Film de théâtre d’ombres École Paul Bert, Conflans-Sainte-Honorine (78)

Publié le

Réaliser des films de théâtre d’ombres au CE1

Le projet :

- rédiger par groupes de 5 une histoire (contes africains pour les CE1b, réécriture d’une fable de La Fontaine pour les CE1a)
- mettre en scène cette histoire, se répartir les rôles (narrateurs, personnages, manipulateurs...)
- créer des marionnettes et apprendre à les manipuler
- découper les histoires en scènes et créer un story-board en s’appuyant sur le texte et les images prises pendant les manipulations. A partir de ce story-board, réfléchir aux actions des marionnettes.
- filmer les différentes scènes
- effectuer le montage (tâche des enseignantes)
- diffuser le film aux parents lors de la soirée portes-ouvertes

Voici les liens vers les 5 vidéos.

Comment les lions ont eu leur crinière :

Astral et le dragon :

Comment le zèbre a eu ses rayures :

A la poursuite du diamant :

Laouna et le livre perdu :

Aspects techniques :

facilité/difficulté, obstacles rencontrés lors de la prise en main du matériel par l’enseignant et/ou les élèves
Matériel très facile à utiliser, très intuitif.
Le cadrage était simple à effectuer car il suffisait de se focaliser sur le rideau blanc et de ne plus bouger.
Il a fallu rajouter un pied à la caméra (pied pour appareil photo par exemple, c’est standard) pour que les images soient stables ainsi qu’un micro pour bien entendre la voix des enfants. Il faut vraiment placer l’enfant narrateur à côté du micro pour que le texte soit bien audible dans le film réalisé.
Quelques petites remarques : avec le micro branché sur le dessus, le zoom est difficilement accessible. Il faut penser à faire le réglage avant. Cependant, la caméra se met en veille au bout de quelques minutes de non utilisation : il faut alors recommencer le réglage.

Aspect humain devant l’expérience innovante :

ressenti des élèves, des parents, des collègues
Le fait de réaliser un film qui pourrait être diffusé auprès des parents puis ensuite conservé à la maison a beaucoup séduit les élèves. Ils se voyaient déjà passer à la télévision et devenir des stars. Cela les a beaucoup motivés.
La diffusion des films a rencontré beaucoup de succès auprès des parents et des collègues. Utiliser une caméra n’est pas un projet souvent réalisé dans l’école. Personne ne pensait que le résultat ferait aussi "professionnel".

Aspect pédagogique :

démarche pédagogique, apport du matériel et des TICE dans la pratique du cours
Une représentation théâtrale n’aurait pas été possible avec les marionnettes car il faut faire des pauses régulières (changement de plans) et il y a beaucoup de ratés. C’est pourquoi nous sommes partis sur l’idée d’un film.

Etre filmés a permis aux élèves :
- de développer leur sens critique et de juger leur prestation : ils ont pu voir le résultat (les rushes) presque immédiatement et rejouer les scènes ratées. Parfois, le narrateur et le manipulateur n’étaient pas en adéquation. D’autres fois, la lecture manquait de fluidité... En regardant la projection des scènes tournées précédemment, les erreurs devenaient flagrantes.
- de comprendre comment était tourné un film : l’histoire est découpée en différentes scènes, que l’on peut jouer dans n’importe quel ordre. Il est possible de les recommencer.
- d’appréhender les métiers d’acteur et réalisateur.

Le montage du film a été réalisé par les enseignantes mais il aurait été sûrement possible, en cycle 3, de faire participer les élèves en petits groupes (sur des temps d’APC par exemple). Le logiciel utilisé (Windows Movie Maker) est relativement facile à utiliser : il suffit de télécharger les différentes scènes les unes à la suite des autres (à la façon d’un petit train) puis de couper les passages trop longs (débuts et fins de scènes).

Retour d’usage écrit par Céline Fons, professeure des écoles à l’Ecole élémentaire Paul Bert. Conflans-Sainte-Honorine (78)