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Habiter un littoral (6e, géo)
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Anse de Paulilles (66)
© Conservatoire du littoral
Niveau : 6e.
Discipline : géographie.
Durée : 3 séances de 2 heures.
Les littoraux concentrent une part accrue de la population mondiale et sont des espaces aménagés pour des usages et pratiques très variés. La manière dont les humains les habitent porte plus spécifiquement sur les espaces littoraux à vocation industrialo-portuaire et/ou touristiques. Les types d’activités, les choix et les capacités d’aménagement, les conditions naturelles, leur vulnérabilité sont autant d’éléments à prendre en compte pour caractériser et différencier les façons d’habiter ces littoraux. C’est l’occasion de sensibiliser les élèves à la richesse de la faune et de la flore des littoraux et aux questions liées à leur protection.
Le thème « Habiter le littoral » en classe de sixième invite les élèves à se pencher sur l’espace proche, ici ou ailleurs, ici et ailleurs, dans des perspectives méthodologiques, l’étude de cas et la comparaison, par exemple, mais aussi culturelles et émotionnelles, pour découvrir l’immense variété spatiale des réalisations humaines et en lire l’organisation, les dynamiques, jusqu’à l’histoire qui a contribué à modeler ces espaces géographiques. Le lieu est à l’honneur, non pour des études monographiques mais comme prisme des constructions humaines. Depuis et par le lieu, les élèves s’initient au fonctionnement du monde, dans un subtil réseau d’échelles et de concepts. Ils centrent leur démarche sur les formes du lieu, ses apparences, ses populations. Ces dernières sont écoutées pour ce qu’elles racontent de leurs pratiques du lieux, entendues pour ce qu’elles disent de l’avenir du lieu, comprises comme actrices et citoyennes du lieu. Les populations se saisissent de leur(s) territoire(s) par des projets qui ne sont pas des envies soudaines et évanescentes, mais des démarches d’action sur l’espace pour répondre à des besoins et anticiper les besoins à venir, dans une relation renouvelée à l’environnement.
À travers les études ci-dessous, les élèves entrent dans les lieux pour les habiter à leur tour. Habiter les lieux, c’est donc étudier une expérience socio-spatiale qui amène les élèves à prendre conscience de leurs lieux, de leurs expériences et de leurs identités géographiques.
Compétences du Socle commun
La proposition s’inscrit dans le thème 3 de géographie du programme de sixième, « Habiter les littoraux. Littoral industrialo-portuaire, littoral touristique ».
On se propose de travailler les compétences suivantes :
- Raisonner, justifier une démarche et les choix effectués : poser des questions, se poser des questions ; formuler des hypothèses ; vérifier ; justifier.
- Comprendre le sens général d’un document : identifier le document et savoir pourquoi il doit être identifié ; extraire des informations pertinentes pour répondre à une question.
- Pratiquer différents langages en histoire et en géographie : écrire pour structurer sa pensée et son savoir, pour argumenter et écrire pour communiquer et échanger ; s’approprier et utiliser un lexique géographique approprié ; utiliser des cartes analogiques et numériques à différentes échelles, des photographies de paysages ou de lieux.
- Coopérer et mutualiser : organiser son travail dans le cadre d’un groupe pour élaborer une tâche commune et/ou une production collective et mettre à la disposition des autres ses compétences et ses connaissances.
Déroulé possible
Le projet proposé est une étude d’impact du développement d’une activité économique sur une zone littorale. La classe est divisée en deux groupes qui travaillent sur deux sites différents :
- Le groupe A travaille sur le développement industrialo-portuaire dans l'anse de Paulilles, en l’occurrence l’installation d’un site électrique pour produire de l’énergie à partir des flux marins. L’intérêt de ce site est de présenter un aménagement industriel existant dont les élèves peuvent imaginer la reconversion.
- Le groupe B travaille sur le développement touristique sur la côte ouest et le lagon de Saint-Paul à La Réunion. L’intérêt de ce site est d’associer et de confronter les logiques et les dynamiques de deux espaces, l’espace urbain et l’espace rural.
On peut imaginer que chaque groupe se constitue en conseil municipal d’une petite commune littorale qui souhaite renforcer son attractivité.
Le professeur, selon les travaux et les conditions de travail de sa classe, peut suggérer aux élèves les formes finales suivantes :
- établissement d’un rapport avec mise en ligne ;
- tenue d’une exposition ;
- organisation d’un débat de type municipal, pourquoi pas en présence d’un élu, surtout dans le cas de communes littorales.
