Création de documents multimédia en cours d’espagnol : les tablettes numériques Collège Maison-Blanche, Clamart (92)

Publié le

Autonomie et prise d’initiatives. Beaucoup d’investissement de la part des élèves.

Voici le compte-rendu d’expérimentation d’une période de quelques semaines d’une mallette de tablettes en cours d’espagnol, par Alice BARD-MAIER, professeure au collège Maison-Blanche, à Clamart (92).

L’utilisation des ipads a été d’un point de vue général très bénéfique. J’ai pu les utiliser avec toutes mes classes (6 niveaux différents).

Mise en place des tablettes en classe

J’ai numéroté les ipads, créé des groupes de 2 ou 3 élèves en fonction du nombre d’élèves par classe. Chaque groupe avait une tablette attitrée. Cela permettait de savoir qui avait en charge un ipad bien précisément. Ce procédé s’est fait rapidement car les élèves sont habitués à travailler ainsi avec les baladeurs mp3.

Le travail avec les élèves

  • Appli CBB : Troisièmes bilangues
    L’objectif premier était de créer un livre numérique avec CBB.
    Travail en amont : Création d’une dropbox pour la classe. Les élèves devaient y déposer leurs fichiers. Ces fichiers étaient des travaux faits sur différents thèmes étudiés au cours de l’année (l’égalité homme-femme, le monde du travail, prédire l’avenir).
    En classe les élèves devaient créer leur livre en l’animant de photos, de mini-vidéos (les élèves se sont mis en scène), de questionnaires (QCM), d’enregistrements.
    Les élèves travaillaient en autonomie et étaient responsables de leur livre.
    A la fin j’ai laissé sur la dropbox les livres numériques. Les élèves peuvent donc revoir les différentes créations.
    Ce travail était assez conséquent et était l’aboutissement de différentes séquences.

Les autres classes ont travaillé avec l’Appli Bookabi.

  • Le groupe euro
    Des élèves ont travaillé sur les ressemblances entre les peintures de Jan Van Eyck et de Velázquez à partir d’un poème espagnol contemporain. Ce travail a été très bien réalisé. Montage des détails similaires dans les deux œuvres picturales, texte, sons. C’était une réelle appropriation et restitution des connaissances.
    J’ai pu aussi créer une dropbox pour ce groupe et à l’issue de cette période, y laisser ainsi leurs travaux finalisés. Néanmoins le transfert des dossiers a été parfois long.
  • Les quatrièmes LV2 et les sixièmes LV1 ont créé un arbre généalogique fictif et ont dû le présenter (travail avec appareil photo et enregistrement). Je n’ai malheureusement pas pu garder leurs travaux.
    Les cinquièmes LV1 ont travaillé sur le thème de Me gusta / no me gusta (j’aime, je n’aime pas). Sur une dropbox ils ont chargé des photos puis les ont récupérées afin de les insérer dans le livre.
  • Les troisièmes LV2
    Travail sur la météo. Les élèves devaient aller sur une dropbox pour charger une carte météo de l’Espagne puis l’insérer dans bookabi et faire le commentaire de la carte ; enfin indiquer la saison correspondante.
    Au préalable les élèves avaient sur l’appli evernote des bulletins météo, afin de s’approprier le vocabulaire de la météo et l’assimiler.

Conclusion

Le côté ludique de la tablette a permis à tous les élèves de s’investir. Ils ont tous apprécié cette période de travail et ont été déçus lorsque l’on a dû les rendre.
Des élèves totalement passifs habituellement ont pris des initiatives, ont participé.

Avant de rendre les tablettes, j’ai montré aussi l’application tellagami (création de petites animations). Les élèves ont bien aimé et je reçois même maintenant des gami de certains de mes élèves. L’espagnol devient totalement ludique et les élèves prennent plaisir à m’envoyer leurs créations.

Inconvénient toutefois : impossible d’envoyer un gami ou un bookabi depuis le collège (problème de connexion). J’ai quand même travaillé avec bookabi (plus pratique à mon avis que tellagami pour les travaux que je voulais faire car pour Tellagami, 30 secondes maxi de prise de parole).

Bilan très positif tout de même :
Je ne regrette vraiment pas ce travail qui prouve une fois de plus que les TICE sont des moyens, des déclencheurs pour l’acquisition du savoir. Les élèves sont beaucoup plus autonomes, ils prennent des initiatives et donc c’est une belle expérience. Même pour la professeure, qui cherche de nouvelles applications, qui essaie de comprendre quand ça ne fonctionne pas et qui est aussi ravie quand la solution est trouvée.
Les parents ont dit que l’expérience était en effet une belle initiative et que les enfants étaient enchantés.

Perspectives :

  • Regarder de plus près certaines applications pour créer des cartes de vœux l’année prochaine.
  • Récréer des livres numériques notamment avec les groupes euro.
  • Retravailler avec bookabi en espérant qu’au collège on trouve une solution pour l’envoi plus facile des réalisations.

Alice BARD-MAIER, professeure d’espagnol
Collège Maison-Blanche, à Clamart (92).

Matériel prêté dans le cadre de CréaTice