Barre interactive en technologie Collège Pierre-Perret, Bernes-sur-Oise

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Voici un bilan très complet de Nicolas Grassart, professeur de technologie au collège Pierre-Perret, Bernes-sur-Oise, après quelques mois d’utilisation de la barre interactive Mimio.

  • 1. Installation
    L’installation du logiciel MimioStudio est simple et rapide. Pas de problème de configuration exigeante ou de configuration d’options d’installation qui pourraient vite devenir complexe pour des utilisateurs novices, comme on peut le voir avec d’autres installations.
    La liaison « ordinateur-vidéoprojecteur-barre mimio » se fait très rapidement, encore une fois, sans configuration particulière pour la détection des différents périphériques. Ce qui est très agréable et qui permet un accès à cet outil pour tous les utilisateurs sans risque de ne pas savoir l’installer ou le configurer.
  • 2. Prise en main
    La prise en main est très facile, avec le logiciel « Bloc-notes MimioStudio ». La barre d’outils sur le côté est facile d’accès et facile d’utilisation. Le bouton de raccourci sur le stylet est également appréciable pour la visibilité ou non de la barre d’outils.
    Pour rentrer un peu plus dans les détails de la barre d’outils, elle a donc l’avantage d’être très simple d’utilisation, mais a l’inconvénient de ne pas proposer beaucoup d’options pour effectuer des pages avec des éléments complexes (comme on pourrait trouver dans un traitement de texte ou un logiciel de présentation).
    Il faut donc utiliser différents logiciels pour faire la mise en page souhaitée des différentes pages créées sous « Bloc-notes MimioStudio ».
    La galerie est très fournie et le fait de pouvoir la compléter avec nos propres fichiers est très intéressant et facilite l’accès aux différents éléments désirés. Cependant cela peut devenir également un peu confus pour trouver rapidement un document et peut prendre du temps à l’ouverture de la galerie.
    La présentation des pages sous forme de vignettes rend la navigation dans le document très simple.
    Les différentes applications (outils texte, révéler, projecteur…) sont très simples d’utilisation et permettent de réaliser des effets très rapidement et simplement.
    Pour conclure, une prise en main donc très agréable et surtout accessible à tous (avec une très bonne précision du stylet). Pourquoi ne pas rajouter un « mode expert » qui offrirait plus d’options de mise en page pour les utilisateurs avertis, et pouvoir arriver à faire des réalisations complètes via uniquement le logiciel mimio sans avoir à passer par un logiciel tiers…
  • 3. Adéquation au projet du collège, aux attentes
    Le collège Pierre-Perret possède déjà 2 TNI « fixes », un en salle de mathématiques et un autre en SVT. Le collège est également équipé en vidéoprojecteurs et cubes tice. Leur nombre étant insuffisants pour en avoir un par enseignant ou un par salle, ils sont donc en libre-service sur des chariots roulants. Cet outil étant devenu indispensable dans la pratique pédagogique des enseignants du collège, ils sont tous constamment utilisés et tous les professeurs ne peuvent pas les utiliser à tous les moments souhaités.
    L’idée de base de la barre mimio pour le collège, était que cet outil vienne compléter les vidéoprojecteurs en libre service, afin que chaque enseignant puisse avoir accès à un TNI lorsqu’il le désirait. De plus, si un investissement éventuel devait se faire, le coup financier serait évidemment moindre avec le couplage « vidéoprojecteur – barre mimio » que de l’achat de TNI « fixes », qui seraient dédiés à une seule salle.
    Bien qu’évident (mais on avait oublié ce détail…), lorsqu’un vidéoprojecteur est disposé sur un chariot ou sur une table, lors de la projection au tableau, la lumière projetée devient gênante pour la personne qui se retrouve en face, et de plus les ombres peuvent venir cacher la zone de projection. Encore une fois, le collège n’ayant pas encore assez de vidéoprojecteurs pour tous, ils ne peuvent donc pas être fixés au plafond et donc résoudre ce problème de luminosité !
    Nous nous sommes donc retrouvés avec une utilisation légèrement contrainte de la barre mimio à cause de la gêne de la luminosité et de l’effet d’ombre du vidéoprojecteur.
    Evidemment, lorsque le collège aura des vidéoprojecteurs au plafond, le choix de la barre mimio pourra être un très bon choix pour passer à « l’interactif ». Avec plusieurs barres en accès libre pour les enseignants désirant l’utiliser. Celle-ci étant très rapide d’installation et facilement déplaçable. De plus, la barre mimio, contrairement aux TNI « fixes », permet de conserver le tableau blanc sur lequel on peut toujours écrire. Ce qui est un très grand avantage !
  • 4. Apport pédagogique
    La barre mimio (au même titre que le TNI) est un atout indéniable dans la pédagogie des enseignants.
