Projet « objets volants » avec des tablettes iPad Ecole élémentaire Mauriceau, Asnières-sur-Seine, 92

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Projet en technologie au cycle3 : « Construire un objet pouvant voler le plus loin possible ». L’objectif était, outre l’utilisation de la démarche expérimentale, de comprendre la portance de l’air.

Ce projet, à visée scientifique, prévoyait l’utilisation de tablettes iPad pour développer des compétences numériques.
3 classes de cycle3 étaient concernées par ce projet, dont le but pour l’élève était de « construire un objet pouvant voler le plus loin possible ». L’objectif était, outre l’utilisation de la démarche expérimentale, de comprendre la portance de l’air.

Le déroulement du projet était prévu de telle façon que chaque classe menait indépendamment le projet avant une réorganisation complète des groupes et le mélange des trois classes. Elles disposaient donc des 14 tablettes pour leurs séances. Les échanges de tablettes entre les classes n’ont posé aucune difficulté.

L’application utilisée, Bookcreator , permet aux élèves de réaliser une présentation sous forme de livre numérique. Elle nous a paru intéressante car elle permettait de retranscrire la recherche des élèves page après page, étape après étape. Leurs montages pouvaient être pris en photo et même en vidéo.
Aucun élève ne connaissait cette application au départ. La prise en main par les élèves a été très rapide. Quelques élèves plus à l’aise ont été choisis pour aider ceux qui avaient des difficultés. Les difficultés de configuration avaient été anticipées (accès par Bookcreator à la caméra par exemple).

La présentation demandée aux élèves nous a semblé adaptée au projet : textes courts, illustrations (photos de schémas), photos et vidéos des constructions.

Obstacles techniques.
Le projet ne prévoyait pas l’usage d’internet par les élèves. Cependant, l’accès à internet était nécessaire pour installer une application (Bookcreator) et pour déposer des documents sur un espace de stockage que les élèves iraient consulter.
Les difficultés d’accès à internet (problème de configuration indépendant des enseignants) ont reculé de 3 semaines le début du projet.
Devant notre incapacité à résoudre le problème par nos propres moyens, nous avons fait appel aux correspondants Créatice de Canopé Hauts-de-Seine qui se sont déplacés et ont résolu cette difficulté.

Les tablettes avaient une autonomie suffisante pour tenir plusieurs jours. Les élèves pouvaient eux-mêmes ranger le matériel en le mettant à charger.

Durée du prêt
Le projet ayant été reporté de 3 semaines, la durée du prêt (moins d’une période) n’a pas suffi à mener à bien le projet tel qu’il était conçu. L’utilisation des tablettes a été restreinte car trop chronophage.
Il était à l’origine question de présenter 3 étapes dans le livre mais les élèves n’ont pu produire que les deux premières.
Dans l’urgence pour rendre le matériel, nous avons envoyé les productions des élèves sur le « cloud » du compte associé au logiciel.
L’affichage des différents livres symbolisant la recherche de chaque groupe n’a pas pu être réalisé dans les temps.

Impact sur les élèves
Le projet a été très motivant pour les élèves. L’utilisation des tablettes, couplée à un projet scientifique était « originale » et stimulante. Les groupes étaient constitués de 3 élèves, ce qui a permis à tous d’utiliser l’objet. Des binômes auraient sans doute été plus adaptés pour l’usage des tablettes, mais pas pour la recherche scientifique.
Certains parents nous ont rapporté que leurs enfants leur avaient fait installer l’application Bookcreator sur leur tablette personnelle.

Apports pédagogiques
L’apport des TICE a suscité un engouement supplémentaire. Le logiciel a permis une plus-value intéressante : outre la motivation (qui aurait de toute façon été forte en raison de la mise en place de ce projet technologique), les tablettes ont été support à des échanges intenses ; elles ont facilité le partage des travaux (déplacement facile, consultation immédiate…), le partage des expérimentations technologiques.

Après la première construction, il est demandé aux élèves d’observer leur objet voler et de « prendre des notes » en s’appuyant sur une grille d’observation (ce qui amènera les notions de tangage, roulis, lacet…). Mais les objets arrivent trop rapidement au sol, ce qui ne permet pas de bien observer les trajectoires ni les comportements. La possibilité de filmer les lancers a permis aux élèves de revoir les trajectoires pour mieux observer. La distinction « expérimentation / analyse des résultats » était ainsi plus claire.

Petit bémol, les élèves ont été bien souvent plus préoccupés par l’embellissement et la présentation de leur livre que par le contenu en lui-même. Le temps requis pour la présentation a été bien supérieur à ce que nous avons estimé et les étapes de rédactions préalables ont parfois été ignorées alors qu’elles étaient nécessaires.

Xavier Delaville, enseignant