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La maladie du sommeil : le corps

La maladie du sommeil est contractée après la piqûre d'une mouche tsé-tsé qui a préalablement piqué une personne déjà infectée. Dans l'organisme, le trypanosome, parasite de la maladie, passe dans le système lymphatique et dans le sang, avant de se diriger vers le cerveau. Sa capacité à muter lui permet d'échapper aux contre-attaques du système immunitaire. En l'absence de traitement, la maladie provoque des dérèglements du cycle du sommeil, la confusion mentale avant d'entraîner le patient dans le coma et la mort.

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Lycée Général et technologique, Terminale S, Terminale STL, Terminale ST2S

La maladie du sommeil est une parasitose. Le parasite responsable, le trypanosome, affecte la santé de l’homme mais a besoin, pour se propager, d’un insecte vecteur : la mouche tsé-tsé. Cette mouche se nourrit de sang qu’elle peut prélever chez un sujet déjà infecté. En voyageant et en piquant un autre sujet humain, elle peut disséminer le parasite. Ce dernier accomplit alors son cycle de développement dans l’organisme. Sa présence dans le système circulatoire de son hôte déclenche la mise en place de réponses immunes auxquelles le parasite échappe par un remarquable stratagème. En modifiant aléatoirement, à chaque vague de parasites, son revêtement de surface par un autre (différent sur le plan antigénique), le parasite arrive à échapper aux défenses immunitaires de son hôte, celles-ci n’étant efficaces que contre un revêtement déjà abandonné par la nouvelle vague de trypanosomes.
Alors que les symptômes liés au premier stade de la maladie sont relativement bénins, les conséquences sont beaucoup plus graves lorsque le parasite parvient à se loger dans le cerveau du patient. Le sommeil est déréglé, les fonctions neurologiques sont détériorées et le patient glisse peu à peu dans un coma, mortel en l’absence de traitement thérapeutique efficace. Par ailleurs, la présence du parasite dans le cerveau rend difficile les traitements, les molécules pharmacologiques utiles pouvant être bloquées par la barrière hémato-encéphalique…

Animations infographiques 2D

Parasitose, hôtes, hôte vecteur, mode de contamination, cycle de développement du parasite, symptômes cliniques, obstacle thérapeutique, dérèglement des fonctions neurologiques, coma.

Les trypanosomes constituent un des exemples d’étude que l’on peut envisager en immunologie en terminale S, par exemple, dans le prolongement de l’étude de l’immunité adaptative. L’étude de la variation antigénique (commutation antigénique) des trypanosomes (cf. document associé à la séquence vidéographique) peut permettre de prendre conscience, dans ce cas précis, de la difficulté à mettre au point un vaccin « classique ». Les connaissances ainsi acquises permettent aussi de découvrir et d’étudier d’autres stratégies d’échappement présentées par d’autres parasites remarquables. On pourra notamment penser aux schistosomes, vers parasites responsables de la bilharziose ou schistosomiase…

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