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La leishmaniose viscérale : la géographie

La leishmaniose viscérale frappe entre 200 000 et 400 000 personnes chaque année, essentiellement dans des régions pauvres et rurales d'Afrique de l'Est, d'Amérique du Sud et d'Asie du Sud. En Afrique, la faiblesse des infrastructures sanitaires, les déplacements de population et les autres maladies, comme le sida par exemple, sont des facteurs aggravants à chaque flambée épidémique. En Asie, la souche du parasite est plus sensible aux médicaments et donc plus facile à soigner, ce qui permet à certains pays de s'engager dans des programmes de lutte visant à éradiquer cette maladie.

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Lycée Général et technologique, Terminale S, Terminale STL, Terminale ST2S

La leishmaniose viscérale, ou kala-azar, appartient au groupe des maladies tropicales négligées. Elle affecte principalement les populations des régions pauvres et rurales d’Afrique de l’Est, d’Asie du Sud, d’Amérique du Sud, du Bassin méditerranéen, et se caractérise par des flambées épidémiques majeures dont la durée peut varier entre 3 et 5 ans.
La leishmaniose viscérale fait aussi partie du cortège des infections opportunistes pouvant affecter les patients contaminés par le VIH-1.
Qu’il s’agisse de patients immunodéprimés, enfants ou adultes, résidant en Afrique (Soudan ou Éthiopie par exemple) ou dans le Sud de l’Europe, la co-infection VIH/Leishmania est dramatique, car les deux pathogènes ciblent les mêmes cellules hôtes et exercent un effet délétère synergique sur la réponse immunitaire de leur hôte. Cette co-infection rend plus difficile le diagnostic et diminue considérablement l’efficacité des soins administrés…

Infographie avec incrustations vidéographiques muettes (observation d’un phlébotome, de patients infectés, d’infrastructures sanitaires africaines, observation au microscope des souches parasitaires asiatique et africaine).

Répartition géographique de la leishmaniose, flambées épidémiques, couverture sanitaire insuffisante, co-infection VIH/Leishmania, infection opportuniste, difficultés thérapeutiques.

Les programmes de terminale S, STL (enseignement de CBSV) et ST2S (pôle défenses de l’organisme, un exemple d’immunodéficience) offrent la possibilité d’étudier le VIH et le syndrome qui lui est associé : le sida.
Même si, dans le cadre de l’étude du sida, les élèves sont amenés à découvrir et à étudier quelques infections opportunistes, on oublie souvent de mentionner, parmi elles, des maladies négligées telles que la leishmaniose. En soulignant la gravité de la co-infection Leishmania/VIH, la séquence vidéographique proposée ici offre donc un support utile pour révéler l’importance de prendre en compte la leishmaniose dans le cadre de la prise en charge thérapeutique des patients en phase symptomatique du sida. Le commentaire associé à la vidéo souligne ainsi clairement la difficulté thérapeutique rencontrée lors d’une co-infection Leishmania/VIH. À ce titre, il peut être utile d’inviter les élèves à explorer, au travers d’une démarche d’investigation individuelle ou collective, les raisons de cette difficulté.

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