Éducation prioritaire




Education prioritaire


  • Education prioritaire
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Notre école ne donne pas les mêmes chances de réussite à tous les élèves. La France est le pays européen le plus affecté par le poids des origines sociales sur le devenir scolaire des élèves.

La loi de refondation de l’école de la République du 8 juillet 2013 répond explicitement à ce constat. Elle stipule dans l’article L.111.1 du Code de l’éducation, que le service public de l’éducation « reconnaît que tous les enfants partagent la capacité d’apprendre et de progresser. Il veille à l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction… »

L’éducation prioritaire est donc au cœur de cette question centrale posée à l’ensemble du système éducatif. L’objectif qui lui a été fixé est de réduire à moins de 10 % l’écart de maîtrise des compétences en fin de CM2 entre les élèves de l’éducation prioritaire et ceux scolarisés hors éducation prioritaire. La politique d’éducation prioritaire d’aujourd’hui est le fruit de la refondation de 2015 et de nouvelles évolutions initiées à compter de la rentrée 2017.

Pour en savoir plus : La refondation de la politique d’éducation prioritaire 2013/2015

Quels principes pour l’éducation prioritaire aujourd’hui ?

  • Une action des équipes pédagogiques et éducatives appuyée sur un référentiel commun. Le savoir acquis par l’expérience et l’expertise des personnels, les apports de la recherche, les analyses des inspections générales sur les nombreux facteurs qui concourent à la réussite des élèves ont été rassemblés et organisés de manière systémique dans le référentiel de l’éducation prioritaire. Il constitue un ensemble de repères fiables et validés pour l’ensemble des acteurs du réseau.
    Le présent site est organisé autour des 6 priorités et 63 items du référentiel pour offrir des ressources utiles et développer la mutualisation des pratiques.
    Télécharger le référentiel (PDF, 93 ko)
  • Une action centrée sur le cœur de la classe, dans le quotidien des enseignements. L’action menée en éducation prioritaire est avant tout pédagogique. Le référentiel identifie quatre entrées décisives :
    - Enseigner plus explicitement les compétences nécessaires aux apprentissages, rendre explicite aux élèves ce qu’il s’agit d’apprendre, de comprendre et comment.
    - Encourager, motiver les élèves dans une approche bienveillante et exigeante qui veille à des modalités d’évaluation, qui marquent l’investissement et les progrès des élèves, et au développement des potentialités de tous.
    - Développer des organisations pédagogiques qui prennent en compte les besoins des élèves au cœur de classes composées de façon hétérogène.
    - Accompagner les élèves dans leurs apprentissages et dans la construction de leur parcours scolaire, favoriser leur scolarité dès l’âge de deux ans et les accompagner dans la durée, notamment pour leur autonomie dans la prise en charge du travail personnel.
  • La formation et le travail collectif des personnels développés et organisés au sein des réseaux. Les pratiques professionnelles se construisent et se réfléchissent collectivement pour mieux répondre aux besoins des élèves et des personnels. L’organisation du temps de travail des enseignants évolue dans les REP+. 18 demi-journées libérées remplacées dans le premier degré, la pondération des heures d’enseignement dans le second degré permettent des temps réguliers et formalisés/institués de travail et de formation, notamment inter-degrés.
    Des formateurs sont formés nationalement pour être aux côtés des équipes et accompagner ces temps qui favorisent le développement d’organisations professionnelles apprenantes.
  • La stabilité des personnels encouragée par une revalorisation indemnitaire qui a pris effet à la rentrée 2015 en REP et en REP+. Les personnels des REP+ bénéficieront d’une indemnité supplémentaire à compter de la rentrée 2018. (voir la rubrique « Travailler en éducation prioritaire ».)
  • Les effectifs allégés par le dédoublement des CP et des CE1 en REP+ puis en REP (PDF, environ 180 ko) pour ce moment crucial de la scolarité des élèves. Il s’agit de faciliter et d’encourager l’évolution des pratiques pédagogiques pour répondre aux besoins des élèves.
  • Le dispositif « Plus de maîtres que de classes » contribue au développement de nouvelles formes de travail collectif notamment par la coprésence enseignante en classe qu’il permet et favorise.
    Ces deux dispositifs « dédoublement des CP et des CE1 » et « plus de maîtres que de classe » favorisent, notamment par l’observation facilitée et une analyse partagée de l’activité des élèves au travail, une meilleure compréhension des obstacles qu’ils rencontrent et des démarches d’enseignement capables de répondre à leurs besoins.
  • La politique d’éducation prioritaire fortement pilotée aux niveaux national, académique et local.
    Le pilotage national veille à l’accompagnement de cette politique dans la durée (liens réguliers avec les académies, organisation nationale de séminaires académiques, production et mutualisation de ressources, formation de formateurs).
    Les académies organisent le pilotage de la formation et de l’accompagnement des personnels de l’éducation prioritaire, la mise en œuvre et le suivi de dispositifs prioritairement dédiés aux REP+ et REP (scolarisation des moins de trois ans, classes de CP et CE1 dédoublées, plus de maîtres que de classes, cordées de la réussite et parcours d’excellence, développement des stages de troisième), des programmes particulièrement utiles aux élèves de l'EP (programme devoirs faits), l’établissement de lettres de mission spécifiques (formateurs éducation prioritaire, coordonnateurs de réseau, IA-IPR référent).
  • L’école n’agit pas seule et organise des coopérations utiles avec les parents et les partenaires
    Une connaissance et une compréhension mutuelles doivent se construire avec les parents d’élèves. L’enfant doit pouvoir compter sur cette relation de confiance entre sa famille et l’école qui participent toutes deux à son éducation, pour devenir un être singulier, protégé de conflits de loyauté douloureux.
    Avec les partenaires, l’école développe les coopérations nécessaires à une complémentarité des actions autour des besoins identifiés de l’enfant.

Agir autour des six priorités du référentiel