Logo Corpus

Un vaccin contre l'asthme

Le professeur Antoine Magnan est à la fois chercheur à l’Inserm et médecin. Il s’intéresse à une affection très fréquente, puisqu’elle touche une personne sur dix : l’asthme. Provoqué par toutes sortes d’agents allergènes (les acariens, les poils d’animaux domestiques, les moisissures), il peut être très invalidant. C’est pourquoi Antoine Magnan et son équipe cherchent à mettre au point un vaccin qui pourrait empêcher l’apparition de la maladie.

Ouvrircompléments pédagogiques

03:11
Cycle 4, 5e, 3e

Cette séquence est un entretien avec le pneumologue et allergologue Antoine Magnan, médecin et directeur d’un laboratoire de recherche de l’Inserm sur les pathologies bronchiques et allergiques. Ses recherches portent en particulier sur l’asthme, maladie d’origine allergique qui concerne une personne sur dix. L’asthme est provoqué fréquemment par une réaction allergique aux acariens, aux animaux domestiques, aux pollens ou aux moisissures. Il explique qu’il cherche à mettre au point un vaccin contre l’asthme aux acariens en utilisant deux approches. La première consiste à administrer la protéine allergisante de l’acarien. La deuxième à vacciner avec l’ADN de la protéine allergisante. Les résultats obtenus sur des modèles animaux sont encourageants et font diminuer l’asthme. L’objectif final est la prévention de l’asthme chez des sujets à risque (par exemple, les enfants dont les parents sont allergiques ou asthmatiques ayant développé de l’eczéma) avec un vaccin ou une rééducation du système immunitaire pour qu’ils tolèrent les allergènes de l’environnement.

Témoignage d’Antoine Magnan

  • Équipe de l’Inserm en situation de recherche (prélèvements, observations)
  • Patients asthmatiques en consultations
  • Imagerie cellulaire

La séquence observée peut être rattachée au programme de SVT de troisième intitulé « risque infectieux et protection de l’organisme » ou dans la partie « Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement ». Parmi les notions à aborder, on lit notamment :

  • la vaccination permet à l’organisme d’acquérir préventivement et durablement une mémoire immunitaire relative à un micro-organisme déterminé grâce au maintien dans l’organisme de nombreux leucocytes spécifiques ;
  • des données statistiques actuelles permettent d’établir un lien entre l’apparition ou l’aggravation de certaines maladies et la pollution de l’atmosphère ou de l’eau. Dans la plupart des cas, la mise en évidence d’une relation de causalité se heurte à deux difficultés : l’absence de spécificité des maladies repérées et la faible concentration ou le caractère diffus des expositions.

La séquence observée peut être également rattachée au programme de SVT de cinquième intitulé « Fonctionnement de l’organisme et besoin en énergie ». On peut s’attarder sur le fonctionnement de l’appareil respiratoire :

  • des substances nocives, plus ou moins abondantes dans l’environnement, peuvent perturber le fonctionnement de l’appareil respiratoire. Elles favorisent l’apparition de certaines maladies.

En troisième, la séquence peut amener les élèves à s’interroger sur la réaction immunitaire qui a lieu en cas d’allergie à travers l’exemple de l’affection courante qu’est l’asthme, tout en illustrant la recherche actuelle sur la vaccination : qu’est-ce qu’une allergie ? Quel est le principe d’un vaccin ?

En cinquième, on peut l’utiliser pour poser le problème des dysfonctionnements possibles de l’appareil respiratoire, en complétant avec des données physiologiques sur la crise d’asthme.

Vidéos associées