Concours National
de la résistance et de la déportation

Des ressources pour participer
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Sitographie 2018

La sitographie pour aborder le thème du concours 2018 est organisée en dix-sept catégories.
 
Utilisation recommandée du menu accessible sur le bord droit de la page pour se déplacer confortablement parmi les liens proposés.

Généralités (ressources publiques)

Généralités: ressources publiques

Présidence de la République

Présidence de la République

  • Cérémonie à Oradour-sur-Glane (10 juin 2017) : allocution d'Emmanuel Macron, président de la République (vidéo, 23 min)
  • Cérémonie de l'entrée au Panthéon de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay (27 mai 2015)
    • Un court reportage sur des moments forts ainsi que « La cérémonie autrement »
    • Reportage sur les préparatifs de la panthéonisation

Éducation nationale

Ressources Réseau Canopé

Réseau Canopé

Défense

Archives nationales

Institut national de l'audiovisuel

  • INA
  • Jalons, sélection pour le CNRD 2017-2018 : Le temps de la décision (1940-1941 : 4 documents filmés), Le temps de l'action (1942-1943 : 9 documents), Le temps du combat (1944-1945 : 20 documents), Engagements (portraits des quatre grands résistants entrés au Panthéon en 2015 : 4 documents) 

Généralités sur la Résistance : France libre/France combattante et résistance intérieure

Généralités sur la Résistance

Fondations et associations

Musées et lieux de mémoire

Travaux universitaires

Autres sites sur la Résistance

  • Programme du Conseil national de la Résistance  : « Le programme du Conseil national de la Résistance en perspective », actes de la journée d'études du 15 mars 2014, Histoire@Politique n° 24, Centre d'Histoire de Sciences Po, 2014 (perspective comparatiste sur les réformes françaises de 1944-1946 inspirées par le programme du CNR, avec des comparaisons entre les cas de la France, de la Grande-Bretagne et de l'Italie, ainsi qu'une réflexion sur leur portée à long terme). Avec Claire Andrieu, Noel Whiteside, Giovanni Focardi, Massimo Asta, Olivier Beaud et Michel Margairaz
  • Les Résistances – la désobéissance est le plus sage des devoirs, collection de huit webdocumentaires sur la Résistance dans les régions françaises, France 3/Ina (dossier de presse de juin 2014)
  • Journaux de la Résistance : numérisés sur le site Gallica de la BNF (liste alphabétique d'un millier de titres en tapant res G 1470 dans le champ cote du catalogue général de la BNF et en choisissant « périodiques » comme nature de document, ou en PDF sur le site de la Fondation de la Résistance – liste commentée de 25 grands journaux sur le site de la Fondation de la Résistance – fiche-méthode sur le site de la Fondation de la Résistance) – Tracts et papillons clandestins de la Résistance – papiers de l'urgence
  • Base de données « Écrits de Guerre et d'Occupation » (ÉGO 1939-1945) : recense l'ensemble des témoignages, récits, carnets, journaux intimes et mémoires, concernant la France et les Français durant la Seconde Guerre mondiale, publiés de 1939 jusqu'à nos jours

S'engager pour libérer la France (CNRD 2017-2018)

S'engager... (thème CNRD2018)

NB. Le plan suivi ci-dessous correspond pour l'essentiel au plan adopté par la brochure pédagogique interactive nationale officielle éditée par la Fondation de la France Libre pour les collèges et les lycées, avec quelques emprunts au plan de la brochure pédagogique du réseau du musée de la Résistance nationale

I. S'engager : les débuts et les pionniers

Les débuts et les pionniers

Capituler : la France défaite en 1940

S'engager : la naissance de la France libre

S'engager : « faire quelque chose » en France

II. S'engager : s'organiser pour agir

S'organiser pour agir

Des résistances à la Résistance

  • « La Résistance », ministère de la Défense/Chemins de mémoire
  • Estimation des effectifs de la Résistance (près de 450 000 personnes, voir les statistiques et listes alphabétiques à partir desdossiers administratifs des résistant.e.s), classés en quatre catégories
    1. Forces françaises libres (FFL), environ 53 000 hommes et femmes, ralliés entre le 18 juin 1940 et le 31 juillet 1943 (voir liste dite Écochard, encore incomplète) : Forces navales françaises libres (FNFL, environ 12 000 marins, voir liste), Forces aériennes françaises libres (FAFL), Corps des volontaires féminines françaises, agents des réseaux affiliés au Comité national français
    2. Forces françaises combattantes (FFC), environ 109 000 hommes et femmes : agents des réseaux de renseignement, d'action et d'évasion – « Le décret 366 du 25 juillet 1942 », « fixant les règles d'intégration aux Forces françaises combattantes du personnel des territoires occupés par l'ennemi ou soumis à l'autorité du gouvernement de Vichy », ministère de la Défense/Chemins de mémoire
    3. Forces françaises de l'intérieur (FFI), environ 260 000 hommes et femmes : notamment membres des maquis et des corps francs
    4. Résistance intérieure française (RIF), environ 22 000 personnes : membres des mouvements de Résistance

