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Évaluer les risques

Aujourd’hui, les maladies qui présentent le plus de risques pour les populations se déplacent à la surface de la Terre à la vitesse des avions long-courriers qui la sillonnent. Le temps est révolu, où un foyer infectieux se trouvait confiné dans l’espace. Pourtant, les maladies les plus graves ne sont pas les plus fulgurantes, mais ce sont plutôt des « maladies à bas bruit », ainsi que les nomme Antoine Flahault, épidémiologiste, dont il faut surtout se méfier…

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03:24
Cycle 4, Lycée Général et technologique, Lycée professionnel et post-bac, Terminale S

Les épidémiologistes s’accordent pour ne pas cantonner les principaux risques épidémiques à une localisation géographique ou à une population précise. La mondialisation et l’augmentation des échanges intercontinentaux font qu’il serait peu judicieux de parler de risques « pour la population européenne », par exemple. À l’heure actuelle, il semble bien au contraire de plus en plus difficile de faire coïncider localisation géographique et maladies infectieuses. Par ailleurs, les grands risques épidémiques à venir ne concernent pas forcément les maladies infectieuses brutales et virulentes, comme la fièvre hémorragique liée au virus Ebola par exemple, mais plutôt celles qui, cliniquement, sont associées à une phase asymptomatique (la grippe ou le Sida, par exemple). Dans ces cas, l’aptitude du sujet infecté à poursuivre ses activités quotidiennes constitue une voie évidente de contamination de son entourage, proche ou plus éloigné, et donc, une possibilité de dissémination virale…

Entretien avec Antoine Flahault.

Infection et localisation géographique.

Exploitable en terminale S dans le cadre du chapitre sur l’immunité essentiellement, mais aussi en cycle 4 lorsqu’on aborde les politiques de prévention et de lutte contre la contamination et/ou l’infection. Les fièvres hémorragiques virales constituent à l’heure actuelle une préoccupation épidémiologique majeure pour l’OMS. L’une d’elle, la fièvre du Nil occidental, est notamment citée dans l’intervention du professeur Flahault. Bien connus des épidémiologistes, cette fièvre et le virus responsable le sont beaucoup moins des élèves. Pourtant, le succès planétaire du « West Nile Virus » constitue un point intéressant qui mérite une recherche plus approfondie. On pourrait donc proposer aux élèves une étude ciblée de cette pathologie. Il conviendrait alors de remonter à la découverte du virus, de présenter ses principales caractéristiques, celles de la pathologie associée, et d’aborder son expansion géographique pour, enfin, caractériser les facteurs qui concourent au succès planétaire de ce virus, en particulier à son implantation sur le continent américain…

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