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La malnutrition : le corps

Selon l'OMS, la malnutrition est définie comme un déséquilibre entre les besoins du corps en énergie et l'apport effectif de substances nutritives. La malnutrition peut être chronique ou aiguë. Dans ce dernier cas, c'est une pathologie : le corps consomme ses propres tissus, adipeux ou musculaires, jusqu'à provoquer la mort si les besoins nutritifs ne sont pas à nouveau couverts.

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02:55
Lycée Général et technologique, 1re STSS

Il est nécessaire d’alimenter notre organisme pour lui fournir l’énergie indispensable à ses activités. On parle de malnutrition lorsque les apports nutritifs effectifs ne permettent pas de couvrir durablement les besoins de notre organisme. La persistance de carences alimentaires définit la malnutrition chronique. Cet état nutritionnel ralentit considérablement la croissance et le développement mental des enfants.
La malnutrition aiguë s’inscrit, elle, dans un cadre pathologique. Elle survient souvent dans un contexte de famine. Dans cette pathologie, les apports alimentaires ne permettent plus d’assurer la couverture des besoins vitaux. L’organisme consomme alors ses propres tissus (adipeux et musculaires) pour survivre. Dans sa forme sévère, la malnutrition peut conduire au décès du sujet.
La malnutrition aiguë sévère peut prendre deux formes cliniques préoccupantes : le marasme (ou émaciation sévère), caractérisé par une apparence squelettique de l’enfant, et le kwashiorkor, qui touche les jeunes enfants et dont les victimes sont reconnaissables à leur ventre proéminent.

Animations infographiques 2D

Malnutrition, besoins énergétiques, couverture énergétique, apports alimentaires, carences, malnutrition aiguë modérée, malnutrition aiguë sévère, marasme, kwashiorkor.

L’étude de la séquence vidéographique peut être envisagée en 1re ST2S au sein du pôle « fonction de nutrition/équilibre alimentaire, facteur de santé ».
Il pourra être demandé aux élèves de mener une recherche rapide (Internet, CDI) pour identifier les besoins énergétiques de l’organisme à différents âges de la vie, qu’ils mettront ensuite en lien avec les nécessaires apports nutritionnels quantitatifs et qualitatifs. Une comparaison de ces apports avec ceux des populations placées en situation de carences alimentaires (carence globale ou spécifique) permet alors de prendre conscience des inégalités alimentaires majeures.
Dans un second temps, l’étude d’une pathologie caractéristique de la malnutrition aiguë sévère (kwashiorkor/marasme) permettrait de souligner l’importance des nutriments (macro et micronutriments) dans la construction, le renouvellement et le fonctionnement des différents tissus de l’organisme (rôle structural, énergétique, fonctionnel).

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