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L'empathie

Bruno Falissard, pédopsychiatre, explique à quel point les humains savent prendre soin des autres. Ils ont une forte empathie qui les aide à vivre en société. Comment savoir à quel moment aider quelqu’un ? Sans aucun doute, lorsque l’on voit l’autre se mettre délibérément en danger.

Ouvrircompléments pédagogiques

02:23
Cycle 3, Cycle 4, Lycée Général et technologique, Lycée professionnel et post-bac

Bruno Falissard, pédopsychiatre, nous explique à quel point l’être humain peut être tourné vers autrui, à quel point il est capable de ressentir et partager les sentiments des autres lorsqu’il les observe.
L’homme est un être profondément social, qui présente une réelle aptitude à déceler chez l’autre la moindre manifestation de souffrance (ou parfois de joie) : c’est l’empathie.
Cette envie d’aider autrui est spontanée et nous aide à vivre en société. Cependant, elle ne doit pas être débordante ni étouffer l’autre. Il s’agit de déterminer une limite, pour permettre à autrui de rester autonome tout en demeurant soi-même capable de détecter le moment clé où il faut agir pour tenter de l’aider. Ce dernier point paraît particulièrement important chez l’adolescent en quête d’autonomie, mais en questionnement permanent et en recherche de nouvelles expériences.
Il faut donc trouver un juste équilibre et intervenir lorsqu’on est profondément convaincu que, par des conduites dites à risque, l’autre met sa vie en danger, rompt tout type de liens sociaux, s’engage dans une direction qu’il a choisie, mais qui, visiblement, va à l’encontre de son bien-être.

Entretien de Bruno Falissard.

Ce témoignage peut être rattaché à des activités transversales, envisageables en accompagnement personnalisé (AP) en collège ou en lycée. Il permet notamment de travailler sur un point clé : être acteur dans son environnement et apprendre à vivre ensemble.

Travailler collectivement et individuellement pour permettre à chaque élève de mieux gérer son potentiel empathique revient à développer des compétences sociales. On peut donc leur proposer, dans le cadre de l’AP par exemple, des activités collectives, des situations impliquant la reconnaissance de l’autre par le jeu de l’observation et/ou de l’écoute.
L’activité peut prendre pour situation déclenchante une photographie, une séquence vidéographique ou une situation théâtrale virtuelle à fort degré émotionnel. Ou impliquer les élèves dans des jeux de rôles ou des activités de représentation théâtrale dans lesquelles chaque participant doit, pour atteindre des objectifs fixés, prendre connaissance et prendre en considération les autres membres de son équipe.
Il faut jouer sur la communication en adoptant des postures, des gestes ou des mimiques permettant aux interlocuteurs de prendre conscience de l’état de la situation et de l’état émotionnel de leur(s) camarade(s).
Faire parler à la fois la gestuelle et le verbal, mettre des mots, des expressions sur les ressentis : cela permet à chacun de mieux gérer ses émotions, de mieux gérer son potentiel empathique, et donc de mieux vivre ensemble.

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