NAO en quatrième. Collège Jules Ferry à Mantes La Jolie (78)

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Comment gérer un projet de conception et la réalisation d’un système automatisé ?

Retour d’usage de Madame Gomez

Comme l’année dernière, mais avec une classe de quatrième seulement, Nao a été présenté et utilisé dans le cadre du centre d’intérêt « Comment gérer un projet de conception et la réalisation d’un système automatisé ? ».

Rappel : Les élèves travaillent sur le cas de Yohann, qui, à la suite d’un accident de ski est devenu paraplégique. Ils réfléchissent aux conséquences d’un tel handicap et travaillent à l’aménagement de son pavillon. Deux systèmes sont particulièrement étudiés, un EPMR et un portail automatisé coulissant. Les élèves représentent ces aménagements sur Sketchup et les intègrent au pavillon de Yohann. Ils réalisent ensuite la programmation de ces systèmes à l’aide du logiciel Logicator.
Pour clore ce centre d’intérêt, les élèves sont invités à réfléchir à l’aide qu’un robot humanoïde pourrait apporter à un handicapé moteur …
Chaque équipe a proposé son scénario, a réalisé sa programmation et a pu la tester sur le robot (Nao était connecté à l’ordinateur Prof. Chaque programmation était enregistrée par les élèves et transférée sur le poste Prof).
Cette séquence, comme l’an dernier, a remporté un vif succès auprès des élèves.

Retour d’usage de Monsieur Eric Frade qui a utilisé Nao avec ses deux classes de quatrième.

Les élèves se sont montrés particulièrement enthousiastes à l’arrivé du robot NAO Cindy se tenant debout dans la salle.
De nombreux GSM ont été dégainés tant l’engouement était fort afin de filmer les démonstrations de Nao, faire des selfies.
La première approche des élèves pourrait s’apparenter à la visite d’une célébrité dans un collège.

Après ces émois, il m’a paru nécessaire de démystifier Cindy.
Le fait d’évoquer la programmation sous-jacente aux actions de ce robot crée une distance avec les actions produites par celui-ci, sans oublier de ne pas se méprendre sur le principe de la machine, sans émotion, afin de rompre la projection animiste de certains des élèves.
Ceci eut pour effet de créer une certaine distance, j’irais même jusqu’à dire une responsabilisation de la relation homme/machine qui nous permis de traiter le sujet de la programmation.

Nous avons pu aborder cette relation Homme/Machine au travers du logiciel Chorégraphe en mettant en valeur la programmation par blocs, en justifiant ces blocs comme futur langage accessible par tous sans réels connaissances de fond préalables dans le cas de certaines machines industrielles par exemple.
Nous sommes ensuite descendus dans les couches inférieures afin de comprendre que ces blocs étaient créés par des lignes de codes.
Les notions de programmateur, programmateur/utilisateur, utilisateur ont pu également être mis en lumière.

Nous avons ainsi étudié les possibilités, par le biais de jeux et de démonstrations, qu’offrent les robots au sein de notre société dans laquelle la population est vieillissante (mobilités réduites) ainsi que dans le cas d’accidents (paraplégie/tétraplégie), dans le but d’accomplir des actions simples comme ramasser des objets ; mais aussi dans le cas d’enfants autistes afin de créer une relation de dialogue et d’éveil.

Les projections d’élèves afin d’utiliser le robot dans notre quotidien sont nombreuses. Ils prennent conscience de l’importance d’étudier la programmation s’ils désirent être davantage acteur dans ce principe d’interaction Homme/Machine.

Béatrice Gomez et Eric Frade, professeurs de technologie au Collège Jules Ferry à Mantes La Jolie (78)