La mallette balado en classe d’anglais en CM2 Ecole élémentaire de Chèvreloup, Rocquencourt (78)

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Travail de l’oral autour d’un album en anglais.

Sylvie Lange, professeure à l’école élémentaire de Chèvreloup, à Rocquencourt (78), a emprunté une mallette balado, pour l’utiliser en classe d’anglais en CM2.
Voici son retour d’usage.

  • Aspects techniques

J’avais déjà emprunté une mallette d’ipod mais l’utilisation de celle-ci m’avait semblée très complexe. J’étais perplexe quant à l’utilisation de matériel de baladodiffusion. Cependant, j’avais aussi découvert lors d’une même animation pédagogique la mallette Balibom , que j’ai décidé d’emprunter.

J’ai installé la mallette dans la salle d’anglais où les élèves avaient cours. Elle est volumineuse et lourde, mais le principe d’une valise « tout en un » est très attrayant. En un rien de temps les baladeurs étaient distribués, et une fois le cours terminé, j’ai pu récupérer facilement les fichiers des élèves, le logiciel de prise en main étant très simple.
Les baladeurs ont été répartis selon une liste écrite, je n’ai donc pas attribué de noms aux baladeurs sur l’ordinateur.
Les élèves ont pris en main les baladeurs assez facilement. Certains enfants avaient du mal à arrêter l’enregistrement ou à s’écouter, mais ces difficultés ont été très vite surmontées.
La mallette comportait 23 baladeurs. J’ai une classe de 23 élèves donc cela aurait dû aller très bien. Mais, deux des baladeurs ont été changés et la notice explicative fournie ne leur correspondait pas. Un élève n’a pas pu écouter l’enregistrement, même si le fichier apparaissait. J’ai donc choisi d’organiser des activités individuelles ou en binôme.
La sensibilité des micros est suffisante pour la compréhension des propos des élèves.

  • Aspects humains

Les élèves ont beaucoup apprécié cette séquence, montrant à chaque fois beaucoup d’implication. Le travail à deux s’est à chaque fois bien déroulé. Ils n’ont pas hésité à s’enregistrer plusieurs fois.
Les parents ont fourni les casques sans aucune réticence et ont été très satisfaits.
Les collègues ont été intrigués de voir cette mallette et se sont informés sur les modalités d’emprunt.

  • Aspects pédagogiques

La séquence tournait autour de l’album « The Gruffalo » de Julia Donaldson.

La première séance a permis aux élèves de se familiariser avec l’utilisation du baladeur. Je leur ai fourni la notice, ils devaient écouter un enregistrement d’un poème lu (« Mice » de Rose Fyleman) et répondre à des questions. Ils ont écouté plusieurs fois le texte afin de répondre aux questions en binôme.
Cette première partie a permis d’assurer la compréhension du poème après une mise en commun. Un travail sur le vocabulaire a été mis en place.

Ensuite, un travail phonologique a été fait afin de repérer les rimes, le découpage des vers en unité de sens, l’intonation, la prononciation de certains mots…
Ce travail a permis aux élèves de mémoriser, au début de chaque séance, une partie du poème, et de s’enregistrer.

Ensuite, les élèves ont découvert l’histoire « The Gruffalo » à l’aide d’un support visuel. Ils ont repéré les personnages, ce qu’ils faisaient et un résumé de l’histoire a été rédigé. Le fait d’avoir travaillé sur le poème et le vocabulaire au cours des séances précédentes a facilité le travail de compréhension. Le vocabulaire des verbes d’action a été travaillé.

Puis, nous avons travaillé la description en introduisant la structure « He has got ».
Au début de chaque séance, je donnais à chaque élève un compte rendu de sa production et des points à améliorer. Puis les élèves s’entraînaient à répéter de nouveaux vers du poème.
Les élèves ont dessiné un monstre et l’ont décrit à toute la classe. Au préalable, ils s’étaient enregistrés et je les ai corrigés. Les groupes lisaient leurs productions et la classe devait dessiner le monstre. Nous avons vu comment enrichir ces descriptions par l’ajout d’adverbes. Nous avons aussi travaillé sur l’ordre des adjectifs.

La séance d’évaluation s’est organisée très simplement. Les élèves étant autonomes pour dire leur poème et produire un dialogue basé sur des devinettes : ils devaient trouver de quel monstre l’autre parlait par un jeu de questions/ réponses. Ils se sont enregistrés.

Les élèves ont découvert le film « The gruffalo » et ils ont dû le comparer avec le livre.

Les deux supports ont été projetés lors de la dernière séance, ce qui a permis de vérifier les hypothèses.

J’ai beaucoup apprécié de travailler avec des baladeurs, car je disposais de plus de temps pour analyser les productions et fournir des remarques plus ciblées. Les productions des élèves se sont enrichies au fur et à mesure des séances et à la fin, certains élèves n’ont pas hésité à discuter pendant près de 5 minutes. Les élèves en difficultés se sont vraiment impliqués dans cette séquence et ils ont tous bien participé.

En conclusion, l’utilisation de la mallette est un vrai plus pour l’enseignement des langues : il permet de progresser très vite, grâce au côté ludique très apprécié des élèves. L’aspect « nouvelle technologie » est un atout.

Sylvie Lange, professeure
École élémentaire de Chèvreloup, à Rocquencourt (78)

Matériel prêté dans le cadre de Créatice