    NB. 70 000 environ parmi ces quatre catégories ont été déportés ou internés (les DIR, déportés et internés résistants)

Les Forces françaises libres dans l'Empire et dans le monde

La montée en puissance des organisations résistantes en métropole

Engagements

  • Parmi les déterminismes sociaux
  • Mais à profils analogues, engagements contraires
    • Ainsi parmi les intellectuels hauts fonctionnaires : Jérôme Carcopino, directeur de l'École normale supérieure (1940-1942) et secrétaire d'État à l'Éducation nationale dans le gouvernement de Vichy (février 1941-avril 1942) [voir « Jérôme Carcopino et les lois d'exception », de Stéphanie Corcy-Debray, Revue d'histoire moderne et contemporaine n° 49-4, 2002, p. 91-100] ; Bernard Faÿ, professeur au Collège de France, nommé par Vichy administrateur général de la Bibliothèque nationale (6 août 1940-19 août 1944), menant à la tête du « Musée des sociétés secrètes » la répression contre les francs-maçons et le « complot judéo-maçonnique », et œuvrant en faveur de l'occupant [voir « Le Cas Bernard Faÿ », d'Antoine Compagnon, L'Express, 23 octobre 2009]
    • Au contraire, le prédécesseur de Bernard Faÿ, Julien Cain, démis par Vichy pour avoir quitté la France le 19 juin 1940 à bord du Massilia, sera arrêté à Paris par la police allemande en février 1941, pour « agissements anti-allemands », et déporté au camp de Buchenwald en février 1944 ; tandis que Gustave Monod, opposant aux mesures antijuives et démis par Vichy de son grade d'inspecteur général en 1940, s'engage dans Défense de la France – Des polytechniciens dans la Résistance
  • Et à profils opposés, compagnonnages de lutte

Les conditions de l'engagement

  • L'expérience résistante de la clandestinité au quotidien
  • Les Français libres, des combattants en exil
    • Combattre le plus souvent hors de métropole, loin de ses proches (amis et familles), dans des pays de langues et de cultures étrangères : voir un extrait en ligne d'une page de D'exil : quatre discours prononcés à la Radio de Londres, de Jean-Pierre Giraudoux-Montaigne (fils de Jean Giraudoux et engagé dans les FNFL), Grasset, 1945
    • Combattre avec l'aide logistique des armées alliées, donc selon leurs normes : voir l'américanisation de la 2e DB avant son débarquement en Normandie à Utah Beach le 1er août 1944, au sein de la IIIe armée de Patton – « La division Leclerc, la 2e division blindée », Fondation Leclerc
    • De la convention d'armistice de juin 1940 à Bir Hakeim (1942), être en cas de capture traité comme franc-tireur, non comme prisonnier de guerre : ex. Pierre de Maismont, condamné à mort en Éthiopie par un tribunal italien fin 1940

III. S'engager : participer à la libération de la France

Participer à la libération de la France

Les prémices de la Libération

La libération militaire du printemps 1944 à l'automne 1945

S'engager pour reconstruire une France nouvelle

IV. S'engager : participer à la mémoire et à l'Histoire

Participer à la mémoire et à l'Histoire

Des acteurs engagés dans le métier d'historien

  • Le cas de Jean-Louis Crémieux Brilhac, acteur et témoin de la France libre, puis brillant haut fonctionnaire (créateur de la Documentation française), devenu une fois retraité l'historien de référence de la France libre : voir « Jean-Louis Crémieux-Brilhac », Amis de la Fondation de la Résistance (M.E.R.), avril 2015 – « Hommage à Jean-Louis Crémieux-Brilhac », de Jean-Noël Jeanneney, Huffington Post, 9 avril 2015
  • Le cas de Daniel Cordier, galeriste et collectionneur d'art contemporain, devenu historien de Jean Moulin accusé notamment par Henri Frenay (Combat) d'être un « cryptocommuniste » : voir « Daniel Cordier : "Je voulais tuer des Boches" », entretien pour L'Obs, 27 mai 2013

Le travail de mémoire sur l'engagement résistant et sur le résistant comme figure exemplaire de l'engagement héroïque et du martyre

