Concours National
de la résistance et de la déportation

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CNRD 2011-2012 – Lauréats « collège : travail collectif » - entretien avec les élèves du collège F. Foch de Strasbourg

  • Thomas Rouchié (T. R.) : Le troisième collège récompensé est celui de Ferdinand-Foch de Strasbourg, dans l’académie de Strasbourg.
  • Adèle Guillaumet (A. G.) : Je m’appelle Adèle Guillaumet, j’ai donc 15 ans et l’année dernière j’étais en troisième au collège Foch de Strasbourg.
  • Eva Tauziet (E. T.) : Je m’appelle Eva Tauziet, j’ai également 15 ans et j’étais également au collège Foch à Strasbourg l’année dernière.
  • Nathan Meynier (N. M.) : Je suis Nathan Meynier, j’ai aussi 15 ans et j’étais dans le même collège qu’elles l’année dernière.
  • Julie Allemand (J. A.) : Je m’appelle Julie Allemand, j’ai 15 ans et j’étais dans le même collège qu’eux aussi.
  • Marie-Odile Betty (M.-O. B.) : Voilà, donc je suis Marie-Odile Betty, professeure d’histoire-géographie et j’enseigne en classe bilingue, aussi, en allemand, avec ces élèves-là, tous les cours d’histoire-géographie en allemand.
  • T. R. : Ils sont accompagnés par leurs professeurs, Jean-Charles Ambroise, et mesdames Marie-Odile Betty, Martine Brusa et Christiane Lenoble.
  • M.-O. B. : En début d’année, on a proposé ce projet, avec d’autres collègues. Je travaille avec ma collègue de lettres, qui a participé à ce projet, mon collègue professeur documentaliste et ma collègue d’arts plastiques. On a formé un groupe de volontaires. L’année dernière, on avait déjà participé au concours, on avait déjà été lauréat national. On a voulu refaire le concours, mais en l’abordant un peu sous un autre angle. On a fait le mémoire collectif, mais on n’a pas voulu refaire juste un livre, un dossier, on a voulu créer un objet. Donc on a créé un livre objet qui pouvait se lire comme un livre, mais qu’on pouvait aussi déplier comme un objet qui représentait effectivement un camp de concentration.
  • Anna Laurent (A. L.) : Ces élèves ont présenté un travail très original à deux lectures, celle de l’utilisation de l’objet en tant que livre, dans lequel chaque forme de résistance est illustrée par des objets du quotidien insérés dans des cadres, et celle de l’utilisation du livre en tant qu’objet, représentant l’enceinte d’un camp. Dans ce projet, grâce aux témoignages d’anciens déportés, mais aussi à celui d’un psychiatre, ils ont illustré la notion de résistance dans les camps ; résister, c’est d’abord survivre aussi dignement que possible, créer parfois, se battre si possible.
  • A. G. : On partait de la forme de résistance la moins dangereuse, jusqu’à saboter, qui était la forme de résistance la plus dangereuse à l’époque.
  • J. A. : C’était risqué, et c’était dangereux aussi.
  • N. M. : On voulait aussi montrer que la plus faible résistance est quand même importante et que la plus basique des choses peut quand même être utile. Par exemple, rester humain, c’est-à-dire se laver, ne pas devenir un numéro, essayer de rester un homme.
  • A. G. : On a rencontré d’anciens résistants, dont Pierre Rolinet et Marie-José Chombart-de-Lauwe. On a aussi rencontré différents écrivains, dont Patrick Raynal, qui a écrit Lettre à ma grand-mère, puis on a visité l’ancien camp de concentration de Struthof, comme nous étions présents en Alsace.
  • J. A. : Je pense que c’était un bel objet, enfin un beau livre objet qu’on a fait tous ensemble.
  • M.-O. B. : On recommence cette année dans une autre catégorie pour changer un peu les plaisirs et pour se renouveler, pour ne pas toujours rester à faire la même chose. On concourt dans la catégorie « audiovisuel », cette année. Donc un nouveau challenge pour notre collège.