Concours National
de la résistance et de la déportation

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Le choix du thème 2013-2014 (par Joëlle Dusseau)

[sommaire] >> suite : un thème sans bornes chronologiques

Quelles sont les raisons du choix du thème du CNRD 2013-2014 ?

Je suis Joëlle Dusseau, présidente du jury national du concours national de la Résistance et de la déportation. Pour vous parler de ce prix, de ce concours, nous sommes dans un lieu à la fois prestigieux et symbolique : le musée Jean Moulin à Paris, au-dessus de la gare Montparnasse. C’est un musée absolument magnifique qui consacre cette année – et c’est bien normal – une exposition à Jean Moulin, arrêté par les Allemands, par Barbie, torturé, et qui est mort en juillet 1943 ; cela va donc faire 70 ans.

Le thème de cette année, qui a été choisi par le jury, est donc : la libération du territoire et le retour à la République. Quand nous choisissons le thème, tous les ans, nous avons un choix important à faire. Cela passe d’abord en jury restreint, puis c’est le jury national qui prend la décision. Soit nous prenons un thème que j’appellerais généraliste – « les femmes et la Résistance », « les femmes et la déportation », « les jeunes et la Résistance » –, soit nous prenons un thème lié à une commémoration. Il est évident que cette année 2013-2014, il y a une commémoration extrêmement importante, celle de l’année 1943-1944.

L’année 1944 est, bien sûr, l’année du Débarquement, de la Libération, mais aussi l’année des moments peut-être les plus terribles de cette guerre : une accentuation frénétique et absolue de l’extermination des juifs ; une multiplication des convois qui, y compris après le Débarquement, ont continué à sillonner sinistrement la France vers Auschwitz ; mais aussi les répressions d’une armée allemande qui sentait bien l’approche de la défaite et qui, dans ces moments-là, a commis les actes abominables que l’on a rencontrés à Oradour, les pendaisons de Tulle, tous ces actes exacerbés de nazis sentant que la victoire leur échappait et que le destin était au rendez-vous.