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Le paludisme : la géographie

Le paludisme ou malaria a touché en 2013 une centaine de pays, principalement en zone tropicale, où 198 millions de personnes ont été infectées. Cette maladie provoque encore environ 500 000 décès par an. L'Afrique à elle seule compte 90% des cas de paludisme. La mortalité liée à cette maladie a toutefois fortement reculé en raison des efforts de prévention et de l'apparition de nouveaux traitements.

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Lycée Général et technologique, 1re S, 1re ES/L, 1re STSS

Au sommet du palmarès mondial des parasitoses, le paludisme touche principalement les pays d’Afrique (Nigeria, République démocratique du Congo…), loin devant ceux de l’Asie ou du Moyen-Orient.
Les efforts de prévention opérés sur le continent africain (distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticides, campagnes de pulvérisation d’insecticides, traitements préventifs des femmes enceintes), ainsi que les traitements thérapeutiques administrés (Artemisinin-based Combination Therapy ou ACT) ont permis de réduire significativement la mortalité en dix ans.
Cependant, même si les traitements antipaludéens sont disponibles, leur distribution ne couvre pas toujours l’ensemble des populations. Le dépistage et le traitement des jeunes enfants, par exemple, se sont encore révélés insuffisants en 2013.
Par ailleurs, l’apparition récente, dans certaines régions du globe, de cas de résistance à ces nouveaux traitements ACT constitue un sujet de préoccupation majeure en termes de lutte antipaludéenne.

Infographie avec incrustations de très courtes séquences vidéographiques muettes (observation sous la loupe de l’anophèle, distribution organisée de médicaments au sein des populations autochtones…).

Prévalence de la maladie, lutte antipaludéenne, efficacité de la lutte antipaludéenne, couverture thérapeutique.

L’extension du paludisme sur les continents touchés par cette parasitose est indubitablement corrélée à celle de son hôte vecteur exclusif : l’anophèle. En ce sens, il pourrait être intéressant d’utiliser la séquence vidéographique pour amener les élèves à montrer que certains écosystèmes, certains biotopes sont particulièrement propices à l’installation et au développement du moustique vecteur. L’approche ainsi réalisée peut rejoindre l’étude concernant les apports de la colonisation (cf. complément pédagogique « Paludisme : l’histoire »), période au cours de laquelle des mesures de prophylaxie avec restructuration d’écosystèmes et/ou d’habitudes du quotidien se sont véritablement avérées bénéfiques sur le plan sanitaire pour les populations autochtones.

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