Déportation

Fondations et associations

Travaux universitaires

Textes officiels français sur la déportation et les déportés

Textes officiels français

  • 9 novembre 1943 : Henri Frenay nommé à Alger (CFLN) commissaire aux Prisonniers, Déportés et (à partir du 18 novembre) aux Rapatriés. Il deviendra ministre en titre avec les mêmes responsabilités en septembre 1944 (GPRF) et le restera jusqu'en octobre 1945. Les attributions de ce commissariat seront définies par deux décrets du 8 décembre 1943 et du 2 avril 1944.
  • Arrêté du 7 novembre 1944 portant création d'une commission consultative pour l'étude des questions familiales et de la protection des enfants des prisonniers, déportés et réfugiés
  • Ordonnance du 22 novembre 1944 permettant l'inscription sur les listes électorales des militaires (sauf de carrière), réfugiés et déportés
  • Arrêtés du 30 novembre 1944 créant : une commission de reclassement des prisonniers de guerre, déportés et réfugiés appartenant aux professions libérales ; des commissions patronales interprofessionnelles nationale, régionales et départementales du commerce, de l'industrie et de l'artisanat pour la sauvegarde des intérêts des prisonniers de guerre, détenus ou déportés politiques et travailleurs déportés ou déplacés ; une commission agricole de reclassement des prisonniers, déportés et réfugiés (+ arrêté du 3 mai 1945) ; un comité permanent de la réintégration et de la réadaptation des prisonniers de guerre, déportés et réfugiés (+ arrêté du 3 mai 1945) ; une commission universitaire consultative des étudiants et des membres de l'enseignement prisonniers de guerre, déportés ou internés politiques, travailleurs en Allemagne ; une commission de reclassement des salariés prisonniers de guerre et déportés appartenant aux professions commerciales, industrielles et artisanales
  • Arrêté du 16 décembre 1944 définissant le statut des « Maisons du prisonnier et du déporté », qui ont pour mission d'assister moralement, socialement et matériellement les prisonniers et leur famille
  • Arrêté du 12 février 1945 organisant une commission d'Alsace et de Lorraine de la réintégration et de la réadaptation des prisonniers, déportés et réfugiés des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle
  • Ordonnance n° 45-763 du 20 avril 1945 relative à la tutelle des enfants mineurs, confiée en cas de besoin aux services de l'État, quelle que soit leur leur nationalité – enfants dont le tuteur ou l'un des parents avait été déporté de France
  • Ordonnance n° 45-802 du 20 avril 1945 instituant le contrôle médical des prisonniers, travailleurs et déportés rapatriés
  • Arrêté du 30 avril 1945 prescrivant la vaccination obligatoire pour les personnes en contact avec les prisonniers, déportés et réfugiés
  • Ordonnance n° 45-875 du 1er mai 1945 relative à la réintégration, au réemploi et à la réadaptation des démobilisés, des prisonniers, déportés et assimilés (encore en vigueur)
  • Arrêté du 5 mai 1945 sur les attributions et le statut des médecins départementaux des prisonniers et déportés rapatriés
  • Ordonnance n° 45-948 du 11 mai 1945 réglant la situation des prisonniers de guerre, déportés politiques et travailleurs non volontaires rapatriés (encore en vigueur)
  • Ordonnance n° 45-1069 du 26 mai 1945 instituant une aide médicale temporaire en faveur des prisonniers et déportés (prolongée à 12 mois au lieu de 9, pour les déportés, par la loi n° 46-327 du 1er mars 1946)
  • Décret n° 45-1105 du 30 mai 1945 en application des art. 3 et 10 de l'ordonnance du 11 mai 1945 (indemnités de « congé de libération » et de « déportation »)
  • Décret n° 45-1217 du 7 juin 1945 sur la validation des examens subis et des études accomplies dans les camps de prisonniers de guerre et de déportés
  • Arrêté du 7 juin 1945 fixant les conditions générales des concours d'entrée dans les grandes écoles pour les anciens prisonniers, déportés et mobilisés
  • Décret n° 45-1832 du 14 août 1945 chargeant le ministre des prisonniers, déportés et réfugiés de la publication de l'historique de la captivité et de la déportation
  • Arrêté du 7 octobre 1945 nommant les membres de la commission des déportés et internés politiques et raciaux (historique de la captivité et de la déportation) – deux membres sont ajoutés par des arrêtés ultérieurs [un arrêté du 17 novembre 1945 nomme les membres de la commission analogue pour les prisonniers de guerre]
  • Ordonnance n° 45-2513 du 25 octobre 1945 sur la protection des intérêts des avocats démobilisés, prisonniers de guerre, déportés et assimilés
