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Prédisposition à la fragilité mentale

Bruno Falissard, pédopsychiatre, expose les causes qui peuvent être à l’origine d’une fragilité psychique. Elles se trouvent, la plupart du temps, liées à des situations de maltraitance ou d’insécurité dans l’enfance et, dans certains cas, à un terrain génétique qui peut être favorable à une vulnérabilité psychologique. Mais chez l’être humain, rien n’est déterminé à l’avance et une faiblesse peut devenir une force…

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Lycée Général et technologique, Lycée professionnel et post-bac, 1re S

Fragilité ou résistance : chacun ne réagit pas de la même façon face à l’adversité. Ici, Bruno Falissard, praticien hospitalier, tente d’expliquer le lien entre le vécu de chacun et la force ou la fragilité qu’il peut révéler, exprimée en réponse à une situation éprouvante. Le vécu de chacun est un élément à prendre en compte. Avoir eu une enfance sécurisante peut aider à affronter des situations quotidiennes difficiles. La fragilité psychologique de certains peut aussi provenir d’une vulnérabilité génétique. Ce déterminisme génétique n’est cependant pas absolu, il concourt seulement au profil psychologique, dans certaines conditions et dans un contexte défini. Une fragilité, comme la timidité par exemple, peut ainsi devenir une force pour celui ou celle qui saura la dompter, la surmonter, preuve que le déterminisme n’est pas absolu.

Entretien de Bruno Falissard.

Explorer les liens qui peuvent unir la fragilité ou la force psychologique de chacun, avec un éventuel déterminisme génétique ou non.

La notion de déterminisme peut être proposée en conclusion de l’étude portant sur le thème de la génétique de 1re S. Après avoir travaillé sur les interactions complexes entre facteurs génétiques et environnement, les élèves doivent avoir compris que la simple présence d’un gène ou d’un groupe de gènes de prédisposition ne signifie pas forcément apparition ou développement de la pathologie. Pour appuyer la complexité des facteurs requis pour l’expression d’un gène de prédisposition, on pourra choisir de mettre en parallèle les propos de Bruno Falissard, axés sur la connaissance neuroscientifique des maladies mentales, avec les notions abordées en classe (exemple des diabètes de type I ou II). Par ailleurs, les exemples cités par Bruno Falissard en fin de séquence constituent des éléments forts pour permettre aux élèves de mieux se connaître, mettre en valeur leurs points forts, cerner leurs points faibles et ainsi progresser. Cette connaissance de soi peut faire l’objet d’une réflexion en accompagnement personnalisé. Elle constitue un renforcement des savoir être, utiles notamment dans le cadre de la préparation aux examens.

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