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La maladie de Chagas : le futur

Selon le Dr Isabella Ribeiro (Inserm), seulement 15 % des 8 millions de personnes frappées par la maladie de Chagas sont diagnostiquées et traitées, et ce nombre est très probablement surestimé. Les priorités de la recherche se portent actuellement sur la mise au point de nouveaux médicaments plus faciles à administrer, afin de remplacer le nifurtimox et le benznidazole, déjà anciens et provoquant de lourds effets secondaires.

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02:16
3e, Terminale S, Terminale STL, Terminale ST2S

Dans cet entretien, on apprend que la maladie de Chagas est considérée comme « négligée » dans le monde. Or, près de 8 millions de personnes sont touchées. 15 % des malades seulement reçoivent un traitement.
Le fait qu’il n’y ait que deux traitements possibles explique le faible nombre de personnes prises en charge. De plus, le traitement proposé est trop long : il peut durer plusieurs années. Les malades ont donc tendance à l’arrêter.
La priorité est donc la recherche de nouveaux médicaments. Ces derniers devront pouvoir être utilisés à des doses plus faibles, et pendant des durées plus courtes. Les essais cliniques de ces nouvelles molécules sont très encourageants. De nouveaux protocoles de traitement sont envisagés.
La nouvelle molécule E1224, combinée au benznidazole, augmente l’efficacité du traitement et diminue les effets secondaires. D’autres avancées sont espérées d’ici à 2018.

Entretien avec Isabela Ribeiro du DNDi (Drugs for Neglected Diseases initiative).

Parasite, Chagas, traitement, molécule.

Cette vidéo permet aux élèves de comprendre les enjeux de la recherche médicale. Les enseignants pourront l’utiliser comme accroche pour évoquer les différentes étapes lors de la recherche d’un traitement.
Les élèves pourront réfléchir aux raisons présidant à la nécessité d’élaborer un nouveau traitement pour éviter des effets secondaires. Qu’est-ce qu’une maladie dite « négligée » ? Quels sont les effets possibles d’un traitement ?
Une réflexion pourra avoir lieu en classe sur la durée des recherches : nécessité d’essais cliniques, résultats insatisfaisants (pourcentage de survie, effets secondaires…). Le professeur pourra alors évoquer d’autres maladies qui n’ont pas encore de traitements efficaces (sida).

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