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Les variations génétiques

Pierre-Henri Gouyon, du Muséum d’histoire naturelle, nous fait pénétrer au cœur du « moteur de la sélection naturelle ». Il nous explique qu’il ne fonctionne que si les individus d’une même population sont tous différents. Ces différences, ou variations génétiques, sont obtenues par les mutations qui s’opèrent en permanence au sein de l’ADN et qui sont recombinées par la reproduction sexuée.

Ouvrircompléments pédagogiques

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Cycle 4, Lycée Général et technologique, 2de

La sélection naturelle, processus qui tend à sélectionner, de génération en génération, les caractéristiques des individus les mieux adaptés à leur environnement, ne peut être fonctionnelle que si les sujets d’une même population présentent des variations génétiques. Ces dernières sont la résultante de deux mécanismes : les mutations, accidents génétiques aléatoires touchant le patrimoine génétique des individus, et la reproduction sexuée qui, en brassant – par le jeu du hasard – des combinaisons alléliques, participe, elle aussi, à la diversité génétique.

Témoignage/entretien de Pierre-Henri Gouyon

Biodiversité génétique, mutations, dérive génétique.

Au sein d’une espèce, il peut apparaître des caractères héréditaires nouveaux suite à des modifications héréditaires de l’information génétique. La sélection naturelle opère donc en sélectionnant certains de ces caractères nouveaux et en permettant leur transmission à la génération suivante.
Les propos de Pierre-Henri Gouyon permettent d’introduire ces deux points essentiels du programme de seconde. On peut aussi envisager de l’utiliser en cycle 4 pour étudier la « diversité génétique au sein d’une population, mutations ». En seconde, une fois la séquence observée, on propose aux élèves, à travers une démarche d’investigation collective en atelier par exemple, de découvrir, sélectionner, expliciter et présenter un exemple parlant étayant les propos de Pierre-Henri Gouyon.
Les élèves pourront notamment penser à l’étude des allèles HbA et HbS du gène de la ß-globine, à leur fréquence de distribution dans des populations affectées ou non par le paludisme, à l’avantage sélectif procuré ou non par la présence, dans le génotype des sujets, de telle ou telle combinaison allélique.

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