Concours National
de la résistance et de la déportation

Des ressources pour participer
Jusqu’au dernier : la destruction des juifs d’Europe, série de huit documentaires de William Karel et Blanche Finger (2014)
Mercredi, 28 Février, 2018 - 07:01
  • La fin des illusions (1/8) : l'arrivée au pouvoir d'Hitler en Allemagne en 1933 et la mise en place du système qui a mené à la Shoah – la place de la propagande et des images d, le 'information dans l'Allemagne d'Hitler, l'idéologie antisémite du parti nazi, la place des Juifs en Allemagne en 1933 et les discrimations qu'ils subissent à partir de cette date.

  • Le piège (2/8) : la Nuit de cristal, en novembre 1938, consacre l'exclusion économique totale des Juifs à la veille de l'invasion de la Pologne par le Reich, tandis que se met en place une politique d'expulsion des Juifs étrangers par le IIIe Reich à partir de 1938.

  • Au cœur de la nuit (3/8) : en juin 1940, après avoir attaqué la Norvège et le Danemark et conquis la Belgique et les Pays-Bas, l'Allemagne nazie occupe Paris. Avec la défaite française, la propagande nazie, dans laquelle les juifs sont assimilés à des rats, est diffusée dans toutes les salles de cinéma du continent. Le 21 juin 1941, les armées allemandes entrent sur le territoire soviétique, depuis les pays baltes jusqu'à l'Ukraine. Les pogroms se multiplient, comme à Kaunas en juillet 1941. Et les Einsatzgruppen, les commandos mobiles de tueries qui avaient en 1939 éliminé l'élite polonaise, sont chargés de traquer les juifs et les communistes à l'arrière de la Wehrmacht.

  • La mort en face (4/8) : dès l'automne 1941, trois mois après l'invasion de l'URSS par la Wehrmacht, les plus hauts responsables des forces alliées sont au courant que les Juifs d'Europe de l'Est sont en train de disparaître dans les fusillades de masse. Mais ils ne réagissent pas. Au même moment, commence la déportation des juifs d'Allemagne et d'Autriche. Craignant des protestations, les autorités nazies dirigent les convois vers Lodz, Riga ou Minsk, pour qu'ils soient plus difficiles à tracer. A leur arrivée, certains déportés sont exécutés. D'autres sont enfermés dans des ghettos. Himmler réfléchit à d'autres méthodes d'exécution que les fusillades.

  • "Solution finale" (5/8), diff. le 28 février à 07:01 : en 1942, la déportation s’intensifie. Les ghettos de Lódz et de Lublin sont liquidés. Les Juifs que les SS jugent incapables de voyager sont tués sur place, les autres embarqués vers les gares et entassés dans des wagons à bestiaux. Tous les biens laissés derrière eux sont récupérés par les nazis. L’argent est versé sur le compte d’une banque qui sert à financer les opérations de déportation et d’assassinat et à payer les chemins de fer allemands. En juillet 1942, la police française arrête des milliers de Juifs dont la plupart sont conduits au Vél' d’Hiv, avant d’être envoyés dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, puis déportés vers Auschwitz.

  • Les disparus (6/8) : à l'été 1942, les déportations sont systématiques dans toute l'Europe occupée. Hitler ordonne que tous les Juifs polonais soient tués avant la fin de l'année. Les camps d'extermination doivent être réorganisés pour exterminer plus vite plus de personnes. Mais le cours de la guerre est en train de pencher en faveur des Alliés, et les armées du IIIe Reich reculent. Pour les survivants du ghetto, il n'y a plus rien à perdre : ils se soulèvent. En août puis en octobre 1943, ce sont les détenus de Treblinka et Sobibor qui se révoltent. Mais Himmler ordonne aux unités spéciales d'effacer toute trace du génocide dans les camps d'extermination.

  • Autopsie d'un assassinat (7/8) : le procès des hauts responsables du IIIe Reich s'ouvre le 20 novembre 1945 devant un tribunal militaire international à Nuremberg. Ils sont accusés de crimes de guerre et de conspiration contre l'humanité. Seul Hans Frank, ex-gouverneur général de la Pologne, reconnaît les persécutions dont ont été victimes les Juifs. Douze des dignitaires nazis sont condamnés à mort et sept à des peines de prison. Mais peu de Juifs sont appelés à témoigner car la Shoah n’est pas le sujet du procès. Ce sont les autorités américaines qui traduiront en justice les responsables allemands, magistrats, médecins, professeurs ou diplomates impliqués dans la "Sslution finale" voulue par Adolf Hitler. Après la libération des camps en Pologne, les Juifs ne retrouveront jamais la place qui était la leur avant la guerre. Après l’horreur des camps nazis, une quarantaine de survivants seront assassinés pendant le pogrom de Kielce en juillet 1946 sans que les autorités catholiques ne réagissent.

  • La diaspora des cendres (8/8) : les rescapés qui arrivent en Israël sont murés dans le silence d'une société qui ne les reconnaît pas. Des écrivains et historiens plongent dans leurs souvenirs pour rendre compte de l'arrivée des survivants des camps et de leur difficile insertion dans la société israélienne, jusqu'au procès d'Eichmann, en 1961. Le coordinateur de l'extermination des Juifs est repéré en Argentine, où il a fui après la guerre. Il est capturé par le Mossad, qui l'amène en Israël pour être jugé. Les déportés sont appelés à la barre pour témoigner. Pour la première fois, ils peuvent parler de ce qui leur est arrivé.

Jusqu’au dernier porte la voix d’une cinquantaine d’historiens internationaux de renom (dont certains sont des survivants) qui, tout au long de cette série documentaire, reviennent sur l’anéantissement des Juifs d’Europe et les nouveaux éclairages apportés, ces dernières décennies, sur le sujet.

L’objectif de ces huit épisodes de 52 minutes est de comprendre comment est né le projet de la "solution finale", mais aussi d’analyser de quelle manière a été mise en oeuvre et exécutée, à l’échelle de tout un continent, l’extermination des Juifs d’Europe.

La série s’intéresse également à ce qui a suivi l’ouverture des camps et à ce qu’a produit la destruction des Juifs d’Europe, depuis soixante-dix ans, à travers le monde.

Documents, photos et films d’archives venus de tous les continents, témoignages, images des lieux de mémoire tournées aujourd’hui viennent nourrir le récit des spécialistes sur ce siècle d’Histoire.

Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
Textes lus par Yvan Attal et Lambert Wilson.

> Dossier pédagogique sur le site francetvéducation : Etoile jaune, rafles, déportations : 1942, l'été de l'infâmie nationale

Toute l'Histoire, 52 min.