La barre interactive en SVT au collège Collège Ferdinand-Buisson, Juvisy-sur-Orge

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Voici le témoignage de Stéphanie Reynès, professeure de SVT au collège Ferdinand Buisson à Juvisy sur Orge, au sujet de son expérimentation de la barre interactive Mimio.

Quelques collègues de l’établissement disposent d’un TNI et en sont très satisfaits ; cela m’a donc donné l’envie de tester ce type de matériel, d’autant que je présente déjà beaucoup d’illustrations de mon cours sous forme de diaporamas animés. Au cours d’une réunion d’information au CDDP j’ai appris l’existence de la barre interactive, j’ai assisté à une démonstration lors du salon InterTICE, j’ai pensé que cet outil me permettrait d’annoter mes diaporamas en direct devant les élèves, en fonction de leurs interventions.

Installation.
L’installation est simple : deux vis.
Cependant je pensais pouvoir l’utiliser sur mon écran de projection, mais cela n’est pas possible car la barre doit être fixée sur le même support que celui sur lequel on utilise le stylet. J’ai téléchargé les logiciels indiqués sur le site du constructeur et les ai installés sur mon ordinateur personnel. Je dispose d’un cube TICE pour projeter sur le mur de ma salle.

Utilisations.
Mon but n’est pas de remplacer mon tableau noir par le numérique, mais que les deux soient complémentaires. Ainsi, les élèves ont face à eux le mur sur lequel je projette mes documents à annoter et les deux tiers d’un tableau noir. Cela est très pratique.
Sans formation sur le logiciel-outil Bloc Notes, il est fort probable que je sois passée à côté de fonctionnalités intéressantes, mais j’ai décidé de conserver ou de créer des diaporamas comme avant, mais que j’annote en classe.
Ces diaporamas reprennent les documents que je distribue aux élèves ou bien des illustrations en plus. Je ne fais donc plus de photocopies sur transparent et je peux présenter aux élèves des documents en couleurs beaucoup plus simplement.
J’utilise « outils Mimio » qui me permet « d’écrire » sur mes documents déjà numérisés.
Les élèves sont volontaires pour venir corriger au tableau (d’ailleurs ils sont également volontaires pour réaliser le calibrage…). Au cours des premières utilisations, certains proposaient leur aide et leurs idées pour améliorer l’utilisation, formulaient également leurs critiques, ce qui a permis d’instaurer un échange constructif : "c’est mieux pour nous si c’est comme cela", …

Il est possible d’enregistrer les annotations faites sur un document, de ce fait on peut revenir sur un document plusieurs fois. C’est le cas en 5ème avec la construction d’un schéma des échanges au sein de l’organisme, que nous complétons à la fin de chaque chapitre.

Bénéfices et problèmes rencontrés.
Je commence par les problèmes…ma salle n’est pas bien adaptée : je n’ai pas de tableau blanc, afin de conserver mon tableau noir, j’ai demandé à ce que la barre soit fixée au mur, cependant la peinture s’écaille, cela me cause des soucis de fiabilité. En effet, je ne peux pas profiter de tout l’espace, à certains endroits, le stylet ne répond plus et cela engendre des traits qui n’ont pas lieux d’être. De plus mon écriture est souvent rendue mal soignée : je ne peux écrire que des phrases très courtes, des mots. J’utilise l’outil « texte » si je dois insérer une réponse plus longue ou si je veux être sûre que le résultat soit propre et lisible pour tous les élèves. Finalement, c’est très pratique, d’autant qu’on peut déplacer le texte sur le document.
De plus, mon cube TICE n’est pas fixé au plafond, je suis obligée de refaire fréquemment le calibrage, cela cause d’autres soucis de fiabilité.

Les bénéfices : les documents projetés sont plus lisibles pour les élèves du fond de la classe, en effet je peux faire des zooms et régler le grossissement, ce que je ne pouvais pas avec les transparents.
Je ne fais plus de transparents, c’est une économie ! Tous mes documents étant présents dans mon ordinateur, je peux présenter et annoter un document que je n’avais pas inclus initialement dans ma séance, mais qui s’impose au vu des remarques ou des questions.
Ce support informatique couplé au tableau noir permet surtout de conjuguer les points positifs des deux outils, lors de la construction d’un schéma, par exemple. Je donne la méthode et l’exemple sur le tableau à craie (dont la fiabilité ne me fait jamais défaut). Puis je projette ce que j’avais préparé initialement en ajoutant si nécessaire des annotations.
Dans l’exemple présenté en photos, le cours est écrit au tableau au préalable, et le reste pendant que nous faisons les activités et exercices qui y sont associés.

Exemple d’utilisation : en 4ème, géologie, Les conséquences de la disparition d’un océan.

  • Etape 1 : l’activité qui amène à la notion de collision.
    Je projette, en couleurs, le polycopié que j’ai distribué aux élèves, nous répondons aux questions et nous annotons les schémas. Puis, le bilan est écrit à côté, sur le tableau à craie. C’est un PDF.
  • Etape 2 : Le bilan est encore au tableau, nous avons fait un exercice d’application (annotations, légendes). C’est une diapo.

    Une élève corrige un exercice.

Conclusion
Je pense que c’est un outil utile, je regrette que ma salle ne soit pas totalement adéquate pour profiter pleinement de toutes les potentialités de la barre interactive, dès que je pourrais obtenir un tableau blanc bien plan, le rendu des productions sera bien meilleur. J’ai demandé la prolongation du prêt, car je pense que c’est en utilisant ce matériel qu’on découvre ses autres fonctionnalités, et que j’aurai des idées pour améliorer le rendu.
Les élèves ont parfois du mal à conserver leur attention, la barre interactive me permet de projeter en plus gros, cela leur facilite le travail de recopie et ils se découragent moins vite.

Stéphanie Reynès, professeure de SVT au collège Ferdinand Buisson à Juvisy sur Orge.
Matériel prêté dans le cadre de CréaTice.