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Le paludisme : le corps

L'anophèle, un moustique de zone tropicale, est le vecteur du plasmodium, le parasite à l'origine du paludisme. En piquant une personne porteuse de la maladie, l'anophèle aspire du sang contenant des parasites et les transmet aux personnes saines qu'il piquera par la suite. Une fois introduit dans le corps humain, le plasmodium entame une série de mutations avant de contaminer le foie, les globules rouges et parfois d'autres organes comme le cerveau. Les symptômes du paludisme se caractérisent par de très fortes poussées de fièvre.

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Cycle 4, 3e

Le paludisme est une pathologie provoquée par la présence, dans l’organisme, d’un parasite : le plasmodium.
Ce protozoaire pathogène a pour hôte vecteur exclusif, l’anophèle : un moustique présent actuellement en zone tropicale. La première partie du cycle de vie du parasite se déroule dans le corps du moustique. À l’occasion d’une piqûre nocturne, le plasmodium peut être transmis à une personne saine. S’enclenchent alors les autres phases du cycle de développement pendant lesquelles le parasite change de forme. Dans les globules rouges, le parasite se multiplie rapidement et fait éclater les cellules sanguines (hémolyse).
Cette hémolyse est responsable des symptômes de la maladie (poussées de fièvre récurrentes, frissons, épisodes de sueur). Même si l’organisme peut partiellement s’immuniser après avoir contracté plusieurs fois la maladie, les jeunes enfants et les femmes enceintes constituent des sujets particulièrement sensibles et doivent, à ce titre, être rapidement pris en charge.

Animations infographiques 2D

Parasite, cycle de développement, hôte vecteur, hôte définitif, phase symptomatique de la maladie, hémolyse, populations à risques.

Cette séquence peut constituer un support utile pour aborder l’exemple d’une maladie infectieuse dans le cadre de l’enseignement des SVT en 3e (risque infectieux et protection de l’organisme). La présentation ici commentée de la maladie, de son mode de transmission, ainsi que du cycle de développement de son parasite, permet d’aborder trois points essentiels du programme officiel : la présence de pathogènes dans son environnement, le mode de transmission (ici indirect) et la multiplication d’un pathogène dans l’organisme (l’infection). Dans le cas du paludisme et comme le souligne la dernière partie de la séquence, il peut être utile d’inviter les élèves à identifier, collectivement, les raisons possibles de la grande sensibilité présentée par les enfants face au redoutable Plasmodium (falciparum en particulier…).
Il peut aussi être intéressant, dans ce contexte, de souligner auprès des élèves l’intérêt et l’importance du travail des biologistes (Inserm ici) en ce qui concerne l’étude fine du cycle de développement du parasite et de son hôte vecteur, l’anophèle (cf. document n° 3 associé à la séquence).

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