Éducation prioritaire




Education prioritaire


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Reconnaître les personnels travaillant en éducation prioritaire

À l’occasion des Assises de l’éducation prioritaire, qui se sont tenues à l’automne 2013, les personnels ont clairement manifesté leur besoin de reconnaissance face à des tâches spécifiques dans des environnements de travail où les difficultés économiques et sociales sont importantes : un besoin de reconnaissance de l’intensité de la tâche, un besoin de temps pour le travail en équipe, un besoin de formation pour mieux faire face aux besoins de leurs élèves.

Conformément au principe général de l’allocation progressive des moyens en fonction de l’hétérogénéité sociale des territoires, des réponses ajustées à la complexité des environnements de travail sont apportées aux personnels. Elles concernent l’organisation du temps de travail, la reconnaissance sur le plan financier, les conditions de mobilité et d’affectation.

L’ensemble de ces mesures spécifiques visent à répondre aux besoins des personnels, à développer l’attractivité de l’exercice du métier dans ces territoires et à renforcer la stabilité des équipes.

1. L’organisation du temps de travail des personnels enseignants dans les premier et second degrés
Dans les écoles et les collèges REP+, dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé de l’Éducation nationale, des dispositifs d’adaptation du temps de travail des enseignants sont mis en place. Ils visent à alléger les heures d’enseignement de chaque enseignant face aux élèves au profit du développement des autres dimensions du métier : la formation, le travail collectif avec les autres membres de la communauté éducative, l’organisation du suivi des élèves et les relations avec les parents.

Ces dispositions favorisent la mise en œuvre de pratiques pédagogiques individuelles et collectives qui répondent aux besoins des élèves et favorisent leur réussite.

Compte tenu des spécificités inhérentes à chacun des niveaux, cette adaptation se traduit par des modalités différentes dans le premier et dans le second degré. Le temps que les élèves consacrent aux apprentissages est inchangé et absolument préservé dans les écoles comme au collège.

Dans le premier degré, les enseignants sont remplacés à hauteur de 18 demi-journées par année scolaire.

Modification des obligations de service des personnels enseignants du premier degré exerçant en REP+

Dans le second degré, un indice de pondération de 1,1 est appliqué aux heures d’enseignement.

2. La reconnaissance sur le plan financier des fonctions exercées en éducation prioritaire et la recherche d’une meilleure attractivité
L’exercice des fonctions en éducation prioritaire est reconnu sur le plan financier. Une évolution de carrière des personnels est facilitée. La refondation de l’éducation prioritaire s’accompagne d’une évolution du régime indemnitaire spécifique des personnels exerçant en REP et en REP+.

Les décrets et arrêtés sont parus au Journal officiel du 30 août 2015. Ils concernent également les conditions d’attribution de la nouvelle bonification indiciaire au titre de la mise en œuvre de la politique de la ville dans les services du ministère de l’Éducation nationale.

3. Mobilité et affectation
Bonifications et postes spécifiques : les conditions de la mobilité des personnels comme les modalités d’affectation peuvent présenter des particularités en éducation prioritaire.

 

 

Agir autour des six priorités du référentiel