Boîtiers d’expression et ASSR
Collège Maryse Bastié de Vélizy-Villacoublay (78)

Publié le

Utilisation des boîtiers d’expression pour la passation des épreuves d’ASSR au collège.

Emmanuelle Dohen a expérimenté, du 30 mars au 16 avril 2015, l’utilisation des boîtiers d’expression Promethean V2 pour la passation des épreuves d’ASSR.

Nous vous proposons ci-dessous son retour d’usage.



Dans le cadre du projet d’établissement, mettant l’accent sur les usages du numérique, nous avons décidé d’utiliser des boîtiers réponse pour le passage de l’ASSR.
Une première expérience d’utilisation des boîtiers avait été menée avec succès en début d’année pour l’élection des délégués de classe. Cela a encouragé la poursuite de l’utilisation de cet outil.
Les objectifs étaient les suivants :
• développer chez les élèves l’usage d’outils numériques diversifiés ;
• favoriser l’adhésion des élèves aux épreuves ;
• faire découvrir l’outil aux équipes enseignantes.


1. Prise en main du matériel

Les boîtiers choisis étaient les boitiers Promethean V2.
Lors du retrait du matériel, une démonstration du logiciel ActivInspire a été proposée.
Une fois de retour dans l’établissement, divers tests ont été menés. Nous nous sommes alors heurtés à plusieurs difficultés :
– l’attribution automatique des noms des élèves aux boîtiers se déroulait mal : il manquait systématiquement 1 ou 2 boîtiers par classe, pour des élèves pourtant présents dans la base de données importée ;
– le choix a donc été fait d’utiliser l’attribution de boîtiers par code PIN, ce qui permettait de contrôler un par un les noms et les boîtiers avec l’inconvénient d’un temps de paramétrage plus long.
A suivi un test à partir d’une épreuve réelle téléchargée. Nous avons alors constaté avec surprise que la plupart des réponses (pourtant conformes au corrigé) étaient comptées comme erronées.
Il nous a fallu reprendre tout le paramétrage du fichier ActivInspire (fourni avec l’épreuve) pour corriger le nombre de réponses attendues qui s’était avéré être la source du dysfonctionnement.
Au final, la prise en main du matériel est loin d’être intuitive et cette difficulté nous a obligés à être présents à chaque passage d’épreuve pour aider les professeurs peu familiers de ces opérations. Le mode opératoire que nous avions conçu ne pouvait suffire, notamment pour l’attribution des boîtiers aux élèves par code PIN.


2. Déroulement des épreuves

Une fois le fonctionnement du matériel établi, le fichier fourni corrigé et à condition qu’une personne ressource soit toujours présente pendant les épreuves, aucun problème technique n’a été relevé.
Les élèves répondent à l’aide du boîtier et les résultats sont disponibles aussitôt l’épreuve terminée.


3. Bilan

Les élèves ont apprécié cet outil. Ils ont tout de suite compris le fonctionnement et un seul d’entre eux (sur 12 classes) a connu des problèmes de manipulation.
Le bilan est plus mitigé pour les adultes référents : beaucoup de temps a dû être consacré à la préparation des boîtiers, à la correction du fichier fourni et à la rédaction du mode opératoire (pour les opérations d’identification des boîtiers). La nécessaire présence d’un référent à chaque épreuve (soit 12 fois) pour aider les enseignants a été très contraignante.
Ce constat annule en grande partie le gain de temps de correction.


Conclusion

L’utilisation peu intuitive des boîtiers choisis rend l’expérience peu concluante.
Cependant, l’intérêt porté par les élèves à ces outils et le gain de temps de correction nous amènera peut-être à renouveler l’essai, mais avec un autre type de boîtiers, plus simples d’utilisation.



Emmanuelle Dohen, principale-adjointe du Collège Maryse Bastié de Vélizy-Villacoublay
Emprunt réalisé dans le cadre de Créatice