    De manière globale, l’ajout de cet élément permet un regain d’intérêt des élèves en rendant plus ludiques les enseignements et les interventions des élèves au tableau. Les élèves sont plus demandeurs lors de passage au tableau. L’utilisation étant plus agréable, intuitive et plus ludique qu’un simple feutre.
    Cela offre également une meilleure visibilité pour les élèves, permet d’attirer l’attention et la concentration. Les méthodes d’apprentissage, les activités, les supports sont plus diversifiés et permettent de fédérer l’ensemble de classe et de favoriser une pédagogie différenciée.
    Quelques exemples rapides testés :
    - utilisation de cartes géographiques, interactions et annotations directement sur une carte. Ce qui facilite la lecture de celle-ci et la compréhension pour les élèves.
    - utilisation d’outils de mathématiques interactifs, qui rendent les explications au tableau également plus claires et plus lisibles. Et encore une fois, pour le passage des élèves au tableau, ce genre d’outils facilite grandement l’utilisation des outils mathématiques et les élèves gagnent en concentration et en intérêt sur ce qui est en train de se passer au tableau.
    Exemples en cours de technologie :
    1. L’enseignant peut intervenir face à tous les élèves, de manière plus visuelle, plus ludique et d’impliquer plus rapidement les élèves dans l’activité proposée avec un support visuel évidemment plus attractif qui permet une meilleure concentration et une entrée plus rapide dans l’activité.
    Par exemple lors de l’explication de la situation de départ d’une activité, l’exposé d’une situation problème et le recueil des premières hypothèses des élèves sur le sujet.
    On peut conserver rapidement les premières notes des élèves d’une activité pour pouvoir ensuite y revenir à la fin de l’activité et donc de valider ou invalider les hypothèses de départ. On peut donc avoir des documents rapidement sauvegardés, réutilisés et différenciés selon les classes (toutes les classes n’auront pas forcement les mêmes hypothèses par exemple…)
    2. Cela permet également de faciliter la démonstration de logiciels. Le fait d’utiliser le stylet et d’utiliser le logiciel directement, est bien plus clair et lisible pour les élèves, que l’utilisation de la souris sur une table où les élèves ne voient pas forcement les déplacements que l’on peut faire. Les élèves peuvent également venir au tableau pour utiliser le logiciel et montrer une réalisation ou une solution à la classe, de façon plus visible que si l’on devait utiliser une souris sur une table. L’ajout d’une tablette en complément de la barre mimio pourrait être un atout supplémentaire, par exemple pour des élèves qui ne pourraient pas se déplacer au tableau.
    Logiciels testés avec la barre mimio : eDrawings, SweetHome3D, GoogleSketchup, RDM6.
    3. En milieu de séance, cela permet d’approfondir ou reprendre certains points plus rapidement, notamment pour noter au fur et à mesure des observations d’élèves (et pouvoir les sauvegarder) ou pour revenir sur une explication particulière sur le logiciel utilisé durant la séance.
    4. A la fin de l’activité, les élèves viennent au tableau expliquer leurs solutions. La projection de leurs schémas par exemple et le fait de pouvoir rajouter des annotations dessus avec le stylet, rend l’intervention des élèves également plus visuelle et permet au reste de la classe d’être concentré sur l’exposé en cours.
    5. Après le passage des élèves au tableau, on peut ensuite passer à la réalisation d’une synthèse « active » où les élèves ne font pas uniquement que recopier un cours, mais peuvent participer à la conception de celui-ci. Encore une fois, cela facilite l’apprentissage, et la concentration sur une partie de séance qui pourrait peut-être, être « moins intéressante » pour les élèves.
    La synthèse pourra être ensuite sauvegardée et mise en ligne pour que les élèves puissent la récupérer.
    Pour le moment, les élèves ont toujours un document papier qu’ils remplissent au fur et à mesure de la réalisation de la fiche de synthèse au tableau .
  • 5. Conclusion
    Malgré les quelques problèmes de lisibilité, dûs au vidéoprojecteur qui n’est pas au plafond, l’apport pédagogique supplémentaire de cet outil est indéniable : meilleure visibilité pour les élèves, meilleure concentration et participation. Cela permet de rendre les élèves encore plus acteurs de leurs apprentissages, élément essentiel dans l’enseignement. Le fait qu’il soit portable, offre également une plus grande liberté et évidemment un gain financier. De plus, le fait de pouvoir conserver le tableau blanc et de ne pas avoir un tableau spécialement pour le TNI, permet également une grande flexibilité d’utilisation.
    Un grand avantage avec l’installation très simple et la reconnaissance très rapide des périphériques.
    Un petit bémol par contre pour le logiciel « Bloc-notes MimioStudio », qui peut se révéler limité en options d’utilisation, par rapport aux autres logiciels de TNI.

Matériel prêté dans le cadre de CréaTice