Concours National
de la résistance et de la déportation

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CNRD 2011-2012 – Lauréats « lycée : travail collectif » - entretien avec les élèves du lycée Giocante-de-Casabianca de Bastia

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  • Thomas Rouchié (T. R.) : Dans la catégorie « Réalisation d’un travail collectif », un prix a été décerné aux élèves du lycée général et technologique Giocante de Casabianca, de Bastia.
  • Anna Laurent (A. L.) : Alors dans cette catégorie, les élèves avaient à traiter collectivement le thème en rédigeant ou en constituant librement un dossier.
  • Virginie Verdier (V. V.) : Virginie Verdier ; l’année dernière, lorsqu’on a réalisé notre devoir, j’étais en classe de 2de.
  • Marine Simon-Ciosi (M. S.-C.) : Marine Simon-Ciosi ; dans la même classe que Virginie.
  • Julia Warrand (J. W.) : Moi c’est Julia Warrand, et j’étais dans la même classe.
  • Hubert Lenziani (H. L.) : Hubert Lenziani, et j’étais, l’année dernière, leur professeur d’histoire-géographie, elles étaient en seconde 9.
  • M. S.-C. : On était plusieurs à être enthousiasmé et M. Lenziani a proposé qu’on le fasse toutes les trois ensemble. C’est vrai que l’idée du mémoire nous semblait plus consistante, parce qu’on a pu y ajouter des productions artistiques, donc on a choisi ça assez naturellement, en fait.
  • A. L. : Dans un coffret de présentation intitulé « Notre devoir de mémoire », les élèves ont produit un mémoire relatant, dans un premier temps, la montée du nazisme et l’instauration des camps, puis montré dans un second temps comment les déportés ont tenté de conserver intacte leur condition d’être humain, alors que le système concentrationnaire nazi n’avait d’autre but qu’annihiler leur dignité, leur existence.
  • V. V. : On a réalisé une boîte, à l‘intérieur on y a mis un livre et on l’a fini avec plein de petites décorations autour.
  • M. S.-C. : En fait, on a fait un arbre avec des messages dans six langues différentes, d’espoir et de résistance, on a fait comme un espèce de petit bloc où j’ai mis des barbelés que j’ai attachés, entourés de sparadraps, où on a mis des photos de détenus à l’intérieur et diverses vues d’Auschwitz. En fait, c’était vraiment pour nous faire un devoir de mémoire en alliant l’artistique et le littéraire. Je me suis renseignée auprès de documentalistes pour trouver un DVD qui a été très intéressant.
  • J. W. : On s’est aussi aidé d’un livre, qui avait été…
  • M. S.-C. : … donné par ta prof d’histoire, je crois, l’an dernier…
  • J. W. : … de français, et il avait été intéressant, ce n’est pas un livre très connu, mais très riche en…
  • H. L. : Je pense que la philosophie de ce type de démarche, mis à part le contexte émotionnel du sujet, c’est l’aptitude du candidat à gérer un dossier original. Je prends cela par le biais pédagogique, dans la mesure où elles ont, cette année, un travail de recherche – à savoir les travaux personnels encadrés – qui les prépare à de futurs travaux universitaires. Là, c’est le point de vue pédagogique. Ensuite, bien évidemment, il y a de leur part cet investissement, surtout ce travail d’équipe en osmose, de manière à dégager une problématique, et de ce point de vue, j’ai été éminemment satisfait de la démarche, du travail accompli par chacune des trois candidates.
  • M. S.-C. : Essayer de comprendre cette partie de l’histoire du nazisme et des camps qui est vraiment méconnue, surtout dans nos programmes. C’était très axé jusqu’à présent sur la souffrance des personnes, sur l’horreur du régime, et pas vraiment sur l’héroïsme de ceux qui ont réussi à s’y opposer. Donc ça, ça nous a intéressées.
    L’important, ce n’est pas de gagner, c’est vraiment de faire quelque chose qui nous enrichit… on prend plaisir à le faire. De toute façon, c’est toujours intéressant d’étudier une expérience humaine, et c’est vrai que là, c’était un très beau thème, donc…
  • H. L. : Il faut que les élèves des générations d’aujourd’hui sachent ce qui s’est passé, et il faut quand même des gens qui reprennent le flambeau de la compréhension, de l’analyse de ces événements.
  • M. S.-C. : C’est vraiment une expérience formidable, et puis d’avoir rencontré tous ces gens, ici anciens résistants vraiment investis dans ça et qui ont envie de partager l’histoire, vraiment c’était très plaisant.