Éducation prioritaire




Education prioritaire


  • Education prioritaire
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Pourquoi fallait-il repenser la politique d’éducation prioritaire ?

  • La politique d’éducation prioritaire n’a pas donné jusqu’ici les résultats espérés. Les écarts entre les élèves scolarisés en collèges ÉCLAIR et les élèves scolarisés hors de l’éducation prioritaire étaient, en 2013, de l’ordre de 35 % dans la maîtrise des compétences de base en français en troisième (note d’information du 7 mai 2013).
  • Dans certains réseaux, écoles, collèges, des réussites existaient mais elles peinaient à s’étendre, à s’inscrire dans la durée.
  • La carte des réseaux d’éducation prioritaire, qui s’était étendue au fil du temps, était devenue de plus en plus complexe, mal ciblée et injuste.

Quelle méthodologie de changement pour cette nouvelle politique d’éducation prioritaire ?

  • Une politique de l’éducation prioritaire évaluée
    En janvier 2013, Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, et George Pau-Langevin, ministre déléguée chargée de la Réussite éducative, ont décidé la mise en place, dans le cadre de la modernisation de l’action publique (MAP), d’une évaluation de la politique d’éducation prioritaire. Un diagnostic et des leviers d’évolution ont été identifiés et rendus public dans le rapport de diagnostic publié en juillet 2013 (PDF, environ 430 ko).
  • Une politique de l’éducation prioritaire repensée à partir de la contribution de tous ses acteurs
    L’ensemble des acteurs engagés dans l’éducation prioritaire ont été sollicités pour réagir à ces éléments de réflexion et propositions. Leurs contributions ont été rassemblées dans la synthèse des Assises académiques et interacadémiques (PDF, environ 180 ko) qui se sont tenues à l’automne 2013, puis dans un rapport final d’évaluation de la MAP (PDF, environ 1,2 Mo) qui a présenté une quarantaine de propositions.
  • L’expertise des personnels a donc largement contribué à nourrir le référentiel de l’éducation prioritaire (PDF, environ 80 ko), ainsi que les orientations qui, présentées le jeudi 16 janvier 2014, ont été exposées dans la circulaire du 4 juin 2014 et autour de quatorze mesures clés définies autour de trois axes :
    - des élèves accompagnés dans leurs apprentissages et dans la construction de leur parcours scolaire ;
    - des équipes éducatives formées, stables et soutenues ;
    - un cadre propice aux apprentissages.
  • Une carte de l’éducation prioritaire révisée dans le dialogue
    - L’ensemble des collèges a été analysé à partir de quatre paramètres de difficulté sociale dont on sait qu’ils impactent la réussite scolaire : les taux de PCS défavorisées, taux de boursiers, taux d’élèves résidant en zone urbaine sensible, taux d’élèves en retard à l’entrée en 6e.
    - À partir de ces données, les recteurs ont conduit, d’octobre à décembre 2014, le dialogue local afin d’identifier, dans le cadre de la nouvelle répartition académique, les futurs collèges et écoles de l’éducation prioritaire.

En savoir plus sur la révision de la carte

  • Une nouvelle politique d’abord préfigurée dans 102 réseaux dès la rentrée 2014
    À la rentrée 2014, la nouvelle politique de l’éducation prioritaire a été préfigurée dans 102 réseaux appelés « REP+ préfigurateurs ». Les enseignants avaient massivement exprimé le besoin de pouvoir consacrer plus de temps en dehors des heures directes d’enseignement aux autres dimensions de leur métier absolument essentielles en éducation prioritaire : travailler collectivement, se former ensemble, organiser et concevoir le suivi des élèves, se consacrer davantage aux relations avec les parents. Dans les REP+ préfigurateurs, puis dans l’ensemble des REP+ à la rentrée 2015, le temps enseignant est, de ce fait, organisé différemment grâce à une pondération dans le second degré et à 18 demi-journées durant lesquelles les enseignants sont remplacés dans le premier degré.
    Ces modifications ont fait l’objet de trois décrets, 940, 941, 942 publiés dans le Journal officiel du 23 août 2014.
    Les 102 REP+ préfigurateurs ont partagé leur expérience pour préparer la rentrée 2015
    Les 102 REP+ préfigurateurs ont été rassemblés lors d’une journée nationale le 11 mars 2015. Ils ont pu ainsi mutualiser leur expérience et assister à la présentation par Florence Robine, directrice générale de l’Enseignement scolaire, de la synthèse de l’enquête à laquelle ils ont répondu au mois de janvier 2015.
    - Voir la présentation des principaux enseignements de l’enquête menée courant janvier auprès des REP+ préfigurateurs par Mme Florence Robine.
    - Télécharger la synthèse de l’enquête menée auprès des REP+ préfigurateurs – février 2015 (PDF, environ 611 ko)
    - Consulter les principaux extraits vidéo des interventions et les comptes rendus des ateliers de cette journée.
    À la suite de cette journée nationale, au printemps 2015, sept rencontres interacadémiques ont été organisées à Cayenne, Montpellier, Lille, Lyon, Paris, Tours et Saint-Denis de la Réunion pour favoriser les échanges entre tous les REP+ préfigurateurs et l’ensemble des 248 nouveaux REP+ de la rentrée 2015. Ces rencontres ont donné lieu à une identification collective, pour chacune des principales mesures de la refondation, des points d’appui et pratiques à recommander qui permettent de dépasser les obstacles et écueils identifiés.

Généralisation de la nouvelle politique d’éducation prioritaire à la rentrée 2015

À la rentrée 2015, la carte actualisée de l’éducation prioritaire a été mise en place ainsi que la revalorisation du régime indemnitaire des enseignants de REP et de REP+.
353 collèges sont en REP+ et 742 collèges en REP.

Une première vague de formateurs REP+ formés au niveau national par la DGESCO en collaboration étroite avec les inspections générales, l’Ifé (centre Alain-Savary) et des universitaires prennent place au côté des équipes pour accompagner les temps de formation et de travail collectif.

De nouvelles rencontres interacadémiques ont été organisées à l’automne 2016  pour dynamiser le pilotage à tous les niveaux (national, académique, local), développer les liens entre les acteurs, favoriser la mutualisation des expériences et la diffusion des ressources.

Agir autour des six priorités du référentiel