Les élèves sont regroupés par 3 ou 4, au hasard. Chaque élève dispose :
- du tableau A ou B par séance ;
- des documents liés à chaque séance ;
- des questionnements ;
Le travail est d’abord présenté par le professeur et les consignes explicitées, avant la mise en groupe. Le professeur explique son rôle : il passe du temps avec chaque groupe pour s’assurer que chaque groupe et chaque élève au sein du groupe ont compris la consigne, les objectifs et les réalisations à atteindre et produire. Il aide dans la recherche de ressources complémentaires (base ENT locale, CDI, médiathèque de la commune, etc.) et dans la formulation des réponses des élèves (travail sur les compétences langagières).
Il faut prévoir dans les deux heures un double temps de mise en commun : d’abord chaque groupe présente son travail (soit un élève désigné par le groupe, soit le groupe organise lui-même sa parole) puis une mise en commun collective sous la direction du professeur (le travail de chaque groupe a été relevé au tableau, par exemple, une synthèse est alors à construire par écrit, soit sur papier, soit en écriture collaborative avec vidéoprojecteur et utilisation d’un Framapad).
Séance 1. Habiter
« Habiter » en géographie, ce n’est pas habiter l’espace terrestre mais l’espace géographique, c’est-à-dire un lieu et des lieux qui, ensemble, construisent un et des espaces géographiques, soit des espaces humains, donc des espaces élaborés par des individus et des sociétés. L’alternance du singulier et du pluriel n’est pas simple commodité pour suggérer des changements d’échelle géographique mais signale les liens entre les échelles, entre le lieu et les lieux, entre le lieu habité et le monde. Dès lors, habiter n’est plus seulement occuper un espace, mais construire cet espace, avec ses modes de vie, ses perceptions de l’espace et de l’autre, les conditions naturelles de cet espace, et envisager la circulation sur cet espace et entre les espaces. C’est l’occasion, par exemple, d’interroger, par les pratiques de l’espace qu’elles en ont, comment les sociétés (se) construisent l’espace, quelles représentations elles en ont, comment, ici et ailleurs, elles font le monde.
| Groupe A | Groupe B | |
| Mots-clés | habiter, habitants, cohabitation, être au monde, le monde en chacun. | habiter, habitants, cohabitation, être au monde, le monde en chacun. |
| Littoral étudié | Anse de Paulilles (66) 4187 habitants selon l’INSEE. La part des activités de commerce dans l’économie de la commune est très élevée. | Côte ouest et lagon (La Réunion) Plus de 100 000 habitants dans la commune de Saint-Paul selon l’INSEE. |
| Problématique | Comment ces littoraux sont-ils habités et quels en sont les enjeux ? | Comment ces littoraux sont-ils habités et quels en sont les enjeux ? |
| Questionnements | Les élèves sont invités à identifier : – Quel est l’état du peuplement ? – Quelles sont la faune et la flore présentes ? – Quels sont les enjeux économiques et l’impact spatial de l’activité à développer ? À partir des photos et du portail IGN, les élèves déterminent : – l’accès aux transports ; – les équipements de l’espace littoral ; – le cadre de vie des populations ; – le type et la mixité des logements. | Les élèves sont invités à identifier : – Quel est l’état du peuplement ? – Quelles sont la faune et la flore présentes ? – Quels sont les enjeux économiques et l’impact spatial de l’activité à développer ? À partir des photos et du portail IGN, les élèves déterminent : – l’accès aux transports ; – les équipements de l’espace littoral ; – le cadre de vie des populations ; – le type et la mixité des logements. |
| Comment est habité le littoral ? | Les élèves identifient cet espace comme littoral et rural donc confronté à des problématiques spécifiques d’attractivité et de réseaux. Ils repèrent le fait que l’occupation du littoral est ancienne (VIe siècle av. J.-C.) comme le prouvent les fouilles archéologiques et les photos proposées sur le site du Conservatoire du littoral. Il s’agit d’un patrimoine entretenu et valorisé. Concernant la faune et la flore, les élèves déterminent à quel « milieu naturel » / « environnement » appartiennent les éléments décrits. Ils effectuent le commentaire d’une photo au choix, montrent que le paysage est une construction et n’a plus rien de naturel dans sa disposition. Habiter l’espace, c’est se l’approprier, l’organiser. Les problématiques liées à l’attractivité du site sont : – un espace touristique ; – un espace historique, patrimonialisé ; – des concurrences spatiales pour l’occupation habitable de l’espace. | Les élèves identifient cet espace comme littoral et urbain donc confronté à des problématiques spécifiques d’attractivité et de réseaux. Les photos aériennes sont l’occasion de définir la notion de « littoral » et de la distinguer de « côte » ou de la « mer ». Souligner l’urbanisation polymorphe et les zones de passages. Les élèves peuvent relever une contrainte sur cette partie de l’île : la faible pluviosité, qui se lit sur les champs en photos aériennes, et le problème d’eau qui en découle, donc la pression sur une ressource insuffisante. Les problématiques liées à l’attractivité du site sont : – croissance démographique et occupation de l’espace ; – récifs coraliens confrontés à la fréquentation et aux modifications climatiques générales ; – nécessité d’un espace agricole mais risque d’entrants polluants ; – concurrence sur l’espace entre activités et nécessité de préserver un environnement fragile. |
| Réalisations possibles | Pour que les élèves aient une vision claire de ce que signifie habiter un littoral, ils peuvent réalisent : – un commentaire d’images de paysages à partir des données du site du Conservatoire du littoral ; – un commentaire appuyé sur une carte topographique numérique (portail IGN) ; – un croquis qui expose le fonctionnement de cet espace avant l’aménagement. | Pour que les élèves aient une vision claire de ce que signifie habiter un littoral, ils peuvent réalisent : – un commentaire d’images de paysages à partir des données du site du Conservatoire du littoral ; – une schématisation à partir des photos 1 et 4 du diaporama « Côte du lagon, de Saint-Gilles à Trois-Bassins ». |
Séance 2. Aménager
L’aménagement des territoires s’entend comme un ensemble d’action sur l’espace pour répondre aux besoins d’une population, non seulement par la distribution des activités sur l’espace mais aussi par le règlement que celle-ci peut générer. Par l’aménagement d’un espace, une société s’approprie cet espace. Elle investit ce qui devient son territoire, de valeurs, d’émotions, de représentations. Toute politique publique d’aménagement du territoire doit prendre en compte l’habiter et le vécu de ces territoires, pour répondre aux besoins actuels et anticiper les besoins à venir. Elle s’appuie sur des démarches : un diagnostic est posé ; des actions sont organisées dans le temps ; des liens sont établis à plusieurs échelles. Un territoire est en quelque sorte un organisme socio-spatial vivant, où les habitants échangent et circulent, qui connaît crises et mutations.
| Groupe A | Groupe B | |
| Notion ciblée | La transition écologique. | La transition écologique. |
| Problématique | En quoi un aménagement hydrolien répond aux exigences de transition écologique ? | En quoi la révision des chemins d’accès au littoral répond aux exigences de transition écologique ? |
| Questionnements | Les élèves identifient : – l’espace industriel et ses potentialités ; – l’espace maritime d’établissement du parc électrique sous-marin (hydroliennes). Ils identifient aussi les acteurs de ce type d’aménagement : – l’État, la préfecture ; – les collectivités locales, dont la région, le département et la mairie ; – les fournisseurs d’énergie ; – les associations locales ; – les habitants. Ils déterminent les avantages et les inconvénients dans le contexte local de la commune. Éléments de réponses : – coordonner des acteurs variés aux intérêts difficiles à concilier ; – risque de perdre l’équilibre en place ; – possibilité de renforcer une autonomie énergétique d’un espace rural ; – débats sur la pérennité de l’investissement au regard des modifications climatiques générales et de leurs incidences sur les courants marins. | Les élèves identifient : – les espaces littoraux soumis à un risque de surfréquentation ; – les zones d’occupation touristique, type restauration, ports, etc. ; – les chemins d’accès officiellement tracés ; – les chemins de passage officieux tracés par les randonneurs. Ils identifient aussi les acteurs de ce type d’aménagement : – l’État, la préfecture ; – les collectivités locales, dont la région, le département et la mairie ; – les fournisseurs d’énergie ; – les associations locales ; – les habitants. Ils déterminent les avantages et les inconvénients dans le contexte local de la commune : protéger sans déséquilibrer l’économie locale. Éléments de réponse : – coordonner des acteurs aux intérêts divergents, aux pratiques contradictoires ; – prise de conscience d’un habiter commun et collectif, autant que peut l’être également l’avenir socio-spatial de la communauté littoral ; – modifier pratiques et représentations de l’espace littoral, notamment dans l’exploitation de ses ressources. |
| Réalisations possibles | Pour que les élèves aient une vision claire de ce que signifie aménager un littoral, ils réalisent une carte mentale qui présente les enjeux de cet aménagement. | Pour que les élèves aient une vision claire de ce que signifie aménager un littoral, ils réalisent une carte mentale qui présente les enjeux de cet aménagement. |
Séance 3. Protéger
Protéger le littoral relève d’abord de la loi (la loi Littoral du 3 janvier 1986) qui entend préserver un espace géographique précis de la pression humaine exercée sur cet espace et ses ressources considérées comme autant de richesses, tant en surface que sous la ligne des eaux. Le littoral demeure un espace particulier, une interface terre/mer vers où les hommes et les activités se déplacent, s’installent et entrent en concurrence pour son exploitation. Qualité des eaux, relation hommes/environnement, représentations culturelles alimentent, entre autres, les débats de la pérennité des activités et de l’existence même du littoral. Protéger le littoral, c’est donc autant un acte géographique qu’un acte politique, puisqu’il engage les citoyens dans leur façon d’habiter ensemble l’espace qu’ils occupent.
| Groupe A | Groupe B | |
| Méthodologie | Approche interdisciplinaire, notamment en EMC. Il est possible de d’inspirer de la fiche « Gérer la vie d’une commune » où le fonctionnement du conseil municipal est détaillé, ce qui permettra aux élèves et aux enseignants de se saisir du fonctionnement de cette institution. | Approche interdisciplinaire, notamment en EMC. Il est possible de d’inspirer de la fiche « Gérer la vie d’une commune » où le fonctionnement du conseil municipal est détaillé, ce qui permettra aux élèves et aux enseignants de se saisir du fonctionnement de cette institution. |
| Problématique | Produire une énergie propre sans impact environnemental est-il possible ? | Comment un chemin écoresponsable peut provoquer une prise de conscience écologique ? |
| Questionnements | Les élèves déterminent les usages du site retenu : – navigation ; – pêche ; – culture marine, etc. Ils déterminent le cadre juridique : code de l’environnement et code Natura 2000 le cas échéant. Ils identifient les gênes possibles : – bruit, électrosensibilité ; – impact sur la navigation ; – occupation touristique du littoral ; – déplacement d’activités économiques ; – impact du chantier sur les fonds marins et la faune, la flore ; – pose des câbles et protection de l’environnement ; – usure des matériaux dans les fonds sous-marins ; – modification de la sédimentation des fonds sous-marins. Ils envisagent aussi les compensations. | Les élèves déterminent les usages du site retenu : – place de la randonnée ; – utilisation des plages. Ils déterminent le cadre juridique : code de l’environnement et code Natura 2000 ici. Ils identifient les gênes possibles : – concilier passages touristiques et vie locale ; – protection face au piétinement ; – ne pas perturber l’accueil des espèces animales ; – quel entretien du chemin ? – comment disposer des panneaux (en bois par exemple) d’information et de responsabilisation sur cet environnement ? – quelle éducation au développement durable ? |
| Réalisations possibles | Pour que les élèves aient une vision claire de ce que signifie protéger un littoral, ils dressent la liste des arguments en faveur et en défaveur de cet aménagement, sous forme d’un tableau. On peut également envisager la tenue d’un débat. | Pour que les élèves aient une vision claire de ce que signifie protéger un littoral, ils dressent la liste des arguments en faveur et en défaveur de cet aménagement, sous forme d’un tableau. On peut également envisager la tenue d’un débat. |
Si la suggestion sur le questionnement commun peut s’entendre, je ne suis pas tout à fait d’accord. Soit le questionnement est commun alors le professeur le donne et les élèves ont cette approche « contrastive » ; soit les élèves reçoivent la localisation et les photos avant de se demander quelles questions ils peuvent poser à ces documents, en lien avec le projet et la problématique. Si le questionnement reste distinct, le professeur explique aux élèves que les questions ne sont pas les mêmes selon les espaces parce qu’on ne cherche pas exactement les mêmes réponses, parce que les questions correspondent une grille de lecture qui prend en compte la spécificité des espaces.
Complément pour le groupe B

Anse des Cascades
© Conservatoire du littoral
Il faut prendre en compte les spécificités des territoires réunionnais qui sont des territoires ultrapériphériques par rapport à la métropole, mais centraux pour leurs habitants. L’histoire coloniale a marqué le peuplement de l’île (esclavage) et son développement (espaces agricoles, espaces postindustriels orientés vers les activités de service). L’urbanisation littorale de la population et des activités est également très spécifique, tout comme la disposition géomorphologique de l’île et ses caractéristiques biologiques.
Dans ces conditions, les élèves peuvent étudier l’aménagement de territoires touristiques depuis le bas et non depuis le haut, c’est-à-dire depuis l’île et ses habitants permanents et de passage, non depuis un point de vue strictement institutionnel. Habiter exige des décisions, collectives et partenariales, donc une gouvernance locale qui prend en compte les réseaux d’acteurs et leurs échelles d’action. Les élèves peuvent comprendre qu’un projet géotouristique est lié dans sa mise en œuvre à la gouvernance du territoire, gouvernance qui n’est jamais immuable et qui cherche :
- d’une part à répondre aux interrogations des acteurs locaux, à l’évolution de l’environnement, aux besoins des acteurs locaux ;
- d’autre part à anticiper ce que deviendra le territoire, par exemple face au réchauffement climatique, aux risques sanitaires, ou à l’évolution des demandes touristiques, dans la perspective de construire une durabilité qui ne soit pas seulement le maintien d’une pratique de l’espace mais qui soit une pratique sinon en harmonie, au moins en empathie avec le territoire.
Finalement, les élèves se rendront compte que le territoire, touristique ou non, est en construction et renouvellement incessant, avec ses dynamiques, ses rythmes, ses connexions et ses défis.