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Les infections respiratoires aiguës : la géographie

La pneumonie est la première cause de mortalité des enfants de moins de cinq ans dans le monde. Cette maladie fait en effet 1 million de victimes par an dans cette tranche d'âge, essentiellement en Afrique et en Asie du Sud. La pneumonie se soigne pourtant relativement bien et un vaccin est disponible, mais les inégalités d'accès aux soins dans les pays pauvres, auxquels s'ajoutent des facteurs aggravants tels que la mauvaise qualité de l'air ou la malnutrition, expliquent que cette maladie soit encore si meurtrière.

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Lycée Général et technologique, 1re ES/L, 1re STSS

Parce qu’elle représente la première cause de mortalité des enfants de moins de 5 ans, la pneumonie constitue une priorité de santé publique. Deux régions du globe sont particulièrement concernées : l’Afrique et l’Asie du Sud. La situation alarmante dans ces régions est aggravée par différents facteurs, notamment socio-économiques et sanitaires dont la malnutrition (aiguë modérée ou aiguë sévère). Les enfants malnutris sont en effet particulièrement sensibles aux agents infectieux.
Alors même que les traitements thérapeutiques permettent de soigner la majorité des pneumonies diagnostiquées, l’accès aux soins est inégal dans ces régions du globe. En Asie par exemple, moins de 20 % des enfants bénéficient d’une prise en charge thérapeutique.
Il en est de même pour la prévention. La vaccination, pourtant efficace contre le pneumocoque, est très inégalement utilisée. En 2011, dans les pays pauvres, seuls 40 % des sujets à risque avaient pu en bénéficier.
Dans ce paysage prophylactique un peu sombre, l’éclaircie proviendrait plutôt de la vaccination Hib (vaccination contre l’Hæmophilus influenzæ de type b) dont la promulgation par l’ONU (Organisation des Nations unies) a permis une extension de la couverture vaccinale mondiale depuis trente ans.

Infographie avec incrustations de très courtes séquences vidéographiques muettes (prise en charge thérapeutique d’enfants en souffrance respiratoire, de scènes de la vie quotidienne dans des conditions insalubres, etc.).

Prévalence des infections respiratoires aiguës, facteurs de risques, accès aux soins, couverture vaccinale.

Alors que les vaccins anti-pneumocoque (CPV 13) et anti-Hib ont révélé leur efficacité (environ 80/90 %), la mortalité inféodée à la pneumonie demeure dramatique dans les pays dont l’IPH (Indice de pauvreté humaine) et l’IDH (Indice de développement humain) sont faibles.
Ce constat paradoxal doit être pris en considération pour étudier la prévalence des infections respiratoires aiguës dans les pays impactés.
Il faut bien entendu intégrer les enjeux économiques liés à la lutte contre les infections respiratoires aiguës. Notamment, la vaccination anti-pneumocoque nécessite plusieurs doses pour immuniser un sujet. La connaissance du coût unitaire d’une préparation vaccinale anti-pneumocoque est, à ce titre, particulièrement éloquente.

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