Logo Corpus

La mémoire immunitaire

Tout au long de la vie, le système immunitaire garde la mémoire des agressions virales ou bactériennes passées. Chaque fois qu’un nouvel antigène se présente, certaines cellules immunitaires sont chargées de déterminer sa fiche d’identité et de la conserver dans l’attente d’une future agression. La vaccination prend appui sur ce mécanisme pour enrayer les antigènes les plus fulgurants.

Ouvrircompléments pédagogiques

03:49
3e

L'immunité adaptative permet de lutter contre les antigènes en mobilisant les lymphocytes immunocompétents. Lors de la mise en place de la réponse immune, une partie des lymphocytes sélectionnés et activés ne se différencie pas en cellules lutteuses mais forme un réservoir de cellules mémoires dont la durée de vie est importante. Ces cellules gardent en mémoire le premier contact établi avec l'antigène. Ces lymphocytes B et T mémoires, spécifiques d'un antigène, peuvent être mobilisés lors d'un contact ultérieur avec le même antigène ou son peptide antigénique. Par leur haute réactivité, ils permettent la mise en place d'une réponse immune plus rapide et plus ample, en bref, plus efficace pour neutraliser l'agresseur. Le principe de la vaccination s'appuie sur l'existence de cette mémoire immunitaire. L'injection dans l'organisme d'une préparation contenant des fragments viraux, bactériens ou une toxine inactivée, a pour objectif de forcer la rencontre entre les lymphocytes immunocompétents et l'antigène spécifique. Ainsi, en mettant en place la réponse spécifique contre l'antigène, l'organisme crée des lymphocytes mémoires qui pourront être mobilisés lors d'un éventuel contact ultérieur avec ce même antigène. L'hyperréactivité de ces cellules mémoires permettra alors de neutraliser rapidement et efficacement l'antigène, et d'éviter l'apparition des symptômes de la maladie.

Animation de synthèse, infographie entrecoupée d’électronographies (observation au MEB).

La séquence observée peut être rattachée à deux points essentiels du programme de SVT de troisième (Bulletin officiel, spécial, n° 6 du 28 août 2008) : • les réactions spécifiques sont plus rapides et plus efficaces lors de contacts ultérieurs avec l’antigène ; • la vaccination permet à l’organisme d’acquérir préventivement et durablement une mémoire immunitaire relative à un micro-organisme déterminé grâce au maintien dans l’organisme de nombreux leucocytes spécifiques.

La séquence proposée et les commentaires associés permettent à l’élève de comprendre et de visualiser l’enchaînement des étapes de la réponse immune aboutissant à la formation d’un stock de cellules mémoires. Ces cellules sont sollicitées lors d’un second contact avec le même antigène. Il peut être intéressant de demander aux élèves de proposer, après observation de la séquence, un schéma fonctionnel illustrant la mise en place de la réponse spécifique consécutive à un premier contact avec l’antigène, la formation du stock de cellules mémoires et leur mobilisation lors d’une seconde rencontre avec le même antigène. Les élèves peuvent alors être amenés à expliciter, sous une forme textuelle par exemple, comment la vaccination et le contenu du vaccin peuvent, par action préventive et durable, permettre d’éviter l’apparition des symptômes de la maladie.

Vidéos associées