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Mange-t-on trop ?

Mange-t-on trop ? S’interroge Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition de l’institut Pasteur. Si cela est vrai de certaines personnes, mais sans être général, on peut sans doute le relier à l’abondance des denrées alimentaires dans notre société, mais aussi peut-être au fait que nous écoutons assez peu notre corps, les signaux de rassasiement comme ceux de la faim. Pour ne pas trop manger il faut apprendre à gérer la disponibilité des aliments  tout en écoutant notre corps.

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Cycle 4, Bac pro Prévention santé environnement

Manger est un acte qui doit allier couverture des besoins nutritionnels et plaisir.
Dans notre société où la disponibilité alimentaire est partout, où l’accès aux aliments hyper-énergétiques est grandement facilité, il devient parfois difficile de conscientiser les apports caloriques de ce que nous ingérons au quotidien. Cette accessibilité alimentaire aisée peut aussi perturber notre faculté à entendre les signaux de rassasiement naturellement envoyés par l’organisme.
Écouter son corps pour manger uniquement lorsque la faim se fait ressentir, stopper la prise alimentaire lorsque les premiers signaux de satiété apparaissent constitue des apprentissages qui doivent nous aider à ne pas trop manger…

Témoignage/entretien du Dr Jean-Michel Lecerf.

Besoins nutritionnels, apports caloriques, signaux de la faim, signaux de satiété.

Écouter les signaux envoyés par notre corps et répondre positivement à ces messages nécessitent pour chacun d’avoir quelques connaissances essentielles en termes de diététique et de physiologie humaine. Afin de pouvoir échanger et construire avec les élèves, un travail collaboratif effectué autour d’une activité centrée sur le photo-langage permet d’aborder sous un angle nouveau le sujet des repères alimentaires.
Il peut s’agir de proposer une série d’images (suffisamment) dans laquelle chaque participant peut prendre le temps de choisir celles qui peuvent correspondre à ses propres repères alimentaires et/ou à ses croyances. Chacun peut ensuite faire part, dans un cadre convivial, de ses choix, les exposer et les expliciter. L’activité collective ainsi proposée est importante car elle offre la possibilité à chacun de mieux conscientiser (en les verbalisant) ses propres repères nutritionnels, lui permet de prendre de la distance par rapport à ces derniers et, surtout, lui permet de s’ouvrir par la découverte et l’écoute des repères alimentaires des autres. Cela aide à mieux cerner ses propres repères et, éventuellement, à en construire de nouveaux à partir des échanges constructifs opérés.
Dans une société où l’abondance prédomine, il convient en effet d’apprendre à effectuer des choix personnels raisonnés…

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