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Comprendre la propagation des maladies

Vittoria Colizza, chercheur à l’Inserm, applique ses connaissances de physique fondamentale à la compréhension des phénomènes épidémiologiques. Où naissent les maladies ? Comment se diffusent-elles ? À quelle échelle ? Selon quels processus ? Une modélisation des flux de toutes sortes à la surface de la Terre permettra de mieux anticiper l’émergence de nouvelles pathologies et de mieux préparer la lutte.

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3e

Cette séquence est un entretien avec le docteur Vittoria Colizza, physicienne responsable de la modélisation de la propagation spatiale des maladies infectieuses à l’Inserm de Paris. Elle nous explique son approche innovante qui utilise des modèles de physique statistique pour les organismes vivants. Son équipe a développé GLEAM, un modèle global pour la propagation des épidémies. Il permet d’intégrer des données très fines sur la population mondiale, le transport aérien et le transport quotidien vers le lieu de travail avec le mode de propagation d’une maladie. Elle présente l’exemple de la modélisation d’une épidémie qui commencerait localement au Mexique et se propagerait ensuite par voie aérienne en France. Ce modèle a des applications concrètes, car il permet de tester l’efficacité des mesures d’intervention sur la propagation de la maladie et le nombre de cas, pour mieux se défendre contre les épidémies.

  • Témoignage de Vittoria Colizza
  • Équipe de l’Inserm en situation de recherche (calculs, construction du modèle sur ordinateur)
  • Cartes mondiales montrant, à partir d’un foyer, les flux de population propageant une épidémie et l’envahissement progressif de la planète

La séquence observée peut être rattachée au programme de SVT de troisième intitulé « Risque infectieux et protection de l’organisme ». Parmi les notions à aborder, on lit notamment :

  • Les micro-organismes se transmettent de différentes façons d’un individu à l’autre, directement ou indirectement. Ils franchissent la peau ou les muqueuses : c’est la contamination.
  • La vaccination permet à l’organisme d’acquérir préventivement et durablement une mémoire immunitaire relative à un micro-organisme déterminé, grâce au maintien dans l’organisme de nombreux leucocytes spécifiques.

Cette séquence peut amener les élèves de troisième à s’interroger sur le risque infectieux mondial, et peut être rattachée à l’actualité. Par exemple, il est possible de la compléter avec un extrait de journal écrit ou télévisé concernant la transmission du virus Ebola.

Elle peut être exploitée en début de la partie « Risque infectieux », en illustrant visuellement comment un micro-organisme peut se propager d’un individu à un autre, et aboutir au problème suivant : comment se transmettent les micro-organismes pathogènes ?

On peut également l’exploiter en complément de la notion de vaccination, afin d’illustrer l’intérêt de la vaccination sur la propagation globale d’une épidémie. Pour cela, interroger les élèves sur les moyens d’action à utiliser pour limiter une épidémie. On la complétera avec un document sur l’évolution du nombre de cas avant et après introduction de la vaccination.

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