  • Arrêté du 20 novembre 1945 nommant les membres du secrétariat de la commission d'histoire de l'internement et de la déportation (deux membres sont ajoutés par des arrêtés du 10 décembre 1945 et du 28 février 1946)
  • Loi n° 46-445 du 18 mars 1946 accordant l'assistance judiciaire provisoire d'urgence aux prisonniers de la guerre 1939-1945, aux déportés et internés politiques, aux travailleurs requis et aux réfractaires au service du travail obligatoire, et, s'ils sont décédés ou disparus, à leurs conjoints, ascendants et descendants à charge 
  • Circulaire du 18 mars 1946 relative à la régularisation de l'état civil des prisonniers, déportés, travailleurs non rentrés 
  • Loi n°47-1650 du 28 août 1947 accordant aux déportés politiques de pouvoir être considérés comme des blessés de guerre et de relever des pensions militaires fondées sur le décès ou l'invalidité, comme c'était déjà le cas des membres de la Résistance depuis l'ordonnance n° 45-322 du 3 mars 1945
  • Décret n° 48-8 du 3 janvier 1948 (application d'une loi du 5 septembre 1947) sur la qualité de déporté politique, reconnue par les préfets 
  • Loi n° 48-1251 du 6 août 1948 établissant le statut définitif des déportés et internés de la Résistance, avec son décret d'application n° 49-427 du 23 mars 1949 et l'instruction du 3 février 1950 pour l'application des articles 7 et 8 de la loi n° 48-1251, elle-même modifiée pour son article 8 par la loi n° 50-729 du 24 juin 1950
  • Loi n° 48-1404 du 9 septembre 1948 portant définition du statut et des droits des déportés et internés politiques
  • Arrêté du 15 décembre 1949 fixant la liste des camps de concentration, considérés comme « situés en territoire exclusivement administré par l'ennemi »
  • Arrêté du 22 janvier 1951 listant les camps et prisons établis par les Japonais en Indochine, durant la guerre, et considérés comme lieux de déportation
  • Arrêté du 5 mai 1952 définissant la médaille de la déportation et de l'internement pour faits de résistance
  • Décret n° 53-103 du 14 février 1953 attribuant un pécule aux déportés et internés politiques
  • Décret n° 53-438 du 16 mai 1953 déterminant les règles et barêmes pour la classification et l'évaluation des invalidités résultant des infirmités et maladies contractées pendant l'internement ou la déportation (modifié par le décret n° 74-1198 du 31 décembre 1974, le décret n° 81-314 du 6 avril 1981)
  • Décret du 13 octobre 1953 relatif à l'édification d'un mémorial de la déportation au Struthof (modifié par un décret du 2 décembre 1954, le décret n° 61-69 du 14 janvier 1961, un décret du 13 juin 1962)
  • Loi n° 54-415 du 14 avril 1954 consacrant le dernier dimanche d'avril au souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps de concentration du IIIe Reich au cours de la guerre 1939-1945 : « Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation »
  • Arrêté du 10 mai 1954 supprimant les commissions départementales de contrôle des prisonniers, déportés et internés
  • Loi n° 54-751 du 19 août 1954 faisant bénéficier les Alsaciens, les Lorrains réfractaires à l'incorporation dans les formations militaires ou paramilitaires allemandes ou déserteurs de ces formations ainsi que leur famille, des dispositions de la loi n° 48-1251 du 6 août 1948 établissant le statut définitif des internés et déportés de la Résistance
  • Décret n° 60-1329 du 13 décembre 1960 autorisant une souscription nationale pour l'érection à Paris d'un monument à la mémoire des martyrs de la déportation
  • Décret n° 61-971 du 29 août 1961 portant répartition de l'indemnisation prévue en application de l'accord conclu le 15 juillet 1960 entre la République française et la République fédérale d'Allemagne, en faveur des ressortissants français ayant été l'objet de mesures de persécutions national-socialistes (avec un arrêté du 26 novembre 1963 pour l'application de l'article 10 du décret n° 61-971 en faveur des déportés victimes d'expériences pseudo-médicales)
  • Loi n° 70-594 du 9 juillet 1970 relative à la mise à parité des pensions des déportés politiques et des déportés résistants
  • Loi n° 85-528 du 15 mai 1985 sur les actes et jugements déclaratifs de décès des personnes mortes en déportation (version consolidée au 19 mai 2011) et la mention « Mort en déportation » (voir le décret d'application n° 88-66 du 7 janvier 1986, modifié par le décret n° 2009-1756 du 30 décembre 2009, et les centaines d'arrêtés qui en découlent : 29 janvier 2014, 24 décembre 2013, 20 décembre 2013, 3 décembre 2013, 5 novembre 2013, 4 octobre 2013, 13 septembre 2013, etc., depuis le premier arrêté du 28 avril 1986)