Concours National
de la résistance et de la déportation

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France Italie (Novembre 1938 – juin 1940)

 Une marche à la guerre inéluctable, un instrument militaire italien improbable, une offensive impensable

 

Conférence de Tristan Lecoq, inspecteur général de l'éducation, du sport et de la recherche (groupe histoire-géographie)

enregistrée le 25 juin 2020 au musée de l'Armée (Invalides - Paris)

 

Introduction

Mussolini a deux options en 1939, comme en 1940 :

  1. Porter la lutte sur le front maritime méditerranéen, contre la Royal Navyet la Marine nationale ;
  2. Attaquer les lignes de fortification alpines françaises

Les Allemands sont maîtres du calendrier et du tempode la guerre

Deux facteurs favorables aux Italiens : une Armée française défaite au Nord-Est et un dispositif alpin affaibli, et deux facteurs de contrainte : une ligne de défense française très solide et un climat défavorable (enneigement et mauvais temps)

La solution : une offensive rapide et violente, comme un Blitzkriegalpin …

Trois temps de l’étude :

  1. De Munich au 10 juin 1940 : une marche à la guerre inéluctable ;
  2. L’armée italienne : un instrument militaire improbable ;
  3. La bataille des Alpes : une offensive impensable

 

 

  1. 1.    De Munich au 10 juin 1940 : une marche à la guerre inéluctable

                                                     

-       La diplomatie française : face à une Italie défiante, puis « non-belligérante », retarder l’irréparable

-       Les éléments dimensionnants de la politique extérieure italienne : le conflit éthiopien, la guerre d’Espagne, l’Allemagne

-       Mussolini : lié par l’alliance allemande, dans l’inconfort d’une situation périphérique, pas à même de maîtriser le calendrier de la guerre

 

  1. 2.    L’armée italienne : un instrument militaire improbable

 

-       L’outil militaire italien dépassé, construit pour la défensive, sans planification : une armée de terre sous-équipée, sous-encadrée, sous-motivée, une aviation en trompe-l’œil, une Marine de prestige

-       L’instrument militaire : sans commune mesure avec les ambitions de Mussolini

-       Les Alpes : une offensive terrestre, tardive, périphérique

 

  1. 3.    La bataille des Alpes : une offensive impensable

 

-       Du 10 au 20 juin : deux armées très différentes face à face, dix jours d’attente, quelques « coups de main » 

-       Du 21 au 24 juin : trois jours d’offensive dans le contexte de la discussion autour de deux armistices, d’une offensive italienne stoppée sur la position de résistance,  d’une armée française des Alpes prise à revers

-       Une victoire à fronts renversés : les vainqueurs seront les vaincus

 

Conclusion

Une attaque massive et nombreuse ne permet pas aux Italiens d’enlever une position fortifiée qui répond à la situation du moment : « Qui tient les hauts, tient les bas » avec pour résultat : « On ne passe pas ! »

Mussolini reprend ses ambitions méditerranéennes, balkaniques et coloniales

L’occupation italienne de la France est d’une nature singulière

 

Accès au plan de la conférence

Accès à l'iconographie

Complément documentaire     Il s'agit d'un article de l'historien Giorgio ROCHAT intitulé La campagne italienne de juin 1940 dans les Alpes occidentales publié en mars 2008 dans le numéro 250 de la Revue historique des armées. 

VIDÉO

France-Italie - (Novembre 1938 - Juin1940)