Travailler avec un lighthouse en maternelle École maternelle Royer, Longnes (78)

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La grandeur du support et le travail au sol favorisent l’implication corporelle dans l’activité.

Estelle Despins-Faugeras, professeure à l’école maternelle Royer, à Longnes (78) a emprunté un Light House. Voici son témoignage sur l’utilisation de ce matériel en classe.

L’utilisation du lighthouse en classe nécessite, en amont, un travail de prise en main de ce dispositif innovant et du logiciel afférent.
Après six semaines d’utilisation en classe avec mes élèves de moyenne section et quelques groupes de grande section, je commencerais par souligner l’aisance avec laquelle les élèves se sont, quant à eux, saisis de l’outil. Tous ravis de découvrir ce nouveau support numérique d’apprentissage nécessitant une posture différente.

J’ai constaté que la motivation importante des élèves pour utiliser le lighthouse, a permis à certains, habituellement plus en retrait, de prendre plus d’initiatives et de s’investir davantage dans les séances numériques proposées (lors d’activités en groupe de langage et en structuration du temps notamment).

Il me semble que la taille du stylet est encore un peu importante pour des élèves de cet âge, cependant, en graphisme spécifiquement, les élèves ont su adapter leurs gestes à cette contrainte. La grandeur du support favorise leur implication corporelle dans l’activité.

La possibilité de garder un enregistrement du travail réalisé par les élèves est, de mon point de vue, un des avantages majeurs de cet outil, il permet :

  • un retour réflexif sur l’activité
  • une comparaison entre les travaux des différents groupes sur un travail donné
  • une analyse de l’évolution de chaque élève dans un domaine précis.

L’utilisation en grand groupe n’est pas à privilégier (manque d’espace, projection au sol, diagonale de l’image...). Je n’ai, pour ma part, utilisé le lighthouse qu’en petits groupes en proposant une même activité à l’ensemble des élèves tout en la différenciant en fonction des niveaux.

De mon point de vue l’expérience a été très positive. Ce type de matériel nécessite de repenser la mise en place de situations d’apprentissage en les adaptant aux possibilités offertes par ce nouvel outil.
Pour l’avenir, une meilleure formation personnelle sur le lighthouse et le logiciel Sankore me permettront une exploitation plus pertinente des fonctionnalités proposées.

Pour conclure, je dirais que même si les élèves et les collègues regrettent, comme moi, que l’expérience se termine au moment où nous commencions réellement à exploiter le matériel, tous se sont réjouis de découvrir ce dispositif innovant et riche de potentiel lors de cette période d’emprunt.

Estelle Despins-Faugeras, professeure
École maternelle Royer, à Longnes (78)

Matériel prêté dans le cadre de Créatice