Les ardoises Bic en IME
IME le Castel, Gazeran (78)

Publié le

Utilisation des ardoises numériques Bic dans une classe d’un Institut Médico-Éducatif (IME) composée d’élèves handicapés atteints de déficience intellectuelle.

Élise Dixneuf a expérimenté, du 3 mars au 20 juin 2014, l’utilisation des ardoises numériques Bic dans une classe d’un Institut Médico-Éducatif (IME) composée d’élèves handicapés atteints de déficience intellectuelle.

Nous vous proposons ci-dessous son retour d’usage.

Activités réalisées sur ces tablettes

  • dictées de sons, de mots, de phrases
  • associations sons et images, images et mots, images et phrases
  • support ardoise avec fiche de travail PDF, Word ou PowerPoint
  • graphisme

Point forts

  • matériel solide
  • marge de liberté limitée, le travail est sécurisé, les élèves ne peuvent pas aller sur internet
  • possibilité de travailler avec des casques : le travail peut être individualisé, les élèves ne sont pas gênés par le bruit
  • la fonction écriture, pour laquelle nous pouvons enregistrer des sons, est un outil très pratique et efficace pour les dictées qui sont personnalisables et pour lesquelles l’élève peut aller à son rythme
  • peu d’interactivité, peu de « boutons » sur la page en cours qui renvoient à un lien ou une autre activité
  • permet un véritable gain de concentration : des enfants avec troubles de l’attention peuvent ainsi rester mobilisés sur une plus longue période

Points faibles

  • la difficulté pour installer le logiciel pilote des ardoises sur son propre PC de classe relié au TNI
  • utilisation du stylet et non du doigt
  • pas de fonction micro
  • le passage du format papier au format ardoise est compliqué dans la mise en page, les exercices sont trop petits, ils doivent être modifiés pour être bien lisibles sur l’ardoise
  • plus d’interactivité des diaporamas PowerPoint
  • lorsqu’un élève a fini la séquence de travail avant les autres, impossibilité de le relancer sur autre chose sans arrêter le reste des élèves
  • les consignes ne peuvent pas toujours être données sous forme orale (enregistrée) pour les non-lecteurs
  • les « applications » sont trop restrictives (nous n’avons pas la possibilité d’insérer des images comme nous le voulons par exemple)
  • l’accès à un contenu internet est tellement compliqué que je n’ai pas réussi à m’en servir pendant les 8 semaines
  • des effets de contre-jour gênent la visibilité sur l’écran, les élèves cherchent à incliner la tablette pour y remédier

Pour conclure, j’ai trouvé ce support intéressant car c’est une source de motivation réelle pour les élèves et également un outil qui favorise leur concentration, mais la trop grande rigidité de ce matériel l’emporte.
Du point de vue de la spécificité des élèves que j’accueille en classe (IME), cela m’a permis d’individualiser encore davantage les supports, cela permet à chaque élève d’avancer à son rythme mais la rigidité du matériel m’a empêchée de pouvoir individualiser jusqu’au bout (impossibilité d’enregistrer les consignes à l’oral pour certains exercices par exemple).

Élise Dixneuf, professeure des écoles à l’IME le Castel de Gazeran
Emprunt réalisé dans le cadre de Créatice