou réalisée par l’enseignant, cette photo aura été préalablement légendée par l’enseignant pour pointer les différents éléments qui composent le paysage ;
- des documents (textes ou documents iconographiques) portant sur la biodiversité de l’espace considéré.
L’élève doit alors localiser sur la carte IGN les éléments du paysage pointés sur le panorama. Le panorama permet un repérage commun des éléments dans l’espace, il sert de base à l’ensemble du groupe. À l'aide d'une tablette ou d’un appareil photo, les élèves réalisent des photos du paysage, ces photos montreront leur angle de vue.
Ainsi, chaque élève, ou groupe d’élèves, dispose à l’issue de ce travail d’une photo sur laquelle il a identifié des éléments. Pour chaque élément du paysage, l’élève a exprimé un ressenti, ou recueilli celui d’un ou une camarade. Il dispose aussi pour chaque élément du paysage d’explications naturalistes ou historiques qui lui ont été fournies par le corpus documentaire ou par ses enseignants. Tout cela peut constituer la matière de la production finale du projet.
Auteurs
Patricia Grondin, professeure d’histoire-géographie
Olivier Hoarau, professeur de SVT




