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Tous parents et tous différents

Nous avons tous deux parents, quatre grands-parents, huit arrière-grands-parents… Si l’on remonte à l’époque de Charlemagne, cela représente un million de milliards d’individus, autrement dit, bien plus que la population humaine de l’époque. Autant dire que sans remonter aussi loin dans le temps, nous avons tous les mêmes ancêtres. Comment se fait-il alors que nous ne soyons pas tous identiques ? C’est là qu’intervient la grande loterie génétique dont Pierre-Henri Gouyon, du Muséum d’histoire naturelle, nous explique la dynamique.

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Terminale S

« Vous et moi avons les mêmes ancêtres… » Cette affirmation de Pierre-Henri Gouyon paraît évidente lorsqu’on songe à l’émergence de l’espèce humaine, mais elle surprend beaucoup plus lorsque nous apprenons que nos ascendants communs étaient déjà tous présents sur Terre il y a treize siècles.
Si nous avons tous les mêmes parents, pourquoi ne sommes-nous pas tous identiques ? Pourquoi n’avons-nous pas tous les mêmes caractéristiques morphologiques par exemple ?
Ceci s’explique par les mécanismes génétiques, notamment les modalités de transmission des gènes d’une génération à la suivante. Lors de la reproduction sexuée, seule la moitié du bagage génétique de chaque parent est transmise aux descendants de première génération, un quart à la génération suivante, etc. Certains de nos descendants ne posséderont donc qu’une infime partie de notre matériel génétique, et parfois même aucune.
Le fait de posséder les mêmes ancêtres n’implique donc pas forcément de posséder les mêmes gènes. Et le fait d’être différents n’empêche pas d’avoir des ascendants communs et d’être parents.

Entretien de Pierre-Henri Gouyon.

Hérédité, généalogie, transmission génétique, méiose et fécondation (reproduction sexuée), gènes et caractéristiques phénotypiques.

En terminales S, le programme de l’enseignement de SVT met l’accent sur l’étude de la transmission héréditaire de certains caractères et sur ses modalités (Thème 1-A-1). Le témoignage de Pierre-Henri Gouyon peut ici représenter une excellente conclusion d’une étude illustrant l’implication de la méiose et de la fécondation dans le maintien des caractéristiques propres à l’espèce, mais aussi dans l’unicité génétique de chacun d’entre nous.

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