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Repérer et s’adapter aux risques majeurs (2nde pro, PSE)
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Sirène d'alerte aux populations
© ChameleonsEye - Shutterstock
Niveau : 2nde professionnelle.
Discipline : Prévention Santé Environnement (PSE).
Durée : 3 séances d’une heure + évaluation de la séquence à partir de l’article de presse du Conservatoire du littoral.
Pré-requis (cycle 4)
En SVT
Les phénomènes naturels : risques et enjeux pour l’être humain.
Notions d’aléas, de vulnérabilité et de risques avec les phénomènes naturels.
En technologie
Les élèves prennent conscience des risques, qu’ils soient naturels ou liés aux activités humaines, et en analysent les causes et les conséquences naturelles et humaines.
Prévention et Secours Civiques de Niveau 1 (PSC1)
Notion de risque, d’alerte aux populations : conduite à tenir.
Objectifs
- Identifier un risque majeur.
- Repérer les risques majeurs au niveau local.
- Repérer la conduite à tenir en cas d‘alerte à la population.
L’objectif général de la séquence est d’être capable de sensibiliser les élèves en vue de former des futurs citoyens capables de comportements adaptés aux risques et d’en limiter les conséquences.
Déroulé possible
Séance 1. Repérer le signal d’alerte à la population et justifier son intérêt
Durant cette séance, les élèves développent les compétences suivantes :
- Appliquer une démarche d’analyse dans une situation donnée.
- Communiquer à l’oral.
- Argumenter un choix.
Les élèves écoutent le système national d’alerte aux populations (début et fin d’alerte) et se questionnent selon la méthode QQOQCP. Le professeur demande :
- Avez-vous déjà entendu cette sirène ?
- À quoi sert-elle ?
- Quand sonne-t-elle ?
À travers ce questionnement, les élèves prennent conscience qu’il s’agit d’une sirène permettant de prévenir la population d’événements graves pour se mettre en sécurité. Elle sonne de manière exceptionnelle. En vue de sensibiliser la population, des essais ont lieu les premiers mercredis du mois dans certaines communes.
Le professeur demande ensuite : « Elle sonne en cas d’événements graves, selon-vous, lesquels ? »
À partir d’un brainstorming, les élèves citent des exemples d’événements graves (tempête, incendie, inondation, accident industriel majeur, etc.). L’ensemble des réponses est noté au tableau.
Cette approche permet un rappel des notions acquises au collège en SVT et de différencier la notion de risques majeurs d’origine naturelle et technologique.
On peut s’appuyer sur les événements météorologiques récents (tempête Ciara du 9 février 2020 qui a touché le nord de la France) mais aussi technologiques (incendie de l’usine Lubrizol à Rouen le 26 septembre 2019).
Cette approche analytique permet de faire ressortir les mots clés de la séance : aléa, enjeux, gravité, fréquence. On peut alors commencer à exploiter la courbe de Farmer.
Enfin le professeur demande : « Pourquoi faut-il alerter la population ? » L’objectif de cette question est de faire émerger l’idée d’une réaction immédiate de la population afin d’assurer sa mise en sécurité et son information sur la conduite à tenir (notion abordée en séance 3).
Séance 2. Repérer les risques majeurs au niveau local
Durant cette séance, les élèves développent les compétences suivantes :
- Traiter une information.
- Communiquer à l’écrit.
Chacun d’entre nous est confronté à cette notion de risque. L’objectif de cette séance sera de découvrir les risques prépondérants auxquels sont exposés les élèves au sein de leur région. Pour cela, à partir d’une recherche internet, ils devront :
- identifier les risques majeurs sur la commune du lycée puis sur leur propre commune, grâce au site Géorisques ;
- effectuer une recherche documentaire personnelle sur le DICRIM visant à comprendre ses caractéristiques et son importance.
Enfin on termine cette séance par une recherche d’un article de presse mettant en évidence un phénomène météorologique ou technologique rencontré dans la région.
Séance 3. Repérer la conduite à tenir en cas d’alerte à la population et identifier la conduite à tenir face à un risque spécifique
Durant cette séance, les élèves développent les compétences suivantes :
- Communiquer à l’oral.
- Proposer une solution pour résoudre un problème.
Pour traiter cette séance, on s’appuie sur le retour de l’expérience d’un exercice de Plan Particulier de Mise en sécurité (PPMS) organisé dans l’établissement scolaire (confinement).
Chaque élève a déjà connu dans sa scolarité des exercices de mise en sécurité (incendie, intrusion, etc.). L’objectif de cette séance est d’amener l’élève à prendre conscience que la conduite à tenir est spécifique au risque rencontré.
On peut également s’inspirer des recherches d’articles de presse des élèves afin de faire ressortir les questions suivantes :
- Comment réagir face à cette sirène ?
- Quelle conduite faut-il tenir ?
Après un rappel des notions évoquées lors des séances précédentes, on propose une activité de groupe. Chaque groupe choisit un risque spécifique (naturel ou technologique) et analyse la conduite à tenir face à ce risque. On peut se limiter aux risques prépondérants de la région.
Après contrôle du professeur, l’exploitation des travaux peut s’envisager avec une présentation orale (un rapporteur de chaque groupe).
À la fin de la séance, la classe élabore une carte mentale des différents risques, avec les pictogrammes d’identification des risques majeurs répertoriés sur le site Cypres.
Évaluation de la séquence
Il est proposé de s’appuyer sur l’article « Incendies du Cap Taillat et du Cap Lardier » publié sur le site du Conservatoire du littoral le 28 juillet 2017. On évalue les compétences suivantes :
- Traiter une information.
- Communiquer à l’écrit.
- Appliquer une démarche d’analyse dans une situation donnée.
- Proposer une solution pour résoudre un problème.
Les élèves sont tout d’abord invités à analyser la situation, c’est-à-dire à :
- identifier le problème posé ;
- identifier les différents éléments de la situation.
Il est proposé d’analyser l’article à l’aide de la méthode du QQOQCP :
- Quelle est la nature du risque évoqué ?
- À quelle catégorie ce risque appartient-il (d’origine naturelle ou technologique) ?
- Quelles sont les causes et les conséquences (humaines, matérielles et environnementales) de cette situation ?
Dans un second temps, les élèves sont amenés à mobiliser des connaissances, concernant les notions suivantes : aléa, enjeux, gravité, fréquence.
Enfin, ils sont invités à proposer des solutions, dans deux directions :
- Indiquer la conduite à tenir face à ce risque : ils proposent par exemple d’utiliser le signal d’alerte à la population.
- Proposer des mesures de prévention : par exemple des mesures collectives et individuelles en vue de limiter ce risque (comportements dangereux de certains).
Auteure : Christelle Lacroix.