Arts visuels et Stopmotion en SEGPA Collège Jean-Zay, Verneuil (78)

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Utiliser des appareils photos numériques pour réaliser de courts films d’animation.

Laure Perucho, professeure en classe EGPA, a emprunté une mallette d’appareils photos, pour une séquence de travail ayant pour finalité la création de courts films d’animation par les élèves d’une classe de 5e.
Voici, dans son retour d’usage, ses objectifs, sa démarche et les productions des élèves.

Les objectifs de cette séquence de travail ont été multiples :

  • travail en groupe
  • mener un projet à terme
  • travail autour de l’image
  • écoute musicale
  • atelier d’écriture
  • pratique d’outils numériques : utilisation d’un appareil photo, et d’un logiciel de traitements d’images

Voici les réalisations des 5 groupes, et ci-dessous le déroulement de la séquence, en 8 séances.






Déroulement de la séquence

Séance 1 : écoute musicale

Après avoir mis les élèves par groupes (4 groupes de 3, 1 groupe de 4), je leur ai proposé différentes musiques instrumentales. J’ai préféré travailler avec des musiques plutôt qu’avec des chansons pour ne pas que les élèves soient influencés par les paroles.
J’avais au préalable téléchargé ces musiques sur le site jamendo.com. La seule contrainte de la mise en ligne de ces musiques, libres de droit, est d’en citer la source lors de l’utilisation.
Après avoir écouté différentes musiques aux univers très différents, chaque groupe a choisi la musique qui pouvait le plus leur inspirer une histoire. (un groupe aura finalement changé de musique en fin de projet). Le problème auquel j’ai été confrontée est que la majorité des groupes ont choisi la musique qui a le plus plu au groupe classe.
En reprenant ce projet, je leur ferais écouter les musiques avec des casques, en salle informatique, afin que les élèves ne s’influencent pas les uns les autres.

Séance 2 : écriture d’une histoire

Après ré-écoute des musiques choisies par les groupes, chaque élève a dû définir le lieu dans lequel se déroule l’histoire, choisir au moins un personnage, et écrire un petit scenario à mettre en scène.
Au sein de chaque groupe, les élèves se sont mis d’accord sur un lieu, et sur les personnages intervenant dans l’histoire.
Si le fait d’avoir un « support » a pu permettre à tous les groupes de se lancer dans la tâche en séance 4, la plupart des élèves n’ont finalement pas respecté l’histoire initialement prévue (soit parce que les actions leur ont semblé trop difficiles à mettre en scène, soit parce qu’ils ont été finalement différemment inspirés par les personnages Playmobil®).

Séance 3 : arts plastiques, dessiner un décor

Chaque élève a dû dessiner (aux feutres) un décor sur une feuille de papier Canson A4, le groupe votant ensuite pour le décor qui semblait le plus adapté à l’histoire. Certains groupes ont choisi d’utiliser plusieurs fonds (un par action). D’autres groupes se sont finalement découragés, ont perdu les travaux à terminer chez eux, et ont choisi d’imprimer des images à partir d’une recherche sur internet.

Séances 4, 5 et 6 : photographies

J’ai apporté de petits objets (Playmobil® essentiellement), les élèves qui le souhaitaient pouvaient également apporter leurs jouets, en fonction du scenario imaginé.
Un travail avait été mené au préalable (durant le 1er trimestre), les élèves savaient donc l’illusion d’optique créée par le passage rapide d’une image à l’autre (réalisation de thaumatropes avec bâtonnet). Après quelques essais, les élèves ont compris que le fait d’enchaîner rapidement des images donnaient l’illusion d’un mouvement.
Ainsi, chaque groupe a mis en scène une petite histoire. La consigne était d’obtenir au moins 200 images.
Le problème auquel j’ai été confrontée : ayant oublié de changer la résolution des images, les photos prises ont été d’une qualité optimale, donc trop lourdes pour pouvoir être exploitées par un logiciel de traitement d’images. Il a donc été nécessaire de les alléger avant le montage vidéo (par exemple au moyen du logiciel iResize, sur Mac).
Pour notre prochain projet, je choisirai une faible résolution directement sur les appareils photos (800x600).

Séance 7 : transfert des images sur l’ordinateur, et utilisation du logiciel Windows Movie Maker

Les appareils photo sont prêtés avec un cordon, les photographies ont été facilement enregistrées sur l’ordinateur.
Par groupe, les élèves sont venus importer leurs images sur Windows Movie Maker. Plusieurs essais ont été faits, les élèves se sont rapidement aperçus que le temps d’1 seconde par image était trop long, la durée finalement choisie a été de 0,25 s, soit 4 images à la seconde.

Séance 8 : analyse critique

J’ai mis les vidéos en ligne sur le site Scolawebtv.
Les films sont hébergés à l’adresse suivante :
https://scolawebtv.crdp-versailles.fr/resultat.php?disc=&niv=&evt=&aut=462&mot=&media=
et sont également publiés sur le site du collège.
Les élèves ont, en classe, visionné leur film d’animation ainsi que ceux de leurs camarades.
Les élèves ont dû critiquer (critiques positives ou points à améliorer) la réalisation de chaque film.
Ces remarques nous serviront lors de la réalisation du prochain projet : création de films d’animation illustrant certains points du règlement du collège.

Conclusion
Les élèves ont tout de suite adhéré au projet, et se sont totalement investis, leurs échanges ont été très riches.
En visionnant leurs productions, ils ont exprimé leur fierté d’avoir "créé des films".
Le fait de voir leurs vidéos publiées d’une part sur Scolawebtv, un site académique, et sur le site du collège valorise d’autant plus leur travail.

Laure Perucho, professeure en classe EGPA
Collège Jean-Zay, Verneuil (78)

Matériel prêté dans le cadre de Créatice