« Nous avons abordé la pièce en partant de la musique » : parce que mettre en scène Le Bourgeois gentilhomme implique de se situer par rapport à la tradition de la comédie-ballet et en particulier par rapport à la musique originale de Lully, Valérie Lesort et Christian Hecq ont imaginé une réponse toute personnelle à cette question à l’occasion du 400e anniversaire de la naissance de Molière.
Par une série de courtes activités de recherche, l’objectif est ici d’apprécier la transposition des airs baroques pour une fanfare des Balkans qui mène la pièce tambour battant. On s’efforcera également de saisir les enjeux de la scénographie et des costumes, qui placent l’action dans une boîte noire indissociable du théâtre d’illusion et qui créent un univers décalé d’inspiration cinématographique, à mi-chemin de la fantasy et du burlesque américain, et de mesurer les partis pris de jeu de Christian Hecq qui font de Jourdain un grand enfant, musicien à ses heures perdues, artiste naïf et idéaliste à la manière du facteur Cheval.