La division au CM1 sur des ardoises numériques Bic École élémentaire des Hélices vertes - Cerny, Essonne

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Comment les fonctionnalités du logiciel Bic permettent de faire une vidéo (en mode écriture) qui peut être utilisée pour des maths, et plus précisément pour vérifier que l’élève sait faire correctement une division.

Contexte :

Canopé Essonne m’a proposé d’essayer avec les élèves de ma classe les ardoises numériques Bic. J’ai de suite souhaité tenter l’aventure pour plusieurs raisons : la première, par curiosité parce que je n’avais jusqu’alors travaillé que sur PC et non sur un autre média ; la deuxième parce que cet outil permet l’ouverture vers le numérique ; la troisième, en partant du principe que si l’outil ardoise m’attirait autant, il en serait de même pour les élèves. J’ai innové en utilisant le module d’écriture pour faire exécuter des divisions aux élèves, ce qui me permettait de contrôler le cheminement de l’opération de chaque élève grâce au mode vidéo inclus dans ce module.

1 La prise en main

1.1 Des élèves
Il faut considérer que les élèves sont des CM1 et dans l’ensemble autonomes. La prise en main a été rapide et n’a pas entraîné de difficultés et les élèves ont rapidement compris, via les icônes utilisées, proches de leur univers, comment utiliser l’outil. L’accueil a été enthousiaste et ils étaient impatients d’utiliser ce nouvel outil dans le cadre de leur travail de classe.
Ils se sont bien adaptés aux exercices proposés ( exercices de QCM, étiquettes à déplacer, navigation sur un site web spécifique choisi par l’enseignant, écriture libre, etc).

J’ai remarqué que le support numérique permettait de capter leur attention et une fois lancés sur leurs exercices, les élèves étaient concentrés sur leurs travaux. De nombreux élèves disposent de tablettes numériques chez eux et les ardoises se rapprochent de leur univers numériques domestiques avec des matériels bien plus performants que ceux présents dans les écoles. Cet état de fait a dû faciliter la prise en main de l’ardoise.

1.2 De l’enseignant
La prise en main implique d’être ouvert et familiarisé avec l’interface internet, les logiciels intégrés, les clés USB à utiliser simultanément, etc. mais cela à l’usage ne pose pas de problèmes majeurs (simples problèmes d’oublis de connexion internet, d’absence de réseau suivant le lieu d’utilisation, etc.)

La création des exercices n’était pas évidente au début parce qu’il a fallu apprendre à utiliser les différentes possibilités du logiciel de création d’exercices.
La création d’exercices est très chronophage au début mais cela devient plus aisé avec l’habitude. Par contre, sur les exercices de calculs mentaux et notamment sur les tables de multiplication, la correction est automatique et là, le gain de temps lors de la correction devient intéressant et facilement exploitable parce que le logiciel corrige et affiche le résultat de l’élève et indique également les erreurs le cas échéant.

J’ai apprécié le logiciel de texte libre que j’ai utilisé pour l’apprentissage des divisions. En effet, le logiciel enregistre en temps réel ce que fait l’élève. Je l’ai exploité en demandant aux élèves d’effectuer des divisions. L’enregistrement et le mode vidéo m’ont permis de vérifier la procédure de résolution de la division par les élèves et ainsi a posteriori (et donc après visionnage) reprendre et rectifier la procédure avec l’élève en question.

2 Le point de vue pédagogique 
Il est incontestable que l’adhésion a été facilitée grâce au média ardoise numérique, beaucoup plus proche de leur univers, qui permet de rendre l’apprentissage plus ludique et facile. Il est plus agréable pour eux d’avoir à donner des réponses sur des tables de multiplication sur une ardoise que sur une feuille de papier.

L’ardoise permet une différenciation facilitée grâce à la possibilité d’attribution d’exercices en fonction du niveau de chaque élève. En effet, il est possible de créer des groupes d’élèves et donc des groupes de niveaux permettant ainsi de cibler les exercices en fonction des difficultés de certains.
De plus, le nombre limité d’ardoises favorise le travail en groupes ou en ateliers et oblige l’enseignant à sortir du schéma de la pédagogie classique en classe entière.

3 Les inconvénients
Il faut considérer que le logiciel intégré sur l’ordinateur pilote et les ardoises propose un nombre limité de modules d’exercices, stéréotypés, ce qui limite énormément les possibilités de travail et qui pourrait à la longue, lasser les élèves.
Autres difficultés inhérentes au logiciel :
- il accepte certains formats ( format jpeg pour les fonds d’écran lors de la création de certains exercices )
- dans les exercices de QCM par exemple les lignes de questions à créer n’offraient qu’un nombre- limité de caractères
- la remontée des résultats n’offraient pas toujours une lecture efficace et rapide et demandaient des manipulations fastidieuses ...

De plus, le nombre d’ardoises limité (6 pour 27 élèves) m’a obligé à repenser mon organisation de classe en ateliers. J’aurais préféré travailler avec une ardoise par élève, cela m’aurait permis d’offrir de moments en classe entière et plus de possibilités de tester les différents types d’exercices proposés par le logiciel Bic Connect.

Enfin, lorsqu’un élève finit une série d’exercices (soit 5 exercices), il faut gérer la session de cet élève via l’ordinateur pilote et en mettant fin à sa session pour qu’un autre élève puisse à son tour aller sur la sienne et ainsi travailler. Ceci implique qu’on ne peut donc pas laisser en complète autonomie les élèves travaillant sur les ardoises.

BILAN GÉNÉRAL :

Le bilan général est positif grâce au très bon accueil, à la rapidité et à la facilité de prise en main des élèves face à ce support numérique.
Les logiciels intégrés offraient des choix intéressants d’exercices mais ils mériteraient des améliorations. Ils laissent cependant présager des supports plus fournis et aboutis qui seront intéressants à l’avenir.
Un prêt sur une plus longue période avec plus d’ardoises serait encore plus profitable aux élèves et aux enseignants.
Pour finir, cette expérience me donne envie de réutiliser ce support numérique de travail grâce aux possibilités offertes et compte tenu de l’enthousiasme des élèves.

Patrick Blateyron, Ecole des Hélices vertes à Cerny, 91 Essonne
Emprunt réalisé dans le cadre de Créatice