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La leishmaniose viscérale : le corps

Il existe deux formes de leishmaniose viscérale, causées par deux parasites différents. Dans les deux cas, le vecteur du parasite est une petite mouche, le phlébotome, qui pique indifféremment des personnes saines ou déjà infectées, transmettant ainsi la maladie. À l'intérieur de l'organisme, le système immunitaire est parfois assez fort pour combattre la leishmaniose, mais en cas de défaillance, la personne infectée tombe gravement malade et meurt si elle ne reçoit pas de traitement.

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Lycée Général et technologique, Terminale S, Terminale STL, Terminale ST2S

Qu’il s’agisse de la leishmaniose causée par Leishmania infantum (Bassin méditerranéen, Moyen-Orient, Brésil) ou par le parasite Leishmania donovani (sub-continent Indien et Afrique de l’Est), les modalités de la contamination de l’organisme humain demeurent identiques. Dans les deux cas, le protozoaire utilise, pour se propager, un hôte vecteur : une minuscule mouche hématophage (le phlébotome). En assurant sa récolte de sang sur un sujet déjà infecté, la femelle phlébotome devient vectrice du parasite qu’elle inocule, lors d’une piqûre ultérieure, à un sujet sain.
Rapidement détecté par le système immunitaire, le parasite est, lorsque l’organisme est immunocompétent, neutralisé. Dans le cas contraire, il profite du terrain affaibli et prolifère en poursuivant son cycle de développement. Foie et rate sont alors ses cibles préférentielles. Le sujet infecté présente dès lors les premiers signes cliniques de la leishmaniose (fièvre, hépatosplénomégalie — augmentation concomitante du volume du foie et de la rate chez le patient — etc.). L’évolution est mortelle en l’absence de traitement.
En affaiblissant l’organisme et le système immunitaire, le parasite favorise aussi sa colonisation par d’autres pathogènes. Des maladies opportunistes (tuberculose, paludisme…) affectent donc souvent les patients atteints de leishmaniose. Les patients co-infectés, véritables réservoirs de pathogènes, constituent une préoccupation majeure de santé publique et doivent, à ce titre, être précocement et activement pris en charge.

Animation infographique 2D.

Parasitose, hôtes, hôte vecteur, mode de contamination, cycle de développement du parasite, symptômes cliniques, co-infection, maladies opportunistes.

Les programmes de terminale S, ST2S et STL (CBSV) permettent d’explorer, en classe, les conséquences d’une immunodépression ou d’une immunodéficience sévère. L’exemple du sida est souvent choisi pour illustrer ce point. La séquence proposée ici permet de renforcer l’étude menée en montrant à quel point la co-infection VIH/Leishmania préoccupe les pouvoirs publics. Dans ce contexte, il peut être intéressant d’inviter les élèves à expliquer comment le parasite responsable de la leishmaniose viscérale « profite » de l’immunodépression présentée en phase symptomatique du sida, assurant ainsi sa prolifération au sein de l’organisme. Il s’agira ici pour les élèves de démontrer que la désorganisation du système immunitaire, consécutive à l’infection par le VIH, empêche l’organisme de contrôler l’infection par le parasite Leishmania.

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