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La hiérarchie sexuelle

La domination très ancienne, et très répandue à la surface de la Terre, des hommes sur les femmes pourrait laisser penser qu’il existe une hiérarchie naturelle entre les sexes. Le sexe masculin serait-il naturellement supérieur au sexe féminin ? Il n’en est rien ! Les deux sexes sont biologiquement différents, mais complémentaires, et la supériorité de l’un sur l’autre relève d’une construction culturelle. C’est ce que nous rappelle l’anthropologue Corinne Fortier.

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02:56
Cycle 4, Lycée Général et technologique, Lycée professionnel et post-bac, 1re S, 1re ES/L

Corinne Fortier explique dans cette séquence que la hiérarchie sexuelle est culturelle et qu’elle ne dépend pas biologiquement du phénotype sexuel ; en d’autres termes, la possession d’un phénotype mâle n’ouvre pas en termes biologiques à une supériorité par rapport à la possession d’un phénotype féminin. Elle montre la nécessité de la différence phénotypique dans la reproduction et l’égalité à ce niveau, mais explique comment la hiérarchisation est construite sur la base de différences phénotypiques par une société, en mettant en relation deux éléments sans rapport. Cette hiérarchie est actuellement moins marquée dans les sociétés occidentales.

Témoignage/entretien de Corinne Fortier.

Inégalités liées au genre.

Cette séquence peut être utilisée dans le cadre des programmes de 1res S, ES et L, ainsi qu’au collège.
En 1re S, on pourra l’exploiter dans le thème 3 « Corps humain et santé » ; partie 3A « Féminin, masculin » ; sous-partie « Devenir femme ou homme », dans la partie concernant l’identité sexuelle et les rôles sexuels dans la société avec leurs stéréotypes.
En 1res ES et L, il s’agira de la partie « Féminin, masculin », sous-partie « Devenir homme ou femme », où il est demandé de « différencier ce qui relève de l’identité sexuelle, des rôles en tant qu’individus sexués et de leurs stéréotypes dans la société, de ce qui relève de l’orientation sexuelle ».
En cycle 4, on s’appuiera sur le programme de SVT concernant « puberté et reproduction » ainsi que sur le parcours d’éducation à santé et sur l’EMC. On peut imaginer un EPI SVT-histoire (Thème 3 de la classe de 3e, « Françaises et Français dans une République repensée. Femmes et hommes dans la société des années 1950 aux années 1980 : nouveaux enjeux sociaux et culturels, réponses politiques »). Cependant, une telle vidéo peut également être utilisée dans le cadre des TPE de 1re S, ES ou L.
En TPE :
Certains groupes choisissent de travailler sur les relations de hiérarchie au sein de groupes animaux en 1re S, mais très peu établissent un comparatif ou une étude de ce qui se passe pour l’espèce humaine. Cette vidéo de Corine Fortier peut alors leur être proposée comme accroche, afin qu’ils puissent enrichir leur étude.
Ainsi, un travail pluridisciplinaire SES et SVT moins classique peut être entamé en montrant quels sont les fondements biologiques et quels sont les fondements socio-culturels dans les différences homme/femme au sein d’une société organisée. Cette étude nécessite une confrontation des données biologiques et des représentations sociales.
Une étude parallèle avec une société animale peut être menée, afin d’en montrer similitudes et différences et d’en expliquer l’origine.
Il sera intéressant de montrer la relation avec les programmes de SVT, que ce soit en 1re S ou en 1res ES et L. En effet, si l’identité sexuelle est déterminée génétiquement, le genre dépend de l’éducation, de la culture… et les élèves pourront montrer en quoi les relations hiérarchiques au sein d’une société contribuent au déterminisme du